Les collaborateurs, 1940-1945 PDF

Résistants belges parlant à un militaire canadien durant la Bataille de l’Escaut. Dès 1939, alors que la guerre n’a pas encore commencé en Belgique, les premiers réseaux de résistance s’organisent spontanément entre gens qui se font confiance en vue d’une guerre qu’ils jugent inéluctable et de l’occupation ennemie qui s’ensuivra. Lors de la mise en place des réseaux de résistance, la classe moyenne apparaît sur-représentée. Probablement davantage consciente des enjeux, le groupe de la petite et de la moyenne bourgeoisie énonce massivement les principes fondateurs les collaborateurs, 1940-1945 PDF la résistance que sont la germanophobie, le patriotisme et la lutte contre le fascisme.


Une autorité centrale des mouvements belges de résistance en territoire occupé est installée à Londres sous l’autorité de l’industriel Idesbald Floor. Londres par voie terrestre à travers la France occupée et l’Espagne — dont le gouvernement est pro allemand — entraîne des délais et comporte de nombreux risques. Photographie aérienne montrant le largage de containers sur une dropping zone au nord de Bruxelles réalisé par le Bomber Command. L’année 1942 connaît un nouvel essor de la résistance en Belgique.

Durant l’été, survient le port obligatoire de l’étoile jaune pour les Juifs et les premiers convois de la déportation des Juifs de Belgique quittent le territoire. Ces mesures accompagnées de menaces jettent dans la clandestinité des milliers de personnes fuyant la déportation. Elles viennent souvent gonfler les rangs de la Résistance qui entreprend de s’organiser pour coordonner ce nouvel afflux et en organiser sa subsistance. Au début de 1943, on entre dans une période charnière de la guerre. La Résistance aura payé un lourd tribut durant les années d’occupation: 30 000 arrestations, 15 000 morts. Nombre de résistants s’engagent ensuite dans les troupes belges rentrées d’Angleterre avec les Alliés et continueront la guerre jusqu’à la victoire finale le 8 mai 1945. Le 1er juin 1944, un premier message codé est envoyé à destination de la résistance belge sur les ondes de la BBC: La frondaison des arbres vous cache le vieux moulin.

La Résistance participe activement à la libération de la Belgique. L’issue de la guerre fut une période relativement trouble pour les réseaux de résistance qu’il faut démilitariser. Il fallut ensuite faire la part des choses entre les vrais résistants et « ceux de la dernière heure » et commencer alors à écrire l’histoire. Article détaillé : Épuration et répression à la libération en Belgique. La Résistance qui a dû rendre son armement se retrouvera bien démunie lors de la contre-attaque allemande en décembre 1944. En Ardenne, les résistants désarmés connurent les affres de sévères représailles. Après guerre, l’action de la résistance belge fut saluée par les Alliés.

Les mouvements de résistance, s’ils étaient démilitarisés, continuèrent cependant à fonctionner. Une de leurs tâches était de commencer à écrire l’histoire et à solliciter une reconnaissance officielle des autorités belges qui surviendra pour la plupart d’entre eux en 1949 et pour certains, seulement dans le courant des années 1960. Il convient de remarquer que le gouvernement en exil à Londres s’efforça d’organiser la résistance en liaison avec les Britanniques, notamment pour la question du financement des dotations en matériel radio et en armes destinés à être parachutés. L’exfiltration des aviateurs alliés tombés en territoire occupé après que leurs avions aient été abattus fut une des activités importantes de la résistance. Ils sont convoyés vers l’Angleterre, sous de fausses identités, à travers la France occupée et l’Espagne. Des jeunes gens qui veulent s’enrôler dans l’armée belge qui se reconstitue en Angleterre, suivent le même dangereux parcours. Résistance, mais aussi dans la population civile.