Le Macroscope. Vers une vision globale PDF

L’holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à expliquer un phénomène comme étant un ensemble indivisible, la simple le Macroscope. Vers une vision globale PDF de ses parties ne suffisant pas à le définir. De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée réductionniste qui tend à expliquer un phénomène en le divisant en parties.


Le macroscopeQu’y a-t-il de commun entre l’écologie, le système économique, l’entreprise, la ville, l’organisme, la cellule ?Rien, si on se contente de les examiner avec l’instrument habituel de la connaissance, l’approche analytique. Beaucoup, si l’on dépasse cette démarche classique pour faire ressortir les grandes règles d’organisation et de régulation de tous ces « systèmes ». Pour l’auteur, l’instrument symbolique de cette nouvelle manière de voir, de comprendre et d’agir est le « macroscope », qui devrait être aussi précieux aujourd’hui aux responsables de la politique, de la science, de l’industrie, et à chacun de nous, que le sont le microscope et le télescope pour la connaissance scientifique de l’Univers.Joël de RosnayDocteur ès sciences. Écrivain scientifique. Futurologue. Ancien directeur des applications de la recherche de l’Institut Pasteur, ancien directeur de la stratégie de la Cité des sciences et de l’industrie, il est président exécutif de Biotics International et conseiller de la présidente de la Cité des sciences et de l’industrie.

Sens lexical : doctrine ou point de vue qui consiste à considérer les phénomènes comme des totalités. Holisme ontologique : système de pensée pour lequel les caractéristiques d’un être ou d’un ensemble ne peuvent être connues que lorsqu’on le considère et l’appréhende dans son ensemble, dans sa totalité, et non pas quand on en étudie chaque partie séparément. Holisme sociologique : L’holisme appliqué aux systèmes humains, par essence complexes, consiste à expliquer les faits sociaux par d’autres faits sociaux, dont les individus ne sont que des vecteurs passifs. Sens général : Le concept holisme est parfois utilisé, par abus de langage, comme synonyme d’approche systémique ou de pensée complexe.

Sens mystique : La totalité comme but à atteindre. Grecs qui fait surgir l’ordre du chaos primordial. L’holisme est un terme nouveau introduit dans les années 1920. Le mot désigne à l’origine des doctrines appelées aussi organicistes visant à échapper à la fois au déterminisme et au finalisme, ou peut-être à les concilier, en insistant sur le caractère spécifique de l’organisme, dénué de toute conception interne. Un mouvement se dégagea dont les membres considéraient l’explication mécaniste comme universellement valide mais restaient attachés à la présence d’une cause finale.

Smuts est un point de vue métaphysique sur la nature ultime de la réalité. Mais au-delà de l’argumentation analytique, la thèse qu’il soutient est que l’évolution est orientée vers un dessein providentiel. Smuts n’est pas anti-évolutionniste mais il est anti-darwinien. Il présente un univers où l’homme aurait été désiré. Le sens de holisme donne lieu à plusieurs acceptions, variant d’un sens presque mystique ou magique à un sens technique, logiquement déterminé. Cette polysémie est la source des ambigüités inhérentes à l’emploi de ce terme.

Il faut rattacher à cette définition ce que l’on nomme  le principe d’émergence  : un  tout  n’est pas un simple agrégat. Celles-ci deviennent observables lorsqu’elles vont dans le sens d’une auto-organisation nouvelle. Duhem sur un point capital : l’holisme épistémologique de Quine ne se limite pas à la physique comme celui de Duhem, ni même aux sciences expérimentales comme celui de Carnap mais s’étend à toute la science, logique et mathématique comprise. Conception selon laquelle il n’est pas possible de dissocier les règles de l’inférence de notre pratique inférentielle globale qui les justifie les unes par les autres et non pas isolément.