Les 30 écrivains qui n’ont jamais donné suite PDF

Ce motif, apparu dès la préhistoire, se retrouve dans de très nombreuses civilisations sous des formes diverses. Le mot désigne dans la mythologie grecque une série complexe les 30 écrivains qui n’ont jamais donné suite PDF galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l’on ne trouve aucune étymologie satisfaisante.


 » J’écris toujours le même livre, seuls les mots changent « (Eric Chevillard) Il se pourrait bien que la parole humaine même naisse lorsqu’un animal quelconque se retient de donner suite à son désir : au lieu de consommer la chose ou l’être qui lui fait face, de dévorer ou consumer, il la laisse être et la recrée dans l’univers symbolique du langage au sein duquel la bouche, au lieu de mastiquer ou d’embrasser, prononce. De là peut-être le malaise, sinon même l’angoisse, que peut engendrer un écrivain qui – choix, impuissance ou effondrement – se tait. Qui refait le chemin à l’envers. Dont c’est la parole qui est retenue et à laquelle il refuse (à moins que cela ne lui soit refusé) de donner suite. On fera ici le pari que chez les écrivains, l’  » absence d’œuvre  » (pour reprendre la formule par laquelle Michel Foucault définissait la folie) est tout aussi significative que l’œuvre elle-même, que le silence en somme fait partie du discours auquel il succède, et on essaiera d’en analyser les variantes à travers le portrait de diverses figures de ce mutisme, volontaire ou non. Suicidés par dépit ou par principe, orgueilleusement retirés de la cochonnerie littéraire, dévorés par le fantasme du livre unique ou entraînés dans l’action politique, effondrés dans la folie ou réduits à l’impuissance d’écrire – chacun de ces trente auteurs incarne à sa manière une facette paradoxale de la vocation d’écrivain. —— Sept catégories chapitres (données provisoires) Les one-shots Auteurs d’une seule œuvre majeure (tout du moins publiée), ils n’ont pas eu la force, le courage ou le besoin d’en  » dire plus « . Avec: Charles Baudelaire, Louise Labé, etc. Les bègues Auteurs éventuellement prolixes, ils n’ont pourtant écrit au fond qu’un seul livre, dont tous les autres sont moins le prolongement que l’ébauche avortée ou l’inlassable ressassement. Avec: Christine Angot, Marc Lévy, Éric Chevillard… Les effondrés Leur œuvre résulte de l’expérience vécue d’un abîme, où elle a finalement sombré. L’écriture a alors cédé la place à l’alcool, à la folie ou au mutisme. Avec: Robert Atelme, Malcolm Lowry, etc. Les tigres de papier Leur existence tout entière est coextensive à un livre, qui a drainé la substance même de leur vie au point de se confondre avec elle. Avec: Robert Musil, Marcel Proust, etc. Les sannyasins Les sannyasins étaient dans la tradition brahmanique ces moines itinérants qui avaient fait vœu de renoncement au monde et à l’action. On s’intéressera dans cette rubrique à leur pendant littéraire : le génie précoce qui choisit le silence et la fuite, le traître à la littérature qui se consacre à  » l’absence d’œuvre « . Avec: Harper Lee, JD Salinger, etc. Styx Express L’écriture est interrompue par une mort brutale, accident ou suicide, qui présente cependant avec elle une secrète connivence. Avec: Romain Gary, John Kennedy Toole, etc. Les hapax Improbables, inclassables, leur identité et pour tout dire leur réalité même est fondamentalement douteuse… Avec: M Aguéev, John Shade, etc. la collection Palmarès: À rebours des usages –; pour le plus grand bonheur de ceux que les essais pointus ennuient et que les inventaires rigolos fatiguent –; c’est par le petit bout de la lorgnette que la collection Palmarès entend explorer notre monde, accumulant perles et anecdotes sur le fil d’un sujet qui, ainsi subordonné aux circonstances, offre un éclairage neuf. Qu’il s’agisse de sport, de politique, de musique, de littérature, d’Internet, des bretons, du cosmos ou des chats, il y a toujours un point resté aveugle quelque part, un angle inédit, une face cachée des choses. Palmarès se propose de rendre compte du monde, en ne racontant pas l’Histoire, mais des histoires. Circulant dans les chemins de traverses, l’exception devient ici la règle où l’on préfère plus volontiers l’ombre à la gloire.

Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité. Le labyrinthe du roman Le Nom de la rose est un labyrinthe maniériste et celui où vit Guillaume est suggéré comme étant un rhizome. Le labyrinthe de la mythologie grecque est un labyrinthe  unicursal , dont le parcours, de l’entrée au centre, ne compte pas d’impasse. Le labyrinthe  maniériste  déroulé, quant à lui, se présenterait comme un arbre,  un arbre binaire, du type de celui qu’utilisent les grammairiens et les informaticiens . Il présente un grand nombre de voies mais toutes, exceptée une, mènent à des cul-de-sac. Le labyrinthe en  rhizome  ou  labyrinthe hermétique , un réseau entrelacé et infini de voies dans lequel tout point est connecté à divers autres points mais où rien n’empêche l’instauration, entre deux nœuds, de nouvelles liaisons, même entre ceux qui n’étaient pas reliés avant.

Chaque route peut être la bonne, pourvu qu’on veuille aller du côté où on va. Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d’ours, d’oiseaux ou de serpents. Sur l’île de Gavrinis, en Bretagne, il a été découvert une galerie avec de multiples embranchements. Ces tracés labyrinthiques s’inscrivent toujours dans des lieux sacrés. 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux. Cet édifice aurait d’ailleurs inspiré Dédale pour la construction de la prison qui devait enfermer le Minotaure.

L’historien grec Hérodote parle par ailleurs du labyrinthe d’Égypte comme une des Sept Merveilles du monde, si grand et si merveilleux que la grande pyramide paraîtrait bien modeste à ses côtés. Le temple d’époque pré-dynastique, appelé l’Escargot, à Abydos, est peut-être une partie infime de ce gigantesque labyrinthe qui n’a pas encore été retrouvé. Toujours en Égypte, la pyramide de Hawara possède un véritable labyrinthe, pour accéder au temple funéraire. Selon Hérodote, ce monument comptait douze cours principales entourées de galeries et de salles.

Mosaïque romaine de Rhétie représentant le labyrinthe, Thésée et le Minotaure. Une carrière située près de Gortyne, appelée Labyrinthe et mentionnée par différents auteurs depuis le Moyen Âge, est aussi parfois considérée par ces derniers comme le site du labyrinthe mythologique. Comme toujours, les variantes du mythe sont nombreuses : selon les versions, Dédale et son fils Icare ont été enfermés par Minos lui-même : le commanditaire de l’ouvrage voulait être certain que son créateur n’en divulguerait pas les plans. Or, la conception était tellement parfaite que l’architecte lui-même était bien incapable d’en trouver la sortie. Dans tous les cas, il dut recourir à un ingénieux stratagème : fuir par les airs, en s’envolant grâce à des ailes faites de plumes collées avec de la cire.

Ainsi dans le mythe grec, Thésée incarne le courage et la force : c’est lui qui affronte et terrasse le Minotaure, tandis qu’Ariane incarne la finesse et l’intelligence. Cette danse évoquait le fil d’Ariane, les détours du labyrinthe. Cette danse, appelée geranos ou danse des grues, en l’honneur du dieu Apollon, est peut-être une survivance d’une danse très archaïque effectuée dans le labyrinthe, effectuée par les dieux Ariane et Dionysos, deux divinités grecques archaïques représentant la Nature sauvage et indomptée. Le mythe du labyrinthe est une double représentation de l’Homme et de sa condition : il représente l’Homme obscur à lui-même, qui se perd en prétendant se connaître. La légende grecque reprend quelques aspects du mystère égyptien : la mort, la possibilité d’égarement, le fil conducteur et la quête du centre. Il s’agit de parvenir au centre du labyrinthe où se fait la confrontation, puis d’en sortir par le même chemin, mais avec un état supérieur de conscience. La sortie du labyrinthe commence au centre, d’où débute le chemin du retour.

De même, en Chine, on trouve des labyrinthes gravés dans la grotte de T’ong T’ing, sous la forme de chemins d’encens dont la consumation sert à mesurer le passage du temps. En Scandinavie, il n’est pas rare de trouver nombre de labyrinthes, dont les murs délimitant les chemins sont construits avec des pierres de différentes dimensions. Des labyrinthes constitués de cailloux sont courants en Finlande. Les Romains représentent souvent le labyrinthe en mosaïques notamment, comme dans la villa du Labyrinthe à Pompéi. Nouvelle-Calédonie, qui possède de nombreux labyrinthes, utilisés dans des rites sacrés. Leur centre symbolise le passage entre le monde des vivants et celui des morts. Des tracés de chemins tortueux ont été taillés dans les parois rocheuses du désert américain et sur les falaises scandinaves.