Les Mots de la Belle Epoque PDF

Les Mots de la Belle Epoque PDF pratique : Quelles sources sont attendues ? Page de titre de l’édition princeps.


Le principe des Mots est de choisir au sein des collections permanentes des musées parisiens une soixantaine d’œuvres – peintures, sculptures, dessins, photographies, imprimés… Les reproductions privilégient les détails révélateurs ; en regard de l’illustration, soixante définitions créent un jeu de correspondances, sur le mode d’une érudition séduisante et légère. « Le XIXe siècle finira le 31 décembre 1900 ; le XXe siècle commencera le 1er janvier 1901. » Comment vit le pays ? Entre légèreté et vertige, Brigitte de Montclos esquisse en soixante définitions le tableau d’une époque que l’on dit belle. Conservateur en chef, longtemps responsable du cabinet des Arts graphiques du musée Carnavalet, elle projette un kaléidoscope d’images et de mots pour réfléchir les séductions et les contradictions d’une société en pleine mutation. Peintures (Béraud, Bonnard), photographies (Atget), dessins (Sem), affiches (Bakst, Steinlen), estampes (Hiroshige), autant de fragments ravissants et colorés qui viennent éclairer soixante textes à l’érudition savoureuse : A comme apache ou absinthe, C comme cocotte ou corset, F comme fin de siècle, J comme japonisme, P comme parisienne ou Proust, V comme vélocipède, Z comme zone.

Les Hauts de Hurle-Vent, est l’unique roman d’Emily Brontë, publié pour la première fois en 1847 sous le pseudonyme d’Ellis Bell. Le roman choque certains lecteurs de l’époque, notamment par le manque de respect pour les conventions morales, ainsi que par la noirceur de ses personnages et des situations. Il intrigue la critique qui, si elle n’est pas toujours hostile, n’en reste pas moins décontenancée par la violence de certaines scènes. Les ventes sont bonnes pour un premier roman. On peut considérer ce roman comme l’un des derniers ouvrages majeurs du romantisme européen en littérature.

La critique s’est souvent étonnée de ce que ce roman ait pu être écrit par une jeune femme vivant dans une quasi-réclusion. La famille Brontë lisait les revues et journaux de son temps, et il est tout à fait probable qu’Emily ait eu connaissance du débat sur l’évolution, même si les grandes thèses de Charles Darwin n’ont été rendues publiques que onze ans après sa mort. On sait par sa poésie qu’Emily s’intéressait à ces sujets et se sentait également concernée par la problématique de la  force  et de la  faiblesse  d’une manière qui fait parfois songer à Nietzsche, et qui atteste en tout cas qu’intellectuellement elle raisonnait au même niveau que les penseurs de son époque. Les influences d’Emily Brontë pour l’écriture de son roman sont particulières. Il est important de noter qu’Emily vivait en quasi-réclusion et qu’il est dit qu’elle ne connaissait pratiquement rien de l’amour — elle ne serait jamais tombée amoureuse.

Le personnage de Heathcliff aurait, quant à lui, été inspiré de son frère Branwell Brontë. Quant aux jeunes personnes, j’en ai une sous les yeux, maintenant, assise juste en face de moi, jolie, avec des yeux bleus et des cheveux sombres, une douce enfant de dix-huit ans. Quoique Heathcliff n’ait pas de problèmes liés à l’alcool ou aux drogues, l’influence des crises de folie ou du caractère de Branwell sont indéniables quant à la construction du personnage. La plus grande partie du roman est constituée par le récit fait par la gouvernante Nelly Dean à Mr Lockwood, qui vient d’arriver dans le pays. Emily Brontë se sert audacieusement mais judicieusement de la mise en abyme pour narrer la majorité du récit. Ainsi, il n’est pas rare, par exemple, que Mr Lockwood, premier narrateur du récit, raconte l’histoire de Nelly, qui elle-même raconte l’histoire d’un autre personnage. Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l’unique voisin dont j’aie à m’inquiéter.

En vérité, ce pays-ci est merveilleux ! Je ne crois pas que j’eusse pu trouver, dans toute l’Angleterre, un endroit plus complètement à l’écart de l’agitation mondaine. Hindley et Frances, il est vite délaissé par son père et élevé par Nelly puis Heathcliff, qui poursuivra sa vengeance de Hindley en le traitant comme il a lui-même été traité, en empêchant son éducation et en le faisant durement travailler, bien qu’il le sauve d’un accident domestique dans son enfance et qu’il n’aura pas la même violence physique envers lui. Cependant, son tempérament et son respect des conventions de par son éducation de gentleman l’empêcheront de savoir s’imposer en tant que maître des lieux face à sa propre femme et à Heathcliff. Il vivra néanmoins assez longtemps pour élever sa fille Catherine « Junior ». Catherine Earnshaw, elle est une femme principalement d’intérieur, soumise et superficielle voire frivole puisqu’elle épouse Heathcliff malgré les avertissements de son propre frère et de sa belle-soeur.