Les deux amours de Pamela PDF

Goldoni, Milan, Museo Teatrale alla Scala. Ses parents l’ayant envoyé débuter des études de médecine à Rimini, en 1719-1720, Carlo Goldoni abandonne cette les deux amours de Pamela PDF, quitte le collège pour accompagner une troupe de comédiens ambulants, fugue brièvement, mais revient à Venise.


 » Ah ! mourir, songe Pamela, et se laisser aller, toute pâle et vêtue de velours noir, à une maladie de langueur !  » Non, au XXe siècle, il y a tant d’autres choses utiles à faire. Courir après ces maudits nazis, par exemple. Profitant d’une alerte, ils ont assassiné son oncle, ministre de la Propagande, pour lui voler ses documents secrets. Et puis, c’est décidé, elle sauvera la carrière de Peter Flacton en l’épousant, puisque Tim, le seul homme qu’elle ait jamais aimé, l’a abandonnée… Tim, canadien comme elle, si gai, si charmant, si insouciant… Peter Flacton, lui, c’est la caricature exaspérante de l’Anglais flegmatique, réservé, guindé. Tout ce qu’elle déteste. Enfin, tout ce qu’elle détestait…

En 1722, son oncle Paolo Indrich, procureur à Venise, l’incite à apprendre le droit. En 1723, son père l’inscrit à l’austère Collegio Ghislieri de Pavie, qui impose la tonsure et l’habit monastique aux étudiants. Il étudie à Udine puis à Modène, pour exercer une carrière d’avocat à Chioggia, puis à Feltre. Il revient dans sa ville natale de Venise où il réussit professionnellement comme avocat, jusqu’en 1727. Il abandonne en effet peu à peu sa carrière de juriste pour s’occuper de théâtre et écrire des pièces. En 1732, après la mort de son père et pour échapper à un mariage qu’il ne désire pas, il part pour Milan, puis pour Vérone.

Sa première œuvre est une tragédie, Amalasunta, représentée sans succès à Milan : Goldoni accepte les critiques et, évoluant vers le drame italien en délaissant les règles d’Aristote, il fait jouer avec plus de succès Belisario en 1734. Il écrit ensuite plusieurs tragédies, mais il se rend vite compte que sa vraie voie est celle de la comédie. Il combine plusieurs influences, dont celle de la commedia dell’Arte et de Molière, et produit sa première œuvre véritable en 1738 avec L’uomo di mondo. Il ne cesse alors d’écrire tout en parcourant l’Italie. Installé enfin à Venise, il collabore pour deux opéras avec Antonio Vivaldi, est nommé directeur du teatro Sant’Angelo, dont il devient l’auteur attitré, et abandonne définitivement le barreau.

En 1757, une polémique l’oppose au traditionalisme de Carlo Gozzi. Arte, que Goldoni cherche à dépasser. Ces querelles incessantes ainsi que l’état précaire de ses finances, l’incitent à accepter, en 1761, l’invitation d’Antonio Zanuzzi et plus largement des Comédiens-Italiens. Goldoni mène aussi l’ambitieux projet de diriger le Théâtre-italien de Paris. Cependant, les comédiens italiens ne lui offraient pas de diriger leur troupe mais de leur fournir des pièces pour renouveler leur répertoire.