Le palais rose PDF

Hortense a dit :  Je m’en fous ! Mais n’te promène donc pas toute nue ! Palais Rose vu depuis la grille le palais rose PDF’entrée.


Avec les pièces détachables de ce beau livre, tu peux construire ton propre palais rose. Il te suffit de suivre attentivement les instructions et de regarder les images. C’est simple et amusant ! Pour commencer, mets en scène les deux histoires racontées dans le journal du palais, puis invente tes propres histoires de princes et de princesses.Demande à un adulte de t’aider au début, puis fais marcher ton imagination pour que ton palais rose devienne le théâtre d’événements passionnants.

Le palais Rose, situé au 14, allée des Fêtes à l’angle du 12, rue Diderot au Vésinet dans le département des Yvelines, est un bâtiment construit en 1899 sur le modèle du fameux palais Grand Trianon de Versailles. Le palais Rose du Vésinet ne doit pas être confondu avec  l’autre  palais Rose anciennement sis avenue Foch et détruit au début des années 1970. Cependant, il existe des points communs entre ces deux édifices. Le palais Rose du Vésinet a été édifié pour l’armateur Schweitzer. Une dizaine de propriétaires, dont certains illustres tels que le comte Robert de Montesquiou ou la marquise Luisa Casati, ont fait la renommée de cette demeure en y organisant d’extravagantes réceptions. Il y fait construire un hôtel dans le style  Grand Trianon  que l’on surnommera plus tard le  palais Rose .

Le couple Schweitzer ne profite guère de la demeure. En effet, à la suite de la faillite de l’armateur, le palais Rose est vendu aux enchères le 19 juillet 1906. Si cette maison, qui n’est pas à vendre et que d’ailleurs mes moyens modestes ne semblent guère me mettre en état d’acquérir, si cette maison improbable, impossible, et pourtant réelle, n’est pas à moi demain, je meurs ! La vente est signée le 29 octobre 1908. L’occupation du comte Robert de Montesquiou est l’une des plus longues et sans doute des mieux documentées du palais Rose du Vésinet. Personnage en vogue, il occupe les lieux durant près de 20 ans, jusqu’à l’année de sa mort, en 1921.

Mais s’il aime faire la fête, le comte Robert de Montesquiou n’apprécie pas les fêtes municipales organisées juste à côté de sa propriété, allée des Fêtes. Il les juge bruyantes et trop  populaires . Si les visites se font plus rares qu’à l’époque du Pavillon des Muses de Neuilly en raison de l’éloignement du Vésinet, on compte toutefois des visiteurs illustres, amis du moment, ou pas encore aussi illustres, de jeunes gens dont le poète vieillissant s’instituait le mentor. Celui-ci vend une grande partie des meubles et objets avant de céder la propriété elle-même en mai 1923, à Luisa Amman, connue sous le nom de marquise Casati.

On raconte en effet qu’elle organisa des dîners éclairés par les seules ampoules de son collier. Son hommage au magicien Cagliostro est également resté dans les annales. Mais toutes ces festivités ont un coût et favorisent la ruine de la marquise. Celle-ci doit abandonner meubles et maison à ses créanciers en 1934. Les meubles sont vendus aux enchères. La société tente de revendre le palais Rose à la Municipalité du Vésinet.

1936 et pour payer les créanciers de la marquise, la Société civile du Palais Rose décide de lotir pour multiplier ses chances. Le lot no 1, comprenant le palais Rose et l’Ermitage, est acquis par Olivier Scrive en 1938. Avec sa famille, il tente de reconstituer la propriété telle que laissée par le comte Robert de Montesquiou en 1921 en rachetant quatre lots supplémentaires. Au début de la bataille de France, le général de Gaulle, venant de prendre le commandement de la 4e division cuirassée, acceptant l’hospitalité de monsieur Scrive, séjourna du 12 au 15 mai 1940 à l’Ermitage du palais Rose. Dans les années 1950, le projet de rachat de la propriété par la municipalité du Vésinet renaît dans les pensées de Lucie Valore, épouse du célèbre peintre Maurice Utrillo. Olivier Scrive en 1955, l’Ermitage reste en indivision entre ses héritiers, jusqu’à la vente par ces derniers en 1972, au profit d’Arnaud d’Aboville. Il semblerait que Joséphine Baker ait alors été sur les rangs des acheteurs.

Elle est décédée avant d’avoir pu mener à bien ce projet. Le palais Rose, quant à lui, propriété de la Société Nouvelle du Palais Rose, est revendu à Maurice Blumental et Geneviève Leroy en mai 1981. Ceux-ci rachètent l’Ermitage en avril 1982, reconstituant ainsi à peu près la propriété de Robert de Montesquiou. Le palais Rose a été racheté à la fin des années 1990 par la SCI Palais Rose qui a demandé une enquête à l’agence GRAHAL en vue de la réhabilitation de cet ensemble classé aux Monuments historiques.

On ne connaît pas l’identité de l’architecte à l’origine du palais Rose du Vésinet. Il s’agit d’un hôtel de style Grand Trianon. Il s’inspire en effet de l’architecture de ce château. Chaque propriétaire a ensuite apporté sa propre touche au monument. Ainsi est-il conçu, a priori, à l’époque du couple Schweitzer. La façade principale, qui regarde le lac des Ibis, à l’Est du bâtiment, semble particulièrement fidèle au modèle. La façade postérieure, quant à elle, n’a rien de commun avec le Grand Trianon.

Pour lier la partie haute et la partie basse, deux entresols sont aménagés dans les ailes du bâtiment. 5 mètres, très richement décorées de boiseries et de moulures. On pouvait y trouver également la seule chambre de maître de la demeure. Un petit escalier très raide situé dans une des galeries donnait accès à un niveau inférieur ou l’on avait les pièces de service telles que cuisine et lingerie, ne bénéficiant d’une hauteur sous plafond que de 2,10 mètres. Tata n’apporte, semble-t-il aucune modification à la demeure ou au parc. Mais cela n’a rien d’étonnant, puisqu’il n’a jamais investi les lieux.

L’influence de Robert de Montesquiou est plus prégnante. Il fait aussi orner le parc de statues et de bustes à la gloire des poètes français. Jean de La Fontaine s’y trouvait notamment, ainsi que Paul Verlaine, lors de la fête évoquée plus haut. En 1912, il agrandit la propriété en acquérant une parcelle supplémentaire qui deviendra l’Ermitage.

La marquise Casati, quant à elle, a fait aménager la demeure pour accueillir ses serpents exotiques. Ainsi, dans le jardin d’hiver de l’aile Ouest, elle fait installer deux cages en verre chauffées. Malheureusement pour elle, ses serpents ne survivent pas. On retrouve également des traces de son goût pour la fête. Ainsi, on pense devoir lui attribuer le soleil de marbre et d’albâtre rétroéclairé qui orne le sol du grand salon.