Les 16 majeures de l’Histoire : Les dates qui ont changé le monde PDF

L’occupation humaine de la région de Jérusalem est les 16 majeures de l’Histoire : Les dates qui ont changé le monde PDF depuis le Chalcolithique par des fragments de céramique trouvés près de la source de Gihon et datant d’environ 3500 av. Ces fragments de poterie sont les premiers vestiges découverts à ce jour sur le site de Jérusalem.


Il est des événements dont on peut dire qu’ils ont changé la face du monde, qu’il y a eu un avant et un après. Ces tournants de l’Histoire se font, parfois, dans la rupture, à la suite d’une guerre perdue ou d’une révolution violente.
Tout ce qui précède ces événements majeurs est remis en question. Le monde, soudain, bascule, et si la prise de conscience peut en être longue, elle est toujours inéluctable.
Ces 16 dates qui changèrent le monde sont :
La naissance du Christ, la chute de l’Empire romain, l’Hégire, le couronnement de Charlemagne, la prise de Constantinople, Christophe Colomb, Luther et Calvin, la Révolution française, la guerre de 14-18, le camp d’Auschwitz, la déclaration Balfour, Hiroshima, l’indépendance de l’Inde et du Pakistan, le traité de Rome, le mur de Berlin, le 11 septembre 2001.
C’est donc une véritable grille d’interprétation de l’histoire de notre monde occidental, depuis la naissance du Christ, que nous donne là, Pierre Miquel, historien aussi incontesté que populaire.

En 1909, les fouilles organisées par la mission Parker autour de la source de Gihon, à l’est de l’Ophel a mis au jour des grottes creusées dans le rocher ayant servi de tombes. Lors des fouilles réalisées le long des murs ouest et sud du Mont du Temple, on a également trouvé des poteries datées du Bronze Ancien. Jérusalem ont été abandonnés vers 3000 avant notre ère pour être réinvestis vers 1800 avant notre ère. Jérusalem, Shas’an et Y’qar ‘h sont également inscrits sur ces textes. Un siècle plus tard seulement un gouvernant est mentionné pour Jérusalem. L’archéologie montre que la ville est restée intacte, bien que très petite, ne couvrant que 3 à 4 hectares. La population totale du royaume ne dépasse pas 1 500 habitants.

Malgré sa taille, Jérusalem était une ville importante politiquement qui exerce une influence sur les villes des environs. Un morceau d’une stèle égyptienne de cette époque a été retrouvé au nord des murs de la ville actuelle. Ces découvertes montrent l’importance de Jérusalem pour l’Égypte. La ville-état devient si puissante que d’autres villes-états concurrentes aussi loin qu’Ashkelon durent unir leurs forces pour en venir à bout.

Jérusalem est également attaquée par des pillards appelés les Apirou. Les textes égyptiens les désignent souvent comme pillards des villes cananéennes. Ces nombreuses lettres décrivent les relations diplomatiques et militaires de l’Égypte avec ses voisins et vassaux. Parmi les 350 retrouvées, six ont été envoyées par le gouverneur de Jérusalem, Abdi-Heba. Il plaide auprès du pharaon pour obtenir de l’aide militaire contre ses adversaires.

Il se présente comme le seul en qui l’Égypte puisse vraiment avoir confiance. Avec ses moyens de défense affaiblis et sous l’attaque constante des Apirou et de ses rivaux en Canaan, le gouverneur de Jérusalem se plaint dans sa dernière lettre que tout est perdu. Nous ne savons pas ce qu’il est advenu de lui et de sa ville mais il s’ensuit une phase de déclin très marqué, comme dans toute la région, en raison de l’invasion des peuples de la mer. 1200 à -1000, le nombre de sites croît rapidement pour atteindre 250 vers -1000. Canaan, à ne pas consommer de porc et à ne pas en élever, ce qui permet de les suivre à la trace. Par ailleurs, les Israélites sont attestés vers -1210 sur la Stèle de Mérenptah.

D’après les archéologues, le nom même de Salomon n’apparaît nulle part chez ses proches voisins, ni dans les archives ni sur aucune inscription, en Égypte comme au Liban ou en Assyrie, chez les Amorites, les Hittites ou les Araméens. Et ce, alors même qu’Abdi-Heba a laissé des traces bien connues. Les historiens—en particulier les biblistes, dont la plupart d’entre eux n’ont qu’une formation de philologistes, et parfois de théologiens—ont été lents ou réticents à percevoir les effets de la  révolution archéologique  récente. Mais s’il advenait que l’évidence monte en faveur d’une chronologie plus basse, je serai parmi les premiers à basculer. Les données archéologiques sur la Palestine de cette l’époque sont très nombreuses, celles sur Jérusalem sont beaucoup moins riches. Jérusalem de Salomon est un petit village pauvre dépourvu de fortifications. Les signes archéologiques d’un État centralisé tel que le décrit le récit biblique, repérables dans la gestion de la production agricole et dans la pratique de l’écriture, n’apparaissent que deux siècles plus tard : c’est ce qu’a montré toute une série d’études.

Rien de cela n’existe deux siècles plus tôt dans la Jérusalem de Salomon. Il précise :  La Jérusalem du dixième siècle était un petit centre administratif, probablement peuplé d’environ un millier de personnes sans fortifications et sans architecture de grande envergure ou de palais somptueux, une bourgade plutôt modeste. Mais elle était essentielle car elle contrôlait les hautes terres de Judée. Juda, rassemblée dans une douzaine de petits villages, n’excède pas quelques milliers tout au plus. La population de Jérusalem seule est, elle, estimée à quelques centaines d’habitants. Cette population est rurale et vit modestement. Il n’est pas vraisemblable que cette population ait pu contribuer à la formation d’une armée importante.