Le nid de serpents (Littérature) PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Illustration de Le nid de serpents (Littérature) PDF le marin par René Bull.


Le combat sans pitié que se livrent deux équipes, celles de Balladur et de Chirac, pour la conquête de l’Elysée, est beaucoup plus violent qu’on ne le dit. Il se déroule sous le regard d’un Charles Pasqua qui cherche encore le prince qu’il servira ou trahira et sous le regard d’un François Mitterrand qui espère pouvoir troubler les jeux dangereux de ses adversaires. Cette lutte sauvage, qui dure depuis avril 1993 et fera de nombreuses victimes, les auteurs la décrivent en appelant un chat un chat. Quand il ne s’agit plus, en réalité, de critiquer un programme et des idées, mais seulement de démolir un adversaire, tout est bon. Le combat politique en France est devenu un champ clos. Le « désir de tuer » l’emporte et les rumeurs ont des vertus assassines. Les auteurs disent d’où elles viennent et publient naturellement les réactions de ceux qui en sont les victimes. C’est dire que cette relation de vingt mois d’affrontements ne tient pas de la chronique aimable. Les auteurs ont recueilli de nombreux témoignages d’hommes politiques, de leurs collaborateurs aussi, et rencontré les principaux acteurs, connus ou inconnus, de ce combat où le médiocre le dispute souvent à l’odieux.

Durant ses voyages dans les mers de l’est de l’Afrique et du sud de l’Asie, Sinbad vit de nombreuses aventures fantastiques. Les sept voyages occupent précisément les nuits 69 à 90, toutes contenues dans le tome 3. Antoine Galland et de ses successeurs, à partir de manuscrits utilisés par Galland. D’après lui, Sindbad le Marin ne ferait pas partie des Milles et Unes nuits.

Il s’agirait d’un récit inspiré d’un navigateur de l’époque d’Hâroun ar-Rachîd, calife de Bagdad. Il permettrait, pour l’époque, de donner des indications quant aux possibilités de commerce. Sindbad le Portefaix, l’interlocuteur de Sindbad le Marin. Les Mille et Une Nuits est un recueil qui narre les nuits où la jeune Shéhérazade, fille de vizir, invente une multitude de contes pour distraire son mari et échapper à la mort. Alors qu’il se plaint à Allah des injustices d’un monde qui permet aux riches de vivre pleinement alors que lui doit travailler d’arrache-pied et demeurer pauvre, le propriétaire des lieux l’entend et l’envoie chercher. Le riche Sinbad dit au pauvre Hindbad qu’il est devenu riche par la chance, au cours de ses sept voyages fantastiques qu’il va maintenant lui conter.

Je pensai de plus que je consumais malheureusement dans une vie déréglée, le temps, qui est la chose du monde la plus précieuse. Durant le deuxième jour de l’histoire de Sinbad, la 549e nuit de Shéhérazade, il raconte comment il s’est lassé de sa vie de plaisirs puis a repris la mer, possédé par l’idée de voyager dans le monde des hommes et de visiter leurs villes et leurs îles. Accidentellement abandonné par son équipage, il se retrouve seul dans une inaccessible vallée de serpents géants et d’oiseaux encore plus gigantesques, des rokhs. Piégé dans le nid d’une de ces créatures, il se rend compte que le sol du nid est tapissé de diamants. On y apprend que des marchands récoltent les diamants en lançant de gros blocs de viandes dans la vallée, blocs que les oiseaux ramènent dans leurs nids : les diamants se collent à la viande et les marchands les récoltent en ramenant la viande à l’aide d’une corde. Afin de sortir du nid, Sinbad s’attache à une pièce de viande, emportant avec lui un gros sac de pierres précieuses.

Sans cesse en quête d’aventures, Sinbad repart de Bassorah. Par malchance, lui et ses compagnons sont emprisonnés sur une île par une créature gigantesque, noire de peau, les yeux étincelants, avec des lèvres longues et pendantes comme celles des chameaux, les oreilles lui couvrant les épaules et les ongles des mains pareilles aux griffes d’un lion. Le monstre dévore un à un les membres de l’équipage, en commençant par le plus gros. Ainsi, l’équipage s’enfuit sur des radeaux qu’ils avaient construits. Le cyclope se précipite sur la plage pour jeter des pierres sur les radeaux des fugitifs.