Le grand livre des élus vosgiens 1791-2003 : Conseillers généraux et régionaux, députés, sénateurs, ministres PDF

En basque, s dans euskara . Pupille de la Nation, il étudie au lycée Carnot de Tunis. Philippe Séguin commence sa le grand livre des élus vosgiens 1791-2003 : Conseillers généraux et régionaux, députés, sénateurs, ministres PDF politique en travaillant dans différents cabinets ministériels.


En avril 1978, Philippe Séguin est élu député de la 1re circonscription des Vosges, mandat qu’il conserve jusqu’en 1986, date de son entrée au gouvernement. En mars 1986, il est nommé ministre des Affaires sociales et de l’Emploi dans le gouvernement Jacques Chirac, lors de la première cohabitation. En contrepartie de ces mesures d’inspiration libérales, Philippe Séguin va également soutenir plusieurs textes visant à renforcer le poids des salariés dans l’entreprise ou à réduire certaines inégalités. Après la réélection de François Mitterrand en 1988, Philippe Séguin retrouve son mandat de député, jusqu’aux élections législatives de 2002. Toutefois des dissensions apparaissent, en particulier sur l’Europe, où les positions souverainistes de Philippe Séguin s’avèrent incompatibles avec l’approche fédéraliste de François Bayrou.

RPR  en s’inspirant  du message du général de Gaulle . Sentant le danger, Jacques Chirac, qui avait initialement prévu de se tenir au-dessus de la mêlée, s’engage fermement en faisant sien le texte proposé par Alain Juppé. En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin connaît un tournant, lorsqu’il s’engage avec Charles Pasqua pour le  non  au référendum sur le traité de Maastricht, alors que les dirigeants de sa famille politique sont majoritairement en faveur de l’adoption. Le président François Mitterrand lui donne satisfaction le 3 juin suivant. Son combat consiste à protéger l’autonomie des parlementaires face au gouvernement. Il instaure le vote électronique, rendant impossible la pratique jusqu’alors tolérée de vote par procuration en masse, et obtient la session unique en 1995. Lors de la campagne présidentielle de 1995, Philippe Séguin apporte un franc soutien à Jacques Chirac.

Il reste donc président de l’Assemblée nationale jusqu’en avril 1997. Après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac, et ce malgré son avis défavorable, Philippe Séguin, au cours de la campagne électorale des législatives anticipées, se rapproche des libéraux du RPR, tout en défendant son idée d’une  Europe sociale . Toutefois, il est très vite confronté à de nombreux obstacles : certains le soupçonnent de se mettre déjà en campagne pour l’élection présidentielle 2002. Article connexe : élections municipales de 2001 à Paris. Philippe Séguin revient en tant que candidat à la mairie de Paris.

Au cours de sa carrière, Philippe Séguin s’est entouré de collaborateurs dont certains ont travaillé aux côtés de Nicolas Sarkozy quand il était président de la République. En juin 2002, Philippe Séguin réintègre la Cour des comptes. Quand en 2007, ce dernier pense à lui pour devenir ministre dans le gouvernement François Fillon, il refuse, préférant son poste de Premier président. Sa nomination a donc permis à l’institution de revenir sur le devant de la scène, même si les rapports de la Cour des comptes n’ont aucun caractère contraignant pour l’État.

Malgré tout, la publication des rapports et la médiatisation qui en est faite par Philippe Séguin renforcent la légitimité et l’impact de la Cour des comptes. Sports afin d’évaluer les stades de football existants, ainsi que les atouts et les faiblesses du projet de candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016 de football. Un hommage national a lieu le 11 janvier 2010 aux Invalides, où un portrait géant de Philippe Séguin est affiché. Le cercueil, recouvert du drapeau français, à la sortie de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, entre dans la cour d’honneur des Invalides sur la Marche funèbre de Frédéric Chopin. Nicolas Sarkozy se recueille avant la sonnerie aux morts. Le 12 janvier, le président de l’Assemblée nationale, le gouvernement et les députés, debout dans l’hémicycle du palais Bourbon, observent une minute de silence avant la traditionnelle séance des questions au gouvernement.

Philippe Séguin est inhumé, le 13 janvier 2010, dans le caveau familial de Bagnols-en-Forêt, dans le Var. Le 4 février 2010, le conseil municipal d’Épinal décide à l’unanimité de donner le nom de Philippe Séguin à la rue du Merle Blanc, située dans un quartier où la mixité sociale a été privilégiée. La bibliothèque personnelle de Philippe Séguin a été léguée à la ville d’Épinal, conformément à son souhait. Depuis novembre 2012, les 6 800 documents qui la composent, majoritairement des livres, sont conservés à la bibliothèque multimédia intercommunale d’Épinal et apparaissent à son catalogue. Plus français que moi, tu meurs ! Philippe Séguin, Pierre Servent, La force de convaincre: entretiens avec Pierre Servent, Payot, 1989, p. Michel Taubmann, Le Fils perdu de la République, éditions du moment, 2015.

Patrick Girard, Philippe Séguin: biographie, Ramsay, 1989, p. Philippe Séguin recevra la Croix de guerre de son père à l’âge de 6 ans. Philippe Séguin : un livre et des impairs , Le Point, 22 avril 2015. Jérôme Cathala, Jean-Baptiste Prédali, Philippe Séguin: hussard de la République, Seuil, 1996, p. César Beng, Hommage à Philippe Séguin : pourquoi il avait raison ? Marc Centene,  Le préfet Pierre Ory quitte le Gers pour les Vosges , ladepeche.

Who’s Who in European Politics, Bowker-Saur, 1990, p. L’évolution du chômage en France au cours des 40 dernières années , La Documentation française. Zemmour,  Vingt ans après, les rénovateurs , Le Figaro, 16 avril 2009. Dominique de Montvalon et Florent Leclerq,  RPR, histoire d’un complot , L’Express, 12 janvier 1990. Quid 2004, Robert Laffont, 2003, 2190 p. L’Europe, grande affaire de Philippe Séguin , Le Figaro, 7 janvier 2010. Le RPR Philippe Séguin élu président de l’Assemblée nationale , l’Humanité, 3 avril 1993.