Les cinq chantiers et la reconstruction de la RD Congo PDF

Des passages de cet article sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés. Article connexe : Histoire de la république démocratique du Congo. Le territoire actuel de la république démocratique du Congo n’est pas défini avant la conférence de Les cinq chantiers et la reconstruction de la RD Congo PDF de 1885.


Cet espace reste toutefois occupé par les autochtones qui sont organisés en royaumes et en empires. Léopold II de Belgique règne sur l’Etat indépendant du Congo comme s’il s’agissait de sa propriété privée. Mais le Congo reste un terrain de jeu où les idéologies économiques changent fréquemment. De 1908 à 1914, le libéralisme revient en force. Il ne faut toutefois pas négliger des fluctuations importantes de nature conjoncturelle pendant l’entre-deux-guerres. Cette croissance est tributaire d’une impulsion exogène, c’est-à-dire venant à la fois du public, du privé et des missionnaires. Ces derniers se sont focalisés sur des ressources naturelles, minières et agricoles.

En 1924, le Congo est frappé par la première crise, partiellement compensée par l’industrie du cuivre. Cinq ans après, il est touché par la Grande Dépression. Le PIB recule au niveau de 1925 . Des années 40 jusqu’à la veille de l’indépendance, l’industrie se développe fortement, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe ne pouvant plus approvisionner le Congo. Une deuxième vague de prospérité touche alors le pays. Après l’indépendance, les quotas à l’importation renforcent l’industrie nationale. L’histoire économique récente de la RDC est jalonnée de plusieurs tentatives d’assainissement et de redressement de l’économie.

Au début des années 1990, face à la corruption endémique, la Banque mondiale et le FMI en vinrent à suspendre leur aide, et la plupart des interventions bilatérales furent arrêtées. En mai 1997, l’AFDL, dirigée par Laurent-Désiré Kabila, prit le pouvoir et évinça le régime de Mobutu à l’issue de la Première guerre du Congo. Le gouvernement commença par réformer le système d’imposition corrompu, les forces de police, et initia la remise en état du réseau routier laissé à l’abandon. En août 1998, la guerre éclata en RDC à la suite de désaccords entre Laurent-Désiré Kabila et ses anciens alliés du Rwanda et de l’Ouganda. Le début de la deuxième guerre du Congo en août 1998 fut à l’origine du déclin de l’économie qui s’est poursuivi jusqu’au milieu des années 2000. Le territoire se retrouva divisé entre une zone gouvernementale et des zones rebelles, ce qui mit fin au commerce entre ces zones. Après une reprise de l’inflation en août 1998, le gouvernement commença à essayer de réguler les prix par des lois.

Il reprit également le contrôle des exportations. Ensemble, ces mesures affectèrent grandement la continuation des activités liées au commerce extérieur. Les ressources de l’est du pays furent désormais exploitées par les forces rebelles ou les occupants étrangers. Le Rwanda devint par exemple exportateur de diamants et de coltan, bien que n’en disposant pas sur son territoire national. Les infrastructures défaillantes, un cadre légal incertain, la corruption, un manque d’ouverture économique et financière de la part du gouvernement, restent des freins à l’investissement et à la croissance économique. Face à la dépréciation de la monnaie, le gouvernement a pris des mesures drastiques en janvier 1999 : le dollar US fut banni des transactions commerciales courantes, position qui fut revue plus tard. Les conditions économiques se sont améliorées depuis fin 2002, avec le retrait de la plupart des troupes d’occupation.

La production minière, qui a commencé voilà plus d’un siècle, a joué un rôle important de la gestion économique de la république démocratique du Congo durant l’époque coloniale et après l’indépendance jusqu’à la fin des années 1980. Les espoirs de croissance reposent sur l’industrie extractrice, en particulier l’exploitation minière, mais cette dernière ne tire que partiellement profit de la grande richesse du sous-sol du pays. Chine a annoncé en septembre 2007 un accord de crédit portant sur 8,8 milliards de dollars , ayant pour objectif premier la réanimation du secteur minier. Articles détaillés : Barrages d’Inga et fleuve Congo.

Barrage Inga I en juillet 2004. Une bonne partie de cette production est destinée à l’exportation, laissant ainsi la demande locale insatisfaite. Depuis plusieurs années, le projet d’un Grand Inga a été envisagé, il s’agit d’un barrage qui utiliserait toute la puissance du fleuve Congo. SADC pour la production et le transport de l’énergie électrique, existe. Outre ses richesses minières, la RDC a beaucoup d’autres avantages à faire valoir. La moitié du pays est constitué de la savane, un des habitats les plus variés de toute l’Afrique. Article détaillé : Utilisation de l’eau en République démocratique du Congo.