Les mouvements internationaux de capitaux : Comprendre les crises financières PDF

Déficits publics : remède miracle ou bombe à les mouvements internationaux de capitaux : Comprendre les crises financières PDF ? Dans toute la suite, nous supposerons pour simplifier l’exposé que l’entreprise redistribue tout ce qu’elle gagne.


La théorie keynésienne, comme la comptabilité nationale, utilise donc la notion d’épargne. Mais la simplicité de cette définition est dangereuse ! La notion d’épargne est si commune qu’on n’éprouve plus le besoin d’y réfléchir, pourtant elle est utilisée ici dans un sens très précis, différent de celui dans lequel il est parfois utilisé dans la vie courante et même par les économistes. Ainsi, par ce simple fait, l’épargne ne peut être assimilée à des avoirs, par exemple à des avoirs sur un compte d’épargne.

La conséquence est qu’on ne peut pas puiser dans son épargne. Par exemple, les intérêts payés ne sont pas une dépense de consommation mais un transfert qui vient en déduction du revenu. La consommation correspond aux seules acquisitions par les ménages de biens et services produits. En effet, l’argent dépensé pour rembourser ses emprunts ne peut être utilisé pour sa consommation. Le revenu d’un ménage correspond à la richesse qu’il a reçue lors d’une période, la consommation à la richesse qu’il a détruite et l’épargne à son enrichissement lors de cette période. On en déduit que le revenu est aussi égal à la consommation plus l’investissement. Cela signifie également que la différence entre le revenu et la consommation est égale à l’investissement.

Ce qui est remarquable dans cette égalité, c’est qu’elle est toujours vérifiée, pour toute période et quelles que soient les conditions économiques, notamment quel que soit le niveau du taux d’intérêt. Il est donc difficile de l’interpréter comme une relation d’équilibre permettant de déterminer le taux d’intérêt. Une fois l’investissement des entreprises réalisé, les ménages n’ont plus le pouvoir de déterminer leur épargne, celle-ci est rigoureusement déterminée par l’investissement décidé par les entreprises. En effet, le revenu des ménages est aussi égal à la production, c’est-à-dire la somme de l’investissement et de la consommation. Si les ménages veulent diminuer leur épargne, ils vont augmenter leur consommation, mais, en augmentant leur consommation ils vont également augmenter la production est donc leur revenu. L’égalité entre l’épargne et l’investissement signifie donc que l’enrichissement global de la société est strictement déterminé par l’investissement des entreprises, le désir d’épargne des ménages n’ayant d’influence que sur le niveau de la production.