Le manuel d’Épictète PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Bien qu’il enseigne également la logique stoïcienne, il insiste le manuel d’Épictète PDF sur la prépondérance de l’action, et sa philosophie est avant tout pratique.


Le manuel d’Épictète expose les principes philosophiques qui mènent au stoïcisme, doctrine qui permet de mener une vie heureuse et juste. Ce texte court est un résumé de l’enseignement d’Epictète écrit par un de ses élèves, où sont donnés, de manière logique et illustrée d’exemples quotidiens, les idées fondamentales qui permettent un accès à la sagesse.

Rome à un affranchi de Néron : Épaphrodite. Musonius Rufus, grande figure du stoïcisme. Peu après la mort de Néron en 68, Épictète est affranchi dans des conditions qui restent indéterminées. Il se consacre alors à pratiquer et enseigner la philosophie stoïcienne. Rome, il habita une masure toujours ouverte, meublée d’une table et d’une paillasse.

Alors qu’il avait acheté un jour une lampe de fer, un voleur la lui déroba. Il se contenta de réagir en disant que  s’il revient demain, il sera fort surpris, car il n’en trouvera qu’une de terre. Nicopolis d’Épire, ville de passage des nobles grecs et romains en voyage vers l’Italie ou la Grèce, en vivant dans la pauvreté, sans famille. Nicopolis, il ouvre une école stoïcienne qui connaît un grand succès. Pendant plusieurs années, il enseigne sous la forme de discussions et de remises en question.

En revanche, le respect de l’empereur pour Épictète semble corroboré par la plupart des sources. Marc Aurèle et l’introduisit à la philosophie stoïcienne, notamment à travers Épictète. Il meurt à Nicopolis, probablement vers l’an 125 ou 130. Le cours de philosophie d’Épictète peut être hypothétiquement reconstitué à partir des fragments d’informations rapportés dans les textes d’Arrien.

Ne te disais-je pas que tu allais la casser ? De telles anecdotes ne sont pas attestées par les témoignages d’Épictète sur son maître dans les Entretiens et sont très probablement fictives et destinées à asseoir la légende du stoïcien impassible même face à la douleur physique. Début du Manuel, édition gréco-latine commentée par Abraham Berkel, 1683. Son enseignement connu ne porte pas trace d’une étude de la physique, et met l’étude de la logique, traditionnelle dans l’école, au second plan. La justification de ces pratiques, qui est l’éthique théorique, vient en deuxième et n’est que complémentaire et explicative.

Il cite à de nombreuses reprises le nom, les vertus et l’exemple de Diogène de Sinope. La question principale à laquelle tente de répondre la philosophie d’Épictète est de savoir comment il faut vivre sa vie. Face à cette première interrogation, tous les autres grands questionnements de la philosophie ont peu d’importance à ses yeux. Elle est la faculté qui nous permet de désirer ou d’avoir de l’aversion, de ressentir un besoin impulsif ou de la répulsion, de dire oui ou non, selon nos jugements. Ainsi, bien que nous ne soyons pas responsables des représentations qui naissent librement dans notre conscience, nous sommes absolument et sans aucun doute responsables de la manière dont nous faisons usage de celles-ci. Et si on perd la partie ? Perdre aussi fait partie de la nature des choses.

Si on perd la partie, la dihairesis qui nous guide nous empêche de faire quelconque réclamation pour ce qui advient et qui ne dépend pas de nous. En effet, il faut accepter ce que les événements et le destin nous apportent, tant que ceci n’est pas de notre ressort. L’Homme est partie intégrante d’un système qui le dépasse. Pour le stoïcien rien ne sert de vénérer la nature, les dieux ou d’autres maîtres. Seuls des principes rationnels doivent permettre de comprendre — ou simplement accepter — le mouvement du monde et des hommes. C’est par une analyse rationnelle qu’il détermine ce qui ne dépend pas de lui, et c’est grâce à cette même raison qu’il définit ses jugements sur le monde.

On trouve au cœur de la psychologie d’Épictète les notions de représentation et de jugement. Son Manuel contient cette fameuse maxime :  Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu’ils en ont. Pour Épictète, la principale et la plus urgente est la première, la discipline du désir, qui concerne les passions, car ce sont elles qui amènent les troubles, les agitations, les infortunes, les calamités, les chagrins, les lamentations, la malignité. Les passions rendent envieux, jaloux et empêchent même de prêter l’oreille à la raison.

La deuxième discipline concerne le devoir et a pour but d’agir au service de la communauté humaine. C’est la discipline de l’action, ne pas se laisser entraîner par une volonté désordonnée, mais agir conformément à l’instinct profond de communauté humaine et de justice. C’est développer la vertu de justice ou l’amour des hommes. La troisième discipline a pour objet d’assurer la fermeté d’esprit vis-à-vis du réel. C’est la discipline des représentations ou de l’assentiment qui permet de ne pas donner son assentiment ni à ce qui est faux, ni à ce qui est obscur.