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Statue de pèlerin à Puente la Reina. Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle se sont vu attribuer plusieurs noms selon les époques. Le mot  Romieu  désigne à le pèlerin se rendant à Rome, autre grand pèlerinage. Le terme a également été utilisé pour d’autres pèlerinages et, le marcheur à genoux PDF les époques, fut également donné aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.


Il marche dans sa maison, dans les sentiers de son jardin et de ses souvenirs. Vers où? Vers qui? Celui auquel on donne le nom de Dieu? Ce Dieu qui l’a quitté sur la pointe des pieds à un tournant de sa jeunesse. On se retourne, il n’est plus là. A l’âge de la retraite, il se vide la mémoire de tout ce qu’on lui a appris à son sujet et entreprend de partir à sa recherche. Ce sera l’errance d’un sans mémoire à la rencontre d’un sans visage. Avec une sincérité totale, mais sans aucune agressivité, Jacques Henrard tente d’arracher Dieu à ses prisons et à ses geôliers. Il développe le paradoxe d’un attachement viscéral à une Église dont il critique avec fermeté la sclérose, l’immobilisme fatal dans une époque qui galope.

Pèlerins sur la voie limousine près de Bougue dans les Landes. Des toponymes portent la trace de ce passé, tel que  Pont Romieu  à Conques parmi d’autres ponts le long des chemins. Au fil du temps, et l’imaginaire aidant, ces ponts deviennent  romains . On trouve également une abbaye de La Romieu, lieu d’accueil des pèlerins, et des fontaines, telles que Font Romieu à Saint-Côme-d’Olt.

Les conditions de leur voyage étaient les mêmes que celles de ces autres voyageurs. Ils étaient soumis aux mêmes aléas. Ce Livre fut considéré comme un guide du pèlerin. Sa traduction en 1938 publiée sous ce titre amplifia la confusion. Aucun manuscrit médiéval comportant exclusivement le dernier livre du livre de saint Jacques ne nous est parvenu et ne permet donc de penser que ce texte a pu être utilisé séparément.

Ce titre de Guide du pèlerin, donné en 1938, pour être à la mode de son temps, n’en a pas moins induit en erreur des générations de chercheurs ou de commentateurs. Pèlerin, par Jérôme Bosch, vers 1500. Bravant le grand départ, la besace et le bourdon constituent, dès le bas Moyen Âge, les deux attributs caractéristiques du pèlerin, permettant de le reconnaître en tant que tel. Le bourdon, ou bâton du pèlerin, était à l’origine plus petit que le marcheur, et à un seul pommeau, par la suite il sera représenté plus grand que lui, avec deux pommeaux. La besace, qui contenait la maigre pitance du marcheur, était appelée  escharpe  en ancien français, par altération du francique Skerpa, sac en bandoulière.