Le Livre du philosophe : Etudes théorétiques PDF

Un article de Wikipédia, l’le Livre du philosophe : Etudes théorétiques PDF libre. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.


« Personne ne sait maintenant à quoi ressemble un bon livre », écrit Nietzsche dans Le Livre du philosophe. De ce projet avorté, vaste exposé des rapports de la philosophie à l’art, à la science et à la civilisation, il reste des études dont le caractère fragmentaire ne choque pas l’esprit de l’élan nietzschéen. Jalons historiques confrontés au miroir de l’interprétation et programme pour la philosophie de demain se marient dans un texte souvent violent. Mais il faut de la violence pour affirmer la vie et dénoncer le travail mortifère de la science. Nietzsche se livre ici à une lutte sans merci contre les fossoyeurs de la pensée et somme la philosophie d’être artiste. Car le philosophe ne doit pas chercher la vérité mais les métamorphoses du monde dans les hommes.

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. La Métaphysique est un ensemble de quatorze livres écrits par Aristote réunis uniquement après sa mort. Le titre Métaphysique n’est pas d’Aristote lui-même, mais a été donné par le bibliothécaire Andronicos de Rhodes, qui a rassemblé et organisé les livres. La Métaphysique constitue un des sommets de la philosophie de l’Antiquité et eut une influence fondamentale sur toute la métaphysique et philosophie postérieures.

Aristote y développe notamment une science de l’être en tant qu’être, une ontologie et une théologie. Livre A : quelle est la nature de la sagesse? De quelles causes et de quels principes la sagesse est-elle la science ? Recherche de la cause chez les premiers philosophes.

Néanmoins, cette hypothèse est contredite par Asclépios de Tralles :  Le présent ouvrage n’a pas l’unité des autres écrits d’Aristote, et manque d’ordre et d’enchaînement. Ce point est un argument très fort en faveur de l’authenticité de la Métaphysique, et il montre en outre que ce texte était connu des disciples d’Aristote. Cicéron ne parle jamais de cet ouvrage. Enfin, Diogène Laërce ne mentionne pas la Métaphysique dans son catalogue. Le terme de métaphysique n’est jamais employé dans les quatorze livres publiés sous ce titre. Aristote emploie le terme de  philosophie première , science des causes premières, des premiers principes et de la finalité de tout ce-qui-est en tant qu’il est.

Ce livre commence par une description de la genèse des connaissances humaines et en donne également une hiérarchie. Aristote se demande quelle est la science la plus haute et comment on peut la définir. En effet, celles-ci, en dehors de leur utilité, sont aimées pour elles-mêmes et plus que les autres, celles qui nous viennent par les yeux. Car ce n’est pas seulement pour agir mais aussi quand nous sommes sur le point de ne pas agir, que nous choisissons de voir, à l’encontre, pour ainsi dire de tout le reste. Aristote, la sensation engendre ou non la mémoire. Or les animaux doués de mémoire sont les plus intelligents et les plus aptes à apprendre.

Cependant l’homme  vit d’art et de raisonnement . L’art suppose donc : l’aptitude à reconnaître des cas semblables et la capacité à appliquer à ces cas une règle universelle. De l’expérience et de l’art, quel est le plus parfait ? L’art, lui, connaît l’universel et dépasse les choses individuelles, c’est à l’art qu’appartiennent le savoir et la faculté de comprendre : les hommes de l’art savent le pourquoi et la cause.

C’est ce qui explique la supériorité de l’architecte sur le manœuvre. Cependant parmi les arts certains sont relatifs aux nécessités de la vie et d’autres proviennent du  loisir  qui est la connaissance recherchée pour elle-même, comme dans les mathématiques. Ainsi la connaissance de toutes choses appartient à celui qui possède la science de l’universel, la sagesse. Mais c’est extrêmement difficile, car ces connaissances sont les plus éloignées des sens.