Les filles de la terre : Histoire des paysannes d’autrefois PDF

Puisque travailler rime avec partager, voici certains de mes devoirs ou exposés que j’ai réalisé au cours de ma scolarité Pour vous. En août 1914, les hommes quittent leur foyer pour aller combattre au front. Les les filles de la terre : Histoire des paysannes d’autrefois PDF se retrouvent alors seules à l’arrière avec à leur charge l’éducation des enfants et l’économie du pays.


Comment les femmes ont-elles remplacé le travail des hommes envoyés au front pendant la Grande guerre ? Comment les femmes ont-elles été mobilisées ? Le 1er août 1914, à 16h, l’Etat français décrète une mobilisation générale : tous les hommes en âge et en état de combattre sont recrutés dans l’armée obligatoirement, soit 8 millions d’hommes. Les hommes abandonnent donc leur emploi pour combattre et laissent ainsi aux femmes le soin de régir l’économie du pays. Dans les usines, les besoins en matériel de guerre explosent. Par exemple, au début de la guerre, la France produisait au plus 700 obus de gros calibre par jour. Bientôt, l’armée en demande urgemment 50 000, soit 70 fois plus.

Lorsque toute la population est mobilisée pour s’investir dans l’effort de guerre, on parle d’une guerre totale. Le 7 août 1914, le Président du Conseil René Viviani, qui pense que la guerre sera courte, lance un appel aux femmes françaises, en fait aux paysannes, les seules dont il pense avoir un besoin urgent dans les campagnes désertées par les hommes. Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille.

Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Ce n’est qu’en 1915 que l’on se rend compte que la guerre peut durer : les femmes « des villes » sont alors appelées pour pallier le manque de main d’œuvre dans les usines. La production de munitions, d’obus ou encore d’avions permettra de fournir le front et par conséquent, de mieux combattre et d’espérer une victoire. Environ 7,7 millions de femmes travaillaient déjà avant la guerre mais elles exécutaient souvent des tâches « secondaires » comme par exemple fermière, ouvrières, infirmières ou encore institutrice.

Par exemple, dans l’usine Renault à Billancourt, l’effectif total de salarié est quadruplé pendant la Première Guerre mondiale. Le nombre de femmes salariées suit cette même tendance puisque, de à peine 200 en 1914, elles passent à un peu moins de 7000. Les munitionnettes réalisent souvent les tâches nécessitant le moins de qualifications possibles comme par exemple le dégraissage des obus à l’acide ou les soudures. Les conditions de travail des munitionnettes  sont évidemment pénibles puisqu’il s’agit d’un travail répétitif, souvent fait à la chaîne. Dans les usines d’obus, le poids des engins est conséquent. L’ouvrière, toujours debout, saisit l’obus le porte sur l’appareil dont elle soulève la partie supérieure.