Les nouveaux risques infectieux : SRAS, grippe aviaire, et après ? PDF

Les influenzavirus A de sous-les nouveaux risques infectieux : SRAS, grippe aviaire, et après ? PDF H5N1 sont des sous-types de virus grippal de type A. Ils sont responsables de la grippe aviaire. Représentation schématique du virus grippal A.


Grippe aviaire, légionellose, listéria, fièvre hémorragique, BRAS : de nouveaux risques infectieux font régulièrement l’actualité, faisant craindre des épidémies massives. Sans parler des maladies connues (Sida, hépatites,…), en renouveau (tuberculose,…) ou de celles que le terrorisme pourrait utiliser. De fait, les maladies infectieuses, la plus grande cause de mortalité dans le monde, sont en pleine expansion. Que faut-il réellement craindre ? Comment distinguer les peurs irrationnelles et les risques véritables ? Pourquoi de nouvelles maladies apparaissent-elles ? Comment lutter ? L’auteur démontre le rôle de l’évolution des modes de vie et milite pour un principe de vigilance, intelligemment appliqué. Un ouvrage pédagogique et accessible, pour faire le point sur un sujet propice à toutes les craintes.

Chez les oiseaux, il existe 16 sous-types de virus grippaux pour l’hémagglutinine. Seuls les sous-types H5 et H7 sont actuellement réputés hautement pathogènes chez les oiseaux. Ces virus grippaux sont réputés être habituellement transportés à travers le monde dans les intestins des oiseaux sauvages migrateurs. Ils sont très rarement mortels et souvent n’occasionnent pas de symptôme visible. Depuis 1997, il semble avoir élargi la liste de ses cibles. Il semble s’être endémisé en Asie et présente donc un risque croissant d’humanisation par mutation pour des populations exposées professionnellement ou vivant de façon intime avec des oiseaux.

L’aspect dangereux des variétés H5N1 est lié au fait qu’elles combinent les deux sous-types H et N les plus pathogènes connus pour l’homme. En 2008, on ignore encore si leur haut degré de dangerosité permettrait une réelle pandémie, car le développement de la maladie est encore jugé trop rapide pour ne pas être détecté avant de devenir une contagion épidémique interhumaine, cas qui ne s’est pas encore confirmé à ce jour. Ils ne sont donc a priori peu ou pas efficaces en cas de virus pandémique recombiné. Au 21 juillet 2005, 109 cas d’infection humaine étaient confirmés, causant le décès de 55 personnes hors de la Chine. Au 18 février 2006, 171 personnes ont été reconnues infectées dans le monde depuis fin 2003, dont 93 sont mortes. Asie, Europe et Afrique, les trois continents affectés.

Article détaillé : Virus de la grippe A. Pays dont la volaille ou les oiseaux ont été atteints. Pays dont la population humaine a été atteinte. La transmission diffusion du virus semble essentiellement due au commerce des volailles, mais les oiseaux sauvages joueraient un rôle potentiellement important si le virus mutait en restant contagieux chez l’oiseau et en le devenant chez l’homme. Le H5N1 a d’abord été détecté chez quelques oies en Chine en 1996. La majorité des cas du virus H5N1 a été signalée en Extrême-Orient et en Asie du Sud-Est. Une fois qu’une émergence est détectée, les autorités locales ordonnent souvent une extermination massive des oiseaux et des espèces animales affectées.

Si ceci est réalisé très rapidement, le risque d’explosion contagieuse de grippe aviaire peut être contenu. Au-delà des conditions de promiscuité dans les fermes et marchés animaux, le cas des oiseaux migrateurs est très préoccupant. Durant l’été 2005, des émergences de H5N1 ont été détectées dans le Nord-Ouest de la Chine et la Russie non-européenne. Les médias et certains officiels gouvernementaux européens ont exprimé leur crainte que le virus se dirige vers l’ouest. La souche H5N1 de grippe aviaire est passée des oiseaux aux humains en 1997 à Hong Kong. Dix-huit personnes furent infectées, dont six sont décédées. La contagion fut limitée à Hong Kong, lorsque tous les poulets du territoire furent exterminés.

En août 2004, la grippe aviaire a été confirmée à Kampung Pasir dans le Kelantan en Malaisie. Deux poulets furent confirmés porteurs du H5N1. Une autre émergence de grippe aviaire en janvier 2005 a touché 33 des 64 cités et provinces du Viêt Nam, conduisant à l’élimination forcée de près de 1,2 million de volailles. On estime que plus de 140 millions d’oiseaux sont morts ou ont été tués à cause de l’émergence contagieuse. En juillet 2005, la plupart des cas humains de grippe aviaire en Asie orientale sont attribués au contact rapproché avec des volailles infectées.

La transmission de personne à personne n’a pu être confirmée dans l’Est de l’Asie. Plus tard en août, le virus a été trouvé en Russie occidentale, faisant sa première apparition en Europe. Les officiels de l’Union européenne ont choisi de ne pas imposer pour l’instant une telle mesure aux pays membres. Les officiels du gouvernement chinois ont rapporté que plus de 1 000 oiseaux migrateurs ont été trouvés morts en 2005. En attendant une confirmation de la part des scientifiques, c’est la première fois que le virus a été détecté en Europe.

Six villages ont par suite été placés en quarantaine après la mort d’oiseaux domestiques, et plus de 220 oiseaux ont été tués. Des analyses similaires sur les trois canards trouvés morts en Roumanie ont depuis révélé que les morts étaient causées par une souche de grippe H5, laissant suspecter le virus H5N1. Fin 2005, début 2006, les experts exprimaient des craintes croissantes concernent l’Afrique où les échanges commerciaux et les oiseaux migrateurs pouvaient contaminer la volaille ou d’autres espèces migratrices. Sous l’égide de l’OMS et de la FAO qui ont aussi appelé à aider l’Afrique, les États européens se sont préparés à un possible retour du virus en Europe printemps 2006 lors de la remontée des oiseaux migrateurs, faisant une priorité de la constitution de stocks de médicaments, suffisants pour traiter des millions de personnes au cas où une mutation du virus le rendrait plus adapté à l’homme. Afghanistan, Pakistan, Irak, Syrie, Est de la Turquie, etc. Le 16 octobre 2005, des oiseaux morts en Croatie et en Macédoine sont suspectés d’être atteints. Une réunion de responsables de la santé européens à Londres signala que tous les pays membres de l’Union n’étaient pas préparés de façon égale à une pandémie.

Mais d’autres pays européens, placés en cœur de l’Union européenne bien que n’en faisant pas partie, sont mal lotis et pas préparés tels que la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine qui pourraient être exposées très tôt. Le premier cas de virus aviaire H5N1 confirmé le 23 octobre 2005 dans l’Union européenne est un perroquet importé d’Asie, trouvé mort durant sa quarantaine. Le 11 février 2006, des oiseaux morts en Italie et en Grèce sont atteints. Le 18 février 2006, en Allemagne, il y a 40 cas de grippe aviaire avérés. Le 23 février 2006, en France, contagion dans un élevage de 11 000 dindes dans le département de l’Ain. Le 26 février 2006, en Suisse, dans le canton de Genève, le premier cas de canard sauvage est déclaré touché par le virus hautement pathogène H5N1.