Le livre de mon fils ou l’initiation paternelle des petits garcons au probleme sexuel. PDF

Gide en 1920, photographié par Ottoline Morrell. Il écrit, notamment Paludes et, après la mort libératrice de sa mère, épouse sa cousine Madeleine et achève Les Nourritures le livre de mon fils ou l’initiation paternelle des petits garcons au probleme sexuel. PDF, dont le lyrisme est salué par une partie de la critique à sa parution en 1897.


Son œuvre trouve ensuite un nouveau souffle avec la découverte des réalités du monde auxquelles il est confronté. En 1940, accablé par les circonstances, il abandonne la NRF et quasiment l’écriture en se repliant sur la Côte d’Azur, puis en Afrique du Nord durant la guerre. Paul Guillaume André Gide naît le 22 novembre 1869 à Paris. Il est le fils de Paul Gide, professeur de droit à la faculté de Paris, et de Juliette Rondeaux. Le jeune André commence très tôt l’apprentissage du piano, qui sera pour lui le compagnon de toute une vie. Pianiste accompli, il regrettera cependant de ne pas avoir connu assez tôt d’excellents professeurs qui eussent fait de lui un véritable musicien. Le décès de son père, le 28 octobre 1880, l’écarte un peu plus d’une scolarité normale.

Juliette Gide, souvent présentée comme une mère rigoriste et castratrice, n’en éprouve pas moins pour son enfant un amour profond, tout comme celui qu’André Gide lui porte. Durant l’année 1881, Juliette Gide l’emmène d’abord en Normandie — il y connaît un second Schaudern :  Je ne suis pas pareil aux autres ! Je ne suis pas pareil aux autres ! Montpellier, auprès de l’oncle Charles Gide. Persécuté par ses condisciples, Gide échappe au lycée grâce à une maladie nerveuse plus ou moins simulée. Après une série de cures, il réintègre l’École alsacienne en 1882, avant que des migraines ne l’en chassent. Portrait d’André Gide par Théo van Rysselberghe.

Détail de La Lecture par Émile Verhaeren. Durant l’un de ses séjours à Rouen, à l’automne 1882, il surprend le chagrin secret que sa cousine Madeleine entretient à propos des relations adultères de sa mère. Là naît une relation longue et tortueuse. Gide est fasciné par la jeune fille, par sa conscience du mal, son sens rigide et conformiste de ce qu’il faut faire, une somme de différences qui l’attire. Il se construit peu à peu de sa cousine une image parfaite dont il tombe amoureux, de façon purement intellectuelle et néanmoins passionnée. 1883, il suit pendant deux ans des cours particuliers chez M. Auprès de celui-ci, il découvre, entre autres, le Journal d’Amiel, qui l’incitera bientôt à tenir son propre journal intime.

Son cousin Albert Démarest, par son attention bienveillante et ouverte, joue également un rôle important auprès de lui, obtenant par exemple de sa mère réticente l’accès à la bibliothèque paternelle. Il puise abondamment dans la Bible, les auteurs grecs, et pratique l’ascétisme. En 1885, il fait connaissance à La Roque-Baignard de François de Witt-Guizot, qu’il associe un temps à son mysticisme. Mais aux dires d’André Gide lui-même, il venait prendre ses cours avec M. Ce régime fut très bénéfique au jeune garçon selon Jean Delay :  l’auteur de Si le grain ne meurt, connut une croissance intellectuelle rapide, et rattrapa en 18 mois le retard, et il allait entrer en classe de rhétorique il devint un excellent élève.