Le Village aérien (Annoté) PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le couple se sépare dès 1902 et divorce en 1922. Mermoz passe une partie le Village aérien (Annoté) PDF son enfance chez ses grands-parents, à Mainbressy, village situé au sud d’Aubenton, dans les Ardennes.


Ce livre est parfaitement mis en page pour une lecture sur Kindle et sur liseuse électronique. Il comporte une biographie détaillée sur l’auteur, une table des matières dynamique, et a été relu et corrigé.
Extrait:« Et le Congo américain, demanda Max Huber, il n’en est donc pas encore question ?…

— À quoi bon, mon cher Max ?… répondit John Cort. Est-ce que les vastes espaces nous manquent aux États-Unis ?… Que de régions neuves et désertes à visiter entre l’Alaska et le Texas !… Avant d’aller coloniser au dehors, mieux vaut coloniser au dedans, je pense…

— Eh ! mon cher John, les nations européennes finiront par s’être partagé l’Afrique, si les choses continuent – soit une superficie d’environ trois milliards d’hectares !… Les Américains les abandonneront-ils en totalité aux Anglais, aux Allemands, aux Hollandais, aux Portugais, aux Français, aux Italiens, aux Espagnols, aux Belges ?…

— Les Américains n’en ont que faire – pas plus que les Russes, répliqua John Cort, et pour la même raison…

— Laquelle ?

— C’est qu’il est inutile de se fatiguer les jambes, lorsqu’il suffit d’étendre le bras…

— Bon ! mon cher John, le gouvernement fédéral réclamera, un jour ou l’autre, sa part du gâteau africain… Il y a un Congo français, un Congo belge, un Congo allemand, sans compter le Congo indépendant, et celui-ci n’attend que l’occasion de sacrifier son indépendance ! Et tout ce pays que nous venons de parcourir depuis trois mois…

— En curieux, en simples curieux, Max, non en conquérants…

— La différence n’est pas considérable, digne citoyen des États-Unis, déclara Max Huber. Je le répète, en cette partie de l’Afrique, l’Union pourrait se tailler une colonie superbe… On trouve là des territoires fertiles qui ne demandent qu’à utiliser leur fertilité, sous l’influence d’une irrigation généreuse dont la nature a fait tous les frais. Ils possèdent un réseau liquide qui ne tarit jamais…

— Même par cette abominable chaleur, observa John Cort, en épongeant son front calciné par le soleil tropical.

— Bah ! n’y prenons plus garde ! reprit Max Huber. Est-ce que nous ne sommes pas acclimatés, je dirai négrifiés, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, cher ami ?… Nous voici en mars seulement, et parlez-moi des températures de juillet, d’août, lorsque les rayons solaires vous percent la peau comme des vrilles de feu !…

— N’importe, Max, nous aurons quelque peine à devenir Pahouins ou Zanzibarites, avec notre léger épiderme de Français et d’Américain ! J’en conviens, cependant, nous allons achever une belle et intéressante campagne que la bonne fortune a favorisée… Mais il me tarde d’être de retour à Libreville, de retrouver dans nos factoreries un peu de cette tranquillité, de ce repos qui est bien dû à des voyageurs après les trois mois d’un tel voyage…

— D’accord, ami John, cette aventureuse expédition a présenté quelque intérêt. Pourtant, l’avouerai-je, elle ne m’a pas donné tout ce que j’en attendais…

— Comment, Max, plusieurs centaines de milles à travers un pays inconnu, pas mal de dangers affrontés au milieu de tribus peu accueillantes, des coups de feu échangés à l’occasion contre des coups de sagaies et des volées de flèches, des chasses que le lion numide et la panthère libyenne ont daigné honorer de leur présence, des hécatombes d’éléphants faites au profit de notre chef Urdax, une récolte d’ivoire de premier choix qui suffirait à fournir de touches les pianos du monde entier !… Et vous ne vous déclarez pas satisfait…

— Oui et non, John. Tout cela forme le menu ordinaire des explorateurs de l’Afrique centrale… C’est ce que le lecteur rencontre dans les récits des Barth, des Burton, des Speke, des Grant, des du Chaillu, des Livingstone, des Stanley, des Serpa Pinto, des Anderson, des Cameron, des Mage, des Brazza, des Gallieni, des Dibowsky, des Lejean, des Massari, des Wissemann, des Buonfanti, des Maistre… »….

En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, après la mort de Jean, se remariera avec l’ingénieur René Couzinet. Max Delty, un chanteur d’opérette, ami de sa mère depuis que cette dernière l’a soigné pendant la guerre. S’ensuit, après l’armée, pour Mermoz, une des périodes les plus noires de son existence. Mermoz, en tant que chef pilote, à Rio de Janeiro. Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué vingt-quatre traversées de l’Atlantique-Sud, sur des appareils aussi divers que, les hydravions, Latécoère 28-3, 300 et 301 ou Blériot 5190, Santos-Dumont et autres appareils terrestres, Couzinet Arc-en-Ciel ou quadrimoteur Farman F.