Le Monde comme volonté et comme représentation PDF

Moyen-Âge, comme l’avait déjà signalé Etienne Gilson dans ses nombreux livres sur la philosophie chrétienne et le Monde comme volonté et comme représentation PDF particulier celle de St Thomas, et cela jusqu’aux premières lueurs de la Renaissance. Je voudrais aujourd’hui apporter quelques éclairages supplémentaires à l’appui de ma thèse, des informations tirées de lectures récentes. Olivier Boulnois et Isabelle Moulin, Vrin 2018.


Le monde est ma représentation. — Cette proposition est une vérité pour tout être vivant et pensant, bien que, chez l’homme seul, elle arrive à se transformer en connaissance abstraite et réfléchie.
Dès qu’il est capable de l’amener à cet état, on peut dire que l’esprit philosophique est né en lui. Il possède alors l’entière certitude de ne connaître ni un soleil ni une terre, mais seulement un œil qui
voit ce soleil, une main qui touche cette terre ; il sait, en un mot, que le monde dont il est entouré n’existe que comme représentation, dans son rapport avec un être percevant, qui est l’homme lui-même.
S’il est une vérité qu’on puisse affirmer a priori, c’est bien celle-là ; car elle exprime le mode de toute expérience possible et imaginable, concept de beaucoup plus général que ceux même de temps, d’espace
et de causalité qui l’impliquent. Chacun de ces concepts, en effet, dans lesquels nous avons reconnu des formes diverses du principe de raison, n’est applicable qu’à un ordre déterminé de représentations ;
la distinction du sujet et de l’objet, au contraire, est le mode commun à toutes, le seul sous lequel on puisse concevoir une représentation quelconque, abstraite ou intuitive, rationnelle ou empirique. Aucune
vérité n’est donc plus certaine, plus absolue, plus évidente que celle-ci : tout ce qui existe existe pour la pensée, c’est-à-dire, l’univers entier n’est objet qu’à l’égard d’un sujet, perception que par
rapport à un esprit percevant, en un mot, il est pure représentation. Cette loi s’applique naturellement à tout le présent, à tout le passé et à tout l’avenir, à ce qui est loin comme à ce qui est près de nous ;
car elle est vraie du temps et de l’espace eux-mêmes, grâce auxquels les représentations particulières se distinguent les unes des autres. Tout ce que le monde renferme ou peut renfermer est dans cette dépendance
nécessaire vis-à-vis du sujet et n’existe que pour le sujet. Le monde est donc représentation.

Mireille Oillet qui vient d’être publié par Edilivre. Dans quelque temps il sera possible de le commander pareillement auprès de la FNAC, Amazon ou n’importe quel libraire. Mireille Oillet ont été publiés sur ce blog en mars 2010. Ils illustrent chacun une vérité que la philosophie ne rejoint pas de ses seuls concepts.

Par contre, la création poétique illustre avec des mots plus évocateurs impressions et affects qui portent à la fois la marque d’un sentiment personnel et d’une spiritualité intemporelle. Ils nous exhaussent bien au-delà des conceptions nihilistes répandues à notre époque. On connaît mes auteurs tant cités, n’est-ce pas ? Maintenant, j’élargis mon point de vue et j’ajoute : pourquoi avoir associé ces deux concepts d’identité et de création ?

Musique :  Nous avons tous la possibilité d’entendre notre propre vie, qu’elle soit douloureuse ou non, comme une musique. Ce qui permet de mettre le doigt sur une chose extraordinaire, c’est que nous n’entendons jamais la musique. Philosophie :  Se poser des questions est une façon d’être vivant. Ce qui est vrai de mon corps est vrai de toute autre perception. Il y a ce que je sais à propos du cendrier et puis il y a la perception directe, fondamentale, du cendrier. La création :  Au bout de très longtemps, j’ai interprété la force avec laquelle l’unité tend à se mettre sous cette forme duelle non pas comme une fatalité mais comme la mise en place de la création.