Le toucher des écrouelles, l’hôpital Saint-Marcoul, le mal du Roi PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l’ouvrage d’André du Laurens, De strumis le toucher des écrouelles, l’hôpital Saint-Marcoul, le mal du Roi PDF causis et curæ, 1609.


Le toucher des écrouelles, l’hôpital Saint-Marcoul, le mal du Roi / professeur L. Landouzy
Date de l’édition originale : 1907

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

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Les écrouelles, ou plus scientifiquement, l’adénopathie cervicale tuberculeuse chronique, est le nom d’une maladie d’origine tuberculeuse provoquant des fistules purulentes localisées sur les ganglions lymphatiques du cou. France et d’Angleterre sont réputés détenir le pouvoir de guérir les écrouelles par simple contact. L’adénopathie cervicale tuberculeuse chronique se caractérise par des fistules purulentes localisées sur les ganglions lymphatiques du cou. Koch, le même agent pathogène que pour la tuberculose pulmonaire. Chez les enfants, la maladie est surtout causée par des mycobactéries atypiques ou non-tuberculeuses. Elle est aussi appelée  scrofule  et ses traitements étaient appelés  antiscrofuleux  pour cette raison.

Elles sont d’abord discrètes, indolores, de consistance molle et mobiles sous la peau. Au fil du temps, elles deviennent dures et fixées. La plaie se recouvre de croûte en laissant une cicatrice indélébile. Il est surtout basé sur l’antibiothérapie antituberculeuse, par tri- ou quadrithérapie, pendant 6 mois. Marc Bloch étudie la croyance dans le toucher royal des écrouelles. Le toucher royal s’inscrit dans un ensemble de croyances anciennes relatives à la dimension sacrée des rois dont on trouve des traces chez les Germains pré-chrétiens. Cependant, aucun d’entre eux n’est réputé posséder de pouvoirs de guérison.

Malgré tout, les rois francs et anglais restent des laïcs comme les autres. Le rituel passe ensuite en Angleterre et s’étend à toute l’Europe. Ceux-ci sont désormais les oints du Seigneur, des  Christs . Or le sacré est alors étroitement lié au pouvoir de guérison. C’est au Moyen Âge, que le toucher royal apparaît en liaison avec la dimension sacrée que l’onction du sacre confère au roi.

L’apparition du toucher royal pour guérir les écrouelles n’est pas connue avec précision. Le premier témoignage sur le toucher royal remonte à Pierre de Blois, un clerc français vivant à la cour d’Henri II d’Angleterre. Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, geste évoquant le toucher royal, par Gros, 1804, musée du Louvre. Henri II pratiquant le toucher des écrouelles au prieuré de Corbeny, livre d’heures de Henri II, BnF.