Les fluctuations économiques à longue période et la crise mondiale PDF

Avec 189 États membres, des collaborateurs issus de plus de 170 pays et plus de 130 antennes à travers le monde, le Groupe de la Banque mondiale est un partenariat sans équivalent : cinq institutions œuvrant de concert à la recherche de solutions durables pour réduire la pauvreté et favoriser le partage de la prospérité dans les pays en développement. Le Groupe de la Banque mondiale œuvre dans les domaines clés du développement. Grâce à son éventail de produits et services, il aide les pays à échanger leurs connaissances et à appliquer des solutions innovantes pour surmonter les défis auxquels ils sont confrontés. Alors que la lutte contre la pauvreté et le partage des fruits de la croissance économique posent d’immenses difficultés, les données et les travaux de recherche permettent de fixer des priorités, les fluctuations économiques à longue période et la crise mondiale PDF mutualiser les connaissances sur les solutions efficaces et de mesurer les progrès accomplis.


“ …D’une part, en effet, selon la première branche de mon titre, je dois tenter de condenser (et cependant de façon claire, et probante, si possible) un ensemble de longues et complexes études de faits, aboutissant à une esquisse de «théorie expérimentale », qui pense atteindre aux faits majeurs, conducteurs, de l’évolution économique moderne. A ces études j’ai consacré des années et plusieurs publications volumineuses (où tout, j’espère, n’est pas inutile). Les resserrer en un exposé de quelques dizaines de minutes ou de pages, n’est-ce pas risquer d’affaiblir, déformer, disproportionner les faits, les analyses, les preuves et l’interprétation elle-même ? D’autre part, pour répondre à la seconde branche du titre, je dois en tirer quelques vues sur les problèmes pratiques de l’heure, alors que je me suis attaché, dans ces publications, à m’abstenir de toute application aux faits présents : car je voulais avant tout éviter le risque, – toujours grand en ce domaine, – que le lecteur juge seulement et d’abord par les conséquences pratiques aperçues (et éventuellement selon les intérêts, ou simplement selon les habitudes, liés à telle autre orientation) les résultats d’une recherche tout objective, conçue et poursuivie dans un esprit de pure science expérimentale…”

Premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou, exportateur de pétrole doté d’une industrie manufacturière importante, la Côte d’Ivoire exerce une influence économique considérable dans la sous-région. La stabilité politique a été rétablie avec la réélection du président Ouattara en octobre 2015 pour un second mandat de cinq ans, suivie d’un référendum en octobre 2016 qui a permis l’établissement d’une 3e République. En décembre 2016, les Ivoiriens se sont rendus pacifiquement aux urnes pour élire leurs députés à l’Assemblée nationale. Cela permet d’envisager le maintien d’une inflation modérée et la maîtrise des finances publiques grâce à des politiques budgétaires et monétaires prudentes, ainsi qu’à la poursuite de réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à promouvoir un usage efficace des partenariats public-privé.

Toutefois, l’économie ivoirienne reste vulnérable à des risques externes tels que les fluctuations des cours des produits agricoles et extractifs, les conditions climatiques, les risques sécuritaires mondiaux et régionaux ainsi qu’un resserrement des marchés financiers régionaux et internationaux. Pour réussir à diversifier son économie, la Côte d’Ivoire devra développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. En effet, la production de produits et services modernes requiert des compétences qui manquent encore à la main-d’œuvre locale. Le principal enjeu social sera de maintenir l’économie ivoirienne sur une trajectoire de croissance forte afin de réduire significativement les inégalités. En 2016, le pays se trouvait ainsi au 171e rang sur 188 pays dans l’indice de développement humain calculé par l’ONU.

La Côte d’Ivoire devra également réussir à redistribuer davantage les fruits de cette croissance aux populations les plus vulnérables. Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat avec la Côte d’Ivoire le 29 septembre 2015. Ce cadre, qui couvre les quatre prochaines années, aidera le pays à se doter d’une économie compétitive, équitable et solidaire. Le cadre de partenariat poursuit deux objectifs principaux.

Le premier : créer des emplois de meilleure qualité en s’appuyant sur une croissance tirée par le secteur privé, notamment dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Le second : renforcer le capital humain pour générer une croissance inclusive et améliorer la qualité des dépenses sociales afin d’élargir l’accès aux services essentiels. Au 31 mars 2018, le Groupe de la Banque mondiale finance 20 projets actifs en Côte d’Ivoire. En comptant les projets en préparation, les engagements financiers atteignent plus de 1,4 milliards de dollars. Au cours des quatre dernières années, l’IFC a investi 1 milliard de dollars en Côte d’Ivoire, dont la moitié sur fonds propres. L’IFC a notamment apporté des garanties pour les centrales électriques Azito III et CIPREL IV, qui ont augmenté la capacité de production électrique du pays de 370 Mégawatts.

Alors que la Côte d’Ivoire était encore considérée comme un pays à risque, la MIGA a contribué à attirer des investissements privés dans l’énergie. Deux milliards de dollars ont ainsi été investis depuis la fin de la crise postélectorale en 2011, notamment pour la conversion du cycle simple de la centrale d’Azito en cycles combinés, qui permettra de doubler ses capacités de production sans consommer plus de gaz. Elle couvre aussi un emprunt pour financer l’extension de la plateforme internationale de production de gaz et de pétrole Foxtrot. Abidjan, le pont à péage Henri-Konan-Bédié et l’hôtel Azalaï bénéficient également des garanties de l’Agence.

La MIGA envisage d’augmenter son portefeuille d’activité pour les quatre prochaines années. Depuis son démarrage en 2011, ce projet a permis à plusieurs milliers de femmes vivant en zone rurale d’améliorer leurs conditions de vie. En plus des équipements de transformation agricole, le projet a vulgarisé des technologies permettant d’accroître significativement les rendements des champs de banane plantain, du manioc et du maïs. La première phase du projet, qui s’est achevée en 2016, a permis aux populations rurales, notamment en zones forestières, de passer de cultures vivrières, comme la banane plantain et le manioc, à des cultures de rente qui offrent de plus grandes opportunités économiques. Au lendemain des violences post-électorales d’octobre 2010, la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien avaient cherché à mettre en place un programme de création d’emplois afin d’offrir une première opportunité professionnelle à des milliers de jeunes sans qualifications. Ces derniers ont en effet été les premières victimes des troubles politiques qui ont secoué le pays pendant plus de 10 ans. 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.