Le régime parlementaire sous la Restauration PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le royaume de France en 1815. Cet intermède permet de distinguer la Première Restauration de le régime parlementaire sous la Restauration PDF Seconde Restauration.


Le régime parlementaire sous la Restauration : thèse pour le doctorat (sciences politiques)… / par Joseph Bonnefon,… ; Faculté de droit de l’Université de Paris
Date de l’édition originale : 1905
Sujet de l’ouvrage : Régime représentatif — France — 19e siècleFrance — 1815-1848

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Cette période de restauration de la monarchie fut un temps d’expérimentation des débuts du parlementarisme, en préservant quelques acquis de la Révolution française. Depuis la retraite de Russie, fin 1812, puis les revers subis face à la Sixième Coalition durant la campagne d’Allemagne, l’Empire est fragile. Le peuple français réagit différemment par ces invasions, certains se défendant avec acharnement, tandis que d’autres, notamment la population parisienne, accueillent l’envahisseur en libérateur. Les Alliés se divisent cependant sur l’identité de la personne à placer sur le trône, la branche des Bourbons ayant le soutien des Anglais, tout en étant notamment rejetée par la Russie. Ceux-ci font pencher les choses en faveur du Comte de Provence, futur Louis XVIII.

Le nouveau souverain arrive en France à la fin du mois d’avril, et rencontre les sénateurs le 2 mai. Le 30 mai, la paix est conclue avec les Alliés, par le premier traité de Paris. La France retrouve, avec quelques ajouts, les frontières qu’elle avait en 1792, se voyant privée d’une partie de ses colonies, et de toutes les conquêtes effectuées durant les guerres de la Révolution et de l’Empire. La Charte de 1814 est octroyée par Louis XVIII le 4 juin 1814. Le retour d’un Bourbon sur le trône marque le début de la Première Restauration. Les Alliés désirent s’assurer que le souverain dote le pays d’une constitution, comme garantie de stabilité et de paix. Le projet de Talleyrand étant rejeté, une nouvelle commission de composition hétéroclite se réunit.

Afin de rétablir la cohésion du pays, l’amnistie politique est déclarée pour tous les faits antérieurs à 1814. La liberté de la presse lui permet également de connaître les critiques faites à l’encontre du régime. La présence de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères, permet à la France de participer au Congrès de Vienne et de se maintenir au rang des grandes puissances. La noblesse, en particulier les émigrés, n’apprécie par ailleurs pas la tentative d’amalgames des élites à laquelle se livre le souverain dans sa quête d’unité. Articles détaillés : Cent-Jours et Exil du gouvernement de Louis XVIII à Gand. La bataille de Waterloo scelle la fin de la parenthèse des Cent-Jours. Ces opposants, en particulier les militaires, placent leurs espoirs en Napoléon, symbole de leurs victoires passées.

Celui-ci, pour sa part, ne reçoit pas la pension qui devait lui être versée par l’État selon les conditions de son abdication, et décide de profiter des oppositions croissantes pour tenter de reprendre le pouvoir. Face à sa progression, le gouvernement réagit en tentant de lui opposer des forces armées. Beaucoup rejoignent les troupes grandissantes de l’Empereur, et la défense de Paris s’annonce difficile. Face à ces revers, Louis XVIII choisit de quitter le pays, ce qu’il fait de justesse peu avant que Napoléon ne pénètre dans la capitale. Bien qu’un gouvernement en exil soit constitué, le souverain est bien conscient que le destin de son trône est lié à l’action des puissances étrangères. Malgré la chute de Napoléon, la situation des Bourbons n’est guère enviable. La rapidité à laquelle le régime de Louis XVIII s’est effondré n’est pas un gage de stabilité convaincant aux yeux des puissances étrangères, qui envisagent sérieusement de faire appel à la maison d’Orléans.

L’action de Fouché se révèle décisive. Deux jours plus tard, encouragé par Talleyrand, le roi prend de court les Alliés en regagnant la capitale. Dès le 9, le roi confie le gouvernement à Talleyrand. Articles détaillés : Chambre introuvable et Terreur blanche de 1815.

La Chambre des députés élue en 1815 est qualifiée d’introuvable par le roi qui ne pensait pas obtenir un si grand nombre de députés favorables à l’absolutisme. Afin d’assurer à nouveau la cohésion au sein du royaume, Louis XVIII doit parvenir à effacer les rancœurs causées par les Cent-Jours, sans pour autant choquer ses soutiens ultras. Ces mesures sont loin de satisfaire les ultras-absolutistes, qui se livrent à des exactions en guise de vengeance, notamment dans le Midi. C’est sans compter sur le climat qui règne dans le pays au moment de l’élection.