Le Métier de citoyen dans la Rome républicaine PDF

Cette page est en le Métier de citoyen dans la Rome républicaine PDF-protection longue. Articles détaillés : Armée romaine des origines à la fin de la République et Effectifs de l’armée romaine.


Ce n’est pas tant sur la classe politique qu’a reposé la grandeur de Rome, cette oligarchie de sénateurs et de magistrats auxquels se sont surtout intéressés les historiens, mais sur l’adhésion morale de la masse civique, légionnaires et contribuables, émigrants, négociants et colons qui ont romanisé le monde. L’entreprise ici tentée par Claude Nicolet est toute neuve : par une relecture attentive de tous les textes historiques, littéraires, épigraphiques, juridiques, ainsi qu’une annalyse savante du décor monumental et du cadre topographique, essayer de faire revivre le contenu quotidien de la citoyenneté romaine aux deux derniers siècles de la République.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Dessin moderne où l’on voit un grand nombre d’hoplites en rangs serrés : une phalange. Une reconstitution moderne d’hoplites grecs en formation de phalange, proche de l’armée étrusco-romaine et de celle de la République primitive. Les origines de Rome sont plongées dans les traditions et légendes, et l’armée archaïque des premiers rois traditionnels n’est assurément qu’un ensemble de milices privées au service de nobles qui se réunit autour d’un roi dans des cas exceptionnels. Rome passe ensuite sous la domination des rois étrusques et la première véritable armée nationale peut être considérée comme étant une armée étrusco-romaine jusqu’à l’instauration de la République.

L’armée étrusco-romaine puis républicaine primitive reflète une société très aristocratique qui adopte d’abord un système proche de celui de la phalange grecque : épaule contre épaule, les soldats romains offrent à l’ennemi une ligne continue et unie. Gravure d’un cavalier, avec bouclier, casque et lance. Romains, l’armée se développe et évolue, et les besoins en effectif augmentent. Les hommes sont répartis en fonction de leurs revenus en classes censitaires puis la légion adopte l’organisation manipulaire, très moderne pour son époque, ce qui constitue une première révolution. La vraie révolution intervient à la fin de la guerre contre les Latins.

Au lieu de réduire en esclavage leurs voisins qu’ils viennent de vaincre, les Romains acceptent d’intégrer dans leur propre armée des soldats étrangers, sous forme de troupes auxiliaires. La deuxième guerre punique va mettre à rude épreuve l’armée romaine qui en sort victorieuse malgré un lourd tribut en hommes, et cette guerre aura de grandes conséquences à long terme. Nombreux figurants, dont plusieurs soldats en armes. Scène de sacrifice pendant un recensement : partie droite d’une plaque de l’autel de Domitius Ahenobarbus, connue sous le nom de la  frise du recensement . Aujourd’hui au musée du Louvre, Paris.

La guerre sociale atteint les fondements de la République et de l’Italie romaine et a des conséquences très importantes dans l’organisation militaire romaine. La professionnalisation de l’armée prend de l’ampleur et les vétérans prennent une grande place dans la société. Les armées sont dorénavant enclines à servir les intérêts de leurs généraux aux ambitions démesurées qui partent à la conquête du pouvoir, ce qui mène la République romaine à son terme. Articles détaillés : Armée romaine sous le Haut Empire et Garde prétorienne. Sous Hadrien, l’enrôlement des unités, légions et troupes auxiliaires de l’armée impériale se fait désormais strictement au niveau local, non seulement dans les provinces où ils tiennent garnison, mais au sein des agglomérations civiles annexées aux camps des frontières. En 262, la réforme de Gallien interdit aux sénateurs de rentrer dans l’armée qui reste aux seules mains de l’ordre équestre.

Gallien la réorganise afin de créer des unités plus mobiles. D’autre part il se préoccupe de mieux utiliser les effectifs disponibles. Dioclétien augmente les effectifs de l’Armée romaine d’une vingtaine de légions, soit une augmentation d’environ 200,000 hommes avec les corps auxiliaires correspondants. La réforme financière de 297 permet les nouveaux recrutements : chaque propriétaire foncier ou groupe de propriétaires doit fournir un nombre fixe de recrues, proportionnel à l’étendue de leurs domaines. Après 324, Constantin réorganise l’armée et augmente encore le nombre d’auxiliaires Germains.