Les Mots du patrimoine : le Sénégal PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Doom aadama yépp danuy juddu, yam ci tawfeex ci les Mots du patrimoine : le Sénégal PDF ak sañ-sañ.


Malgré le dynamisme du wolof dans les villes et les tentatives de promotion des autres langues locales, le français, au Sénégal, demeure très présent, notamment dans la vie publique, dans la vie culturelle, dans la presse. Il est illustré par une littérature de qualité, la plus ancienne et l’une des plus abondantes des littératures francophones d’Afrique subsaharienne. Appris le plus souvent à l’école, le français n’a pas connu au Sénégal, malgré quelques innovations grammaticales mineures, la pidginisation qui a conduit, en Côte d’Ivoire, par exemple, à l’émergence d’un «français populaire». En revanche, son lexique s’est considérablement enrichi de termes désignant des réalités locales aussi bien que d’emprunts et de calques issus des langues locales, ou encore de libres créations qui témoignent d’un véritable processus d’appropriation par les francophones sénégalais de cette langue venue d’ailleurs. L’équipe de chercheurs de l’Université de Dakar dirigée par le professeur Geneviève N’Diaye-Corréard s’est attachée à collecter, analyser et illustrer d’exemples écrits et oraux authentiques des centaines de mots et expressions qui façonnent, au sein de la Francophonie, le visage propre de la variété sénégalaise du français.

Cet ouvrage est le fruit du travail, commencé dès 1992, d’une équipe composée de chercheurs des départements de français (Moussa Daff, professeur, et Modou Ndiaye, maître-assistant) et de linguistique générale et de langues négro-africaines (Geneviève N’Diaye-Corréard, professeur, et Cheikh Hamallah Traoré, étudiant de doctorat) de la faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, ainsi que de chercheurs du centre de linguistique appliquée de Dakar (Alioune Mbaye et Aliou Ngoné Seck). Il tente de répondre à un triple objectif : actualiser les publications sur le lexique du français du Sénégal parues en 1979, contribuer à l’actualisation de l’Inventaire du français d’Afrique paru en 1983, apporter une contribution importante à la Base de données lexicographiques panfrancophone (www.tlfq.ulaval.ca/bdlp) réalisée dans le cadre des travaux du réseau de chercheurs Etude du français en Francophonie.

Nekk na it ku xam dëgg te ànd na ak xelam, te war naa jëflante ak nawleem, te teg ko ci wàllu mbokk. Le wolof est une langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. Cette langue, qui est aussi parlée en Gambie et en Mauritanie, connaît une expansion culturelle. L’instituteur français Jean Dard publie le premier dictionnaire français-woloff en 1825 puis une grammaire l’année suivante. David Boilat, prêtre catholique franco-sénégalais, auteur de nombreux ouvrages illustrés sur les cultures du Sénégal, publie une grammaire du woloff en 1858. Cette écriture reste parfois utilisée par des textes religieux, mais le wolof utilise désormais l’alphabet latin avec des conventions particulières pour respecter les sons particuliers du wolof.

Le système de numération wolof est décimal mais utilise un système quinaire auxiliaire. Contrairement à la plupart des langues africaines mais à l’image du peul, le wolof n’est pas une langue à tons. Dans l’orthographe du wolof, une suite de deux consonnes identiques correspond à une géminée. Toutes les occlusives, nasales et latérales peuvent être géminées. Dans l’orthographe du wolof, une suite de deux voyelles identiques correspond à une voyelle longue.

La paix seulement, grâce à Dieu. Je voudrais manger du riz au poisson. Le français a également joué une place centrale avec la colonisation et la scolarisation dans cette langue. Quelques mots sont d’origine berbère, le fameux  tabaski  du berbère tafaska signifiant la fête musulmane du mouton, en est un exemple. Il en donne une traduction libre en français sous le titre Les Petits de la guenon en 2009. Le groupe sénégalais Lemzo Diamono, actif entre 1990 et 1998, fait parfois usage de paroles en wolof.

Actif dans les années 2000 et 2010, le chanteur et percussionniste sénégalais Latyr Sy chante en plusieurs langues dont le wolof. Mais le wolof s’entend aussi dans des films d’autres pays évoquant des personnages de langue wolof un peu partout dans le monde. Principes de la langue wolofe par les Missionnaires de la Congrégation du S. Bakel, 1864, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, 1864, 70 p. Louis Léon César Faidherbe, Langues sénégalaises : wolof, arabe-hassania, soninké, sérère, notions grammaticales, vocabulaires et phrases, E.

Donal Cruise O’Brien,  Langue et nationalité au Sénégal : l’enjeu politique de la wolofisation , L’Année africaine, 1979, p. Pathé Diagne, Manuel d’initiation au wolof moderne, Dalar, Imprim. Pathé Diagne, Grammaire de Wolof moderne, Paris, Présence africaine, 1971, 229 p. Aram Diop, Maurice Calvet et Oumar Ben Khatab Dia, Les cent et les quinze cents mots les plus fréquents de la langue wolof, Dakar, Centre de Linguistique appliquée, 1971, 51 p. Michel Malherbe et Cheikh Sall, Parlons wolof : langue et culture, L’Harmattan, 1989, 181 p. Ahmed Khalifa Niasse, La place centrale du français dans les héritages linguistiques du wolof, L’Harmattan, 2014, 106 p. Ahmed Khalifa Niasse, Le Jolfo ou wolof senegalensis : origine et héritages, L’Harmattan, 2014, 242 p.

Les mots du patrimoine : le Sénégal, Editions des archives contemporaines, 2006, p. Ahmed Khalifa Niasse , La place centrale du français dans les héritages linguistiques du wolof, L’Harmattan, p. Page consultée le 21 août 2017. Julia Sarr, la voix magique , article sur le site Au Sénégal le 18 novembre 2005. Rechercher les pages comportant ce texte.