Les femmes dans l’oeuvre de Léon Tolstoï : Romans et nouvelles PDF

Si ce bandeau n’est plus les femmes dans l’oeuvre de Léon Tolstoï : Romans et nouvelles PDF, retirez-le. Goya, Le Sommeil de la raison produit des monstres. Le fantastique se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit. Le héros fantastique a presque systématiquement une réaction de refus, de rejet ou de peur face aux événements surnaturels qui surviennent.


Le fantastique est très souvent lié à une atmosphère particulière, une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. Le fantastique est souvent considéré comme très proche de la science-fiction. Néanmoins, d’importantes différences les distinguent : la science-fiction ne relève pas du surnaturel et se veut rationnelle. Ainsi, La Machine à explorer le temps, de H. En français, une erreur fréquente consiste à appeler  fantastiques  tous les textes appartenant au genre anglo-saxon de la fantasy, comme ceux de J.

Tolkien, alors qu’ils appartiennent en réalité au domaine du merveilleux. La véritable source du genre fantastique est le roman gothique anglais de la fin de 1785. Encore très marquées par le merveilleux, ces œuvres introduisent dans le roman français le goût pour l’horreur et le macabre. Il situe l’action en Orient, et donne au roman l’aspect d’un conte oriental qui rappelle Les Mille et Une Nuits.

L’autre grand roman frénétique est Le Manuscrit trouvé à Saragosse du polonais Jean Potocki, écrit lui aussi en français. Après ces deux œuvres imposantes, le roman frénétique atteint son apogée avec les  petits romantiques . Parmi les œuvres marquantes du gothique français, il faut aussi évoquer des romans qui, ayant été écrits dans le but de parodier les récits de Lewis et Radcliffe, sont devenus d’authentiques romans noirs. Il relate l’histoire d’un jeune homme, Alvare, qui tente de convoquer le Diable. Celui-ci lui apparaît sous les traits de la charmante Biondetta. Hoffmann a eu une influence universelle et pratiquement continue sur le genre. Dès les années 1830, les contes d’Hoffmann sont traduits en français par Loève-Veimars et rencontrent un succès spectaculaire.

Nodier la frontière entre merveilleux et fantastique est assez floue. Peuplés de fantômes, de vampires et de morts-vivants, ses textes possèdent cependant ce qui caractérise le fantastique : l’ambiguïté, l’incertitude, l’inquiétude. Puis plusieurs des plus grands de la littérature française s’y essayent. Grand admirateur de Hoffmann, Théophile Gautier est un auteur incontournable de la littérature fantastique. Habités par la fantaisie et le désir d’évasion, ses contes sont parmi les plus aboutis sur le plan de la technique du récit. Guy de Maupassant est à l’évidence l’un des plus grands auteurs de littérature fantastique.

Ses thèmes récurrents sont la peur, l’angoisse et surtout la folie, dans laquelle il va d’ailleurs sombrer peu avant sa mort. Sous forme de journal intime, le narrateur relate ses angoisses dues à la présence d’un être invisible. L’hésitation repose sur la folie possible du narrateur. Le Horla, mot inventé par Maupassant, signifie fort probablement  Hors de là , ce qui sous entend que cet être invisible vient d’un autre monde. Il existe deux versions du Horla par le même auteur: la deuxième version se termine sur la vision du personnage principal interné en hôpital psychiatrique. Ses récits, même s’ils ne sont pas tous fantastiques, relèvent de l’étrange ou du surnaturel.

Rédigeant dans un style incendiaire, Bloy a la volonté de choquer ses lecteurs par la cruauté de ses histoires. L’auteur symboliste Marcel Schwob, guère insensible à l’atmosphère délétère des œuvres décadentes, est parvenu à concilier cette esthétique avec la veine du fantastique. Il est d’autant plus important de l’évoquer, que le fantastique joue un rôle central dans la littérature belge en général. Le symbolisme crée une atmosphère propice à l’intrusion du surnaturel, que ce soit par l’allégorie, la féerie, ou son caractère allusif. Le premier, alternant entre symbolisme et réalisme, s’est illustré dans un genre que l’on qualifie parfois de  réalisme magique . Il a la particularité d’avoir considéré le genre fantastique comme une totalité, et s’y est consacré de manière exclusive. L’Angleterre victorienne n’a suscité que peu d’auteurs fantastiques à proprement parler, les subtiles ambiguïtés propres au genre ne trouvant guère d’écho dans la tradition littéraire anglaise.

Ainsi des nouvelles de Thomas de Quincey, qui s’inscrivent plus nettement dans la tradition du roman gothique que dans celle du fantastique. Cette période vit aussi la naissance de nouveaux genres de littérature populaire : le roman policier avec Wilkie Collins, la science-fiction avec H. Ils sont marqués par l’oppression dans une Amérique puritaine, et ont pour thème récurrent la malédiction, en référence aux légendes de sorcellerie. Tout en s’inspirant de cette tradition, H.

Lovecraft lui donne un tour particulier, plus proche de l’horreur. C’est le cas du Manteau de Gogol et de L’Aigle blanc de Nikolaï Leskov. On retrouvera ce réalisme bien plus tard dans le roman de Andreï Biély, Petersbourg et dans Un démon de petite envergure de Fédor Sologoub. Les œuvres qui paraissent durant cette période deviennent des sources d’inspiration du cinéma expressionniste qui se développe alors en Allemagne. Plus controversé, Hanns Heinz Ewers est l’auteur d’une œuvre abondante qui, si elle lorgne plus souvent sur l’étrange que sur le fantastique, reste largement dans le domaine du surnaturel. Avec un penchant prononcé pour le macabre, le sang, et un érotisme malsain, ses ouvrages se veulent provocateurs et ont souvent été jugés immoraux.