Le statut de l’écrit : Afrique, Europe, Amérique latine PDF

Ce débat eut lieu sous le pontificat du pape Jules III. C’est aussi un débat politique et religieux le statut de l’écrit : Afrique, Europe, Amérique latine PDF en 1550 par Charles Quint qui fit cesser temporairement la colonisation de l’Amérique par la monarchie espagnole. Il avait pour but de définir officiellement la légitimité ou l’illégitimité de l’esclavage des peuples amérindiens.


Lors de ce procès, on officialise que les Amérindiens ont un statut égal à celui des Blancs. Cette décision ne s’appliquait pas aux Noirs d’Afrique dont l’esclavage n’était pas contesté : c’est d’ailleurs en raison de la controverse de Valladolid que les Européens vont généraliser la pratique de la traite des noirs pour alimenter le Nouveau-Monde en esclaves. Ils nous apportèrent des ballots de coton, des javelots et bien d’autres choses, qu’ils échangèrent contre des perles de verre et des grelots. Ils échangèrent de bon cœur tout ce qu’ils possédaient.

Antonio Montesinos, en 1511, n’hésite pas à refuser les sacrements aux encomenderos indignes et à les menacer d’excommunication. Ancien encomendero, Bartolomé de Las Casas s’engage contre ce système et se fait connaître peu à peu : il est nommé défenseur des Indiens en 1516 par le cardinal Cisneros. En 1520, Charles Quint lui concède Cumaná sur le territoire vénézuélien pour mettre en pratique ses théories de colonisation pacifique par des paysans et des missionnaires. Mais, pendant une absence de Las Casas, les Indiens en profitent pour tuer plusieurs colons.

Se sentant coupable, Las Casas se retire pendant seize ans et devient Dominicain. Ces lois provoquent un soulèvement des encomenderos et la mort du Vice-roi du Pérou. Charles Quint suspend la colonisation et ordonne le débat de Valladolid sur la légitimité de la conquête institutionnelle. Portrait de Bartolomé de Las Casas. Portrait de Juan Ginés de Sepúlveda, 1791. La thèse de Sepúlveda s’appuie sur des arguments de raison et de droit naturel ainsi que sur des arguments théologiques. Les deux partis au débat se proclament vainqueurs.