Le Grand Almanach du Poitou 2010 PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. République portugaise ayant pour grand-maître le président de la République portugaise. C’est à l’origine un ordre militaire religieux qui reçoit en dévolution les biens de l’ordre du Temple au Portugal après leur disparition en 1312. Le Grand Almanach du Poitou 2010 PDF’ordre se développe sous Henri le Navigateur, grand maître de l’Ordre.


Toute la tradition populaire du Poitou, jour après jour. En mille et une rubriques pratiques et 500 illustrations, retrouvez des informations ludiques tout au long de l’année. Cet almanach fourmille d anecdotes, de clins d’oeil historiques et de bons conseils pour cultiver son jardin, concocter recettes régionales et remèdes traditionnels naturels et devenir incollable sur votre région. Vous retrouverez également des portraits et citations de personnages célèbres de la région : Madame de Maintenon, Yannick Jaulin, Michel Foucault,… sans oublier les lieux remarquables et les rendez-vous immanquables du Poitou en 2010 (Festival « De bouche à oreille » de Parthenay, …). Une source inépuisable pour ne jamais être à cours d idées. Un ouvrage à lire, à remplir, à partager.

Avec la révolution du 5 octobre 1910, l’ordre est supprimé comme tous les ordres honorifiques puis rétabli en 1917, pour décorer les combattants de la Première Guerre mondiale. Depuis ce moment l’ordre du Christ, ayant pour grand-maître le président de la République portugaise, est un ordre honorifique officiel de la République portugaise. En cinq siècles, de 1319 à 1834, l’ordre évolue d’un ordre religieux militaire à un ordre honorifique de la royauté portugaise. Après une courte suppression de 1910 à 1917, il est finalement rétabli comme ordre honorifique de la République portugaise.

Avec l’invasion musulmane en 711 et la bataille du Guadalete, presque toute la péninsule Ibérique tombe sous la domination maure en moins de cinq ans. La péninsule Ibérique fut le siège de la plus longue guerre sainte puisqu’elle durera près de huit cents ans. Il faut donc très certainement rechercher l’origine de ordres militaires de la Reconquista, non dans les Templiers mais dans les hermangildas, groupes de paysans, inspirés des ribats, qui s’engagent par serment à protéger les chrétiens. Le couvent de l’ordre du Christ. L’ordre du Temple a été officialisé en 1129 par le concile de Troyes, bien que ses origines remontent à la création en 1118 de la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon lors de concile de Naplouse. Dom Gualdim Pais, maître de l’ordre du Temple au Portugal, fit construire le couvent de Tomar en 1160. Le couvent est un hommage au savoir architectural de l’ordre.

L’église octogonale est inspirée du lieu saint musulman du dôme du Rocher à Jérusalem, utilisée par les Templiers comme base arrière pour leurs opérations. Le 13 juillet 1190, le roi du Maroc assiège les Templiers à Tomar. Cette épreuve de force confirme la puissance militaire des Templiers, faisant de l’ordre une pièce incontournable de la défense du Portugal. Dom Pais décède en 1195, après 50 ans de magistère.

Combattant aussi aux côtés des ordres ibériques, les ordres de Terre sainte vont connaître des destinées différentes à la suite de la perte des États latins d’Orient. Boniface VIII mourut le 11 octobre 1303, peu après l’attentat d’Anagni. Son successeur, Benoît XI, eut un pontificat très bref puisqu’il mourut à son tour le 7 juillet 1304. Clément V fut élu pour lui succéder le 5 juin 1305. France comme entièrement dévouée au pape ne pouvait que rendre méfiant Philippe le Bel.

Aujourd’hui, les historiens sont partagés sur l’entente entre Philippe le Bel et Clément V, mais quand le roi de France lance sa procédure séculière, le pape nomme, par la bulle Faciens misericordiam, des commissions pontificales chargées aussi d’enquêter sur les Templiers. Cependant, Philippe le Bel était pressé. Il enjoint les souverains d’Espagne, du Portugal et d’Angleterre de faire de même. Tous refusent pour ne pas s’aliéner le pape. Une commissions pontificale, nommée le 22 décembre 1313, constituée de trois cardinaux et d’avoués du roi, entend les quatre dignitaires qui réitèrent leurs aveux espérant la clémence papale.

Poitou-Aquitaine apprennent leur condamnation à la prison à vie. Les Hospitaliers vont mettre des années pour récupérer les biens de Templiers. Mais au Portugal comme en Espagne la royauté s’oppose à la dévolution des biens situés dans leurs ressorts à un ordre souverain extérieur à la péninsule et surtout libre d’allégeance. En Espagne, Jacques II d’Aragon refuse la réunion des biens des Templiers de ses états à ceux des Hospitaliers, il souhaitait les joindre à ceux de l’ordre de Calatrava. Au Portugal, Denis Ier, de la même façon qu’en Espagne, et pour les mêmes raisons d’affirmation du pourvoir royal, refuse au pape la réunion des biens du Temple à ceux des Hospitaliers. Il était prescrit dans cette bulle que le grand-maître devait, avant sa prise de fonction, rendre hommage au roi et lui prêter serment. Les chevaliers de l’ordre faisaient vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance au roi.