Les Français et la guerre de 1870 PDF

Depuis 1862, Bismarck est le ministre-président du roi Guillaume Ier de Prusse. Napoléon III entendait récolter les fruits de son attitude conciliante vis-à-vis de la Prusse. Tandis qu’en France, l’armée est mobilisée, des députés allemands poussent Bismarck les Français et la guerre de 1870 PDF décréter la mobilisation générale de la Confédération d’Allemagne du Nord. Napoléon III accepte de participer à une conférence qui se solde par le deuxième traité de Londres par lequel la France renonce à ses prétentions sur le Luxembourg.


La guerre franco-allemande de 1870 marque le XIXe siècle. Déclarée pour un motif d’Ancien Régime, elle se caractérise du point de vue militaire par des batailles très sanglantes qui annoncent celles de l’été 1914, et du point de vue politique par des bouleversements qui se traduisent par l’avènement d’une République et d’un Empire résolument hostiles l’un envers l’autre. Comment les Français, qu’ils soient combattants ou civils, ont-ils vécu ce conflit, dont rien ne laissait présager l’extrême violence et les implications politiques ? Les circonstances révèlent les peuples aussi bien que les individus. En analysant les témoignages des soldats et des civils français, l’auteur a mené une enquête passionnante, qui dévoile leurs sentiments pendant et après le conflit de 1870. Son livre, qui explique les faits à travers les écrits des contemporains, se classe parmi les meilleures synthèses sur le sujet.

Le déroulement de la crise luxembourgeoise montra le poids des opinions publiques et la prégnance croissante du nationalisme. Néanmoins, pour parachever l’unité allemande, Bismarck a cependant encore besoin d’une guerre. Elle doit se faire contre la France et la succession d’Espagne servira de prétexte. En 1868, la reine Isabelle d’Espagne est renversée et la république n’ayant pas la majorité, l’Espagne se cherche un roi. Le 2 juillet 1870, la Gazette de France annonce au public français que le Gouvernement espagnol a envoyé une députation en Allemagne pour offrir la couronne au prince de Hohenzollern. Contre tous usages, le Gouvernement français n’en avait pas été informé.

Cette candidature provoque également des inquiétudes dans toutes les chancelleries européennes. Au corps législatif, seul Thiers est opposé à cette démarche. Si tous les journaux, gouvernementaux et d’opposition, sont à l’unisson pour la guerre, les motivations sont différentes : si pour les uns c’est la consolidation de l’Empire qui est recherchée, chez les autres c’est l’espoir d’un affaiblissement du régime. Le 19 juillet, le ministre des Affaires étrangères remet à l’ambassadeur de Prusse à Paris une note dans laquelle la France se considérait comme en état de guerre.

Ce désavantage et les causes de l’impréparation de l’armée française résultent en partie de l’échec de la loi de réforme de l’armée deux ans plus tôt. La succession de revers internationaux durant la période 1866-1867 et les craintes d’un conflit armé avaient convaincu alors Napoléon III de procéder à une refonte de l’organisation militaire pour la rendre plus efficace. La France n’est ainsi en mesure de mobiliser que 900 000 hommes tandis que les Allemands disposent de 1 200 000 hommes rapidement mobilisés et montés au front grâce à l’utilisation du chemin de fer. Le chancelier Otto von Bismarck profite également de la solidité de ses alliances militaires. Les mouvements de troupes de l’armée française en 1870. Les armées allemandes franchissent la frontière entre le Rhin et le Luxembourg, bousculant les armées impériales.

Eugénie, régente, nomme le bonapartiste autoritaire Cousin-Montauban, comte de Palikao, à la tête du gouvernement. Ses troupes sont elles-mêmes alors encerclées à Sedan. Article détaillé : Chronologie de la guerre franco-allemande de 1870. Paris, les républicains demandent le 3 septembre la déchéance de l’Empire. Napoléon III lors de la bataille de Sedan par Wilhelm Camphausen.

Un épisode du combat de La Moncelle le 1er septembre 1870. Après la capitulation de Metz, les autorités prussiennes exigent que les francs-tireurs se trouvant dans leurs familles se rendent sous trois jours sous peine de représailles. Article détaillé : Armée de la Loire. Bazaine capitule à Metz libérant la IIe armée allemande qui se porte au-devant de la première armée de la Loire du général d’Aurelle de Paladines. Le manque de vivres, le bombardement quotidien et la succession des échecs militaires provoquent une agitation croissante de la population parisienne qui fait craindre au gouvernement provisoire une prochaine révolte.

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Bataille de la guerre franco-allemande de 1870. Radewahn, Französische Aussenpolitik vor dem Krieg von 1870, Eberhard Kolb, Europa vor dem Krieg von 1870, Munich, 1983. Napoléon III, un Saint-Simon à cheval, Paris, Tallandier, 2008, 750 p. Histoire contemporaine politique et sociale, Paris, PUF, 1986, 527 p. Paris 1870-1871, l’année terrible, éditions Alan Sutton, coll. 1871, Le Mans une bataille oubliée, Le Mans, Éditions Libra Diffusio, 2010, 152 p.

1870, Les soldats et leurs batailles, Bernard Giovanangeli éditeur, Ministère de la Défense, 2006, 159 p. Le Second Empire : politique, société, culture, Paris, Armand Colin, coll. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 12 novembre 2018 à 15:41. Depuis 1862, Bismarck est le ministre-président du roi Guillaume Ier de Prusse. Napoléon III entendait récolter les fruits de son attitude conciliante vis-à-vis de la Prusse. Tandis qu’en France, l’armée est mobilisée, des députés allemands poussent Bismarck à décréter la mobilisation générale de la Confédération d’Allemagne du Nord.

Napoléon III accepte de participer à une conférence qui se solde par le deuxième traité de Londres par lequel la France renonce à ses prétentions sur le Luxembourg. Le déroulement de la crise luxembourgeoise montra le poids des opinions publiques et la prégnance croissante du nationalisme. Néanmoins, pour parachever l’unité allemande, Bismarck a cependant encore besoin d’une guerre. Elle doit se faire contre la France et la succession d’Espagne servira de prétexte.