Les Promenades de Proust en Normandie PDF

La Bruyère fut l’un des premiers écrivains à mettre en avant le style littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Il est vraisemblablement élevé à l’Oratoire de Les Promenades de Proust en Normandie PDF, et, à vingt ans, obtient le titre de licencié en droit à l’université d’Orléans, après la soutenance de ses thèses en juin 1665. Il effectue le voyage de Normandie pour son installation, en septembre 1674, puis, les formalités remplies, il retourne à Paris, et ne paraît plus à Caen. Il mène une existence de retraite studieuse, vivant petitement, rue des Augustins à Paris.


En 1679, un vol de 2 500 livres dans son secrétaire le laisse sans ressources. Il vend sa charge en 1686. La Bruyère connaît ensuite une remarquable ascension sociale qui lui permet d’accéder aux hautes sphères de la société aristocratique française, et d’y obtenir une avantageuse protection. Plaque sur la façade de l’hôtel de Condé, 22, rue des Réservoirs à Versailles.

Le jeune duc de Bourbon était alors âgé de seize ans, et il venait d’achever sa seconde année de philosophie au collège de Clermont, qui était dirigé par les jésuites. Sa férocité était extrême et se montrait en tout. La première édition des Caractères paraît à Paris, chez Étienne Michallet, à l’automne de 1687, sous ce titre : les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle. Deux autres éditions parurent dans la même année 1688, sans que La Bruyère eût le temps de les augmenter notablement. 40, auxquels il faut ajouter le Discours à l’Académie. La vente de son ouvrage n’enrichit point La Bruyère, qui d’avance en avait destiné le produit à doter la fille de son libraire Michallet — cette dot fut ainsi de 100000 F à 3000000 F. Article connexe : Querelle des Anciens et des Modernes.

La Bruyère se présente à l’Académie en 1691, et c’est Étienne Pavillon qui est élu. Racine aux dépens de Corneille, et publient une critique au vitriol du discours de réception à l’Académie, dont  toute l’assemblée a jugé qu’il  était immédiatement au-dessous de rien  , retournant ainsi contre La Bruyère les termes mêmes dont il s’était servi pour qualifier le Mercure Galant. Les dernières années de la vie de La Bruyère sont consacrées à la préparation d’un nouvel ouvrage, dont il avait pris l’idée dans ses fréquents entretiens avec Bossuet, à savoir les Dialogues sur le Quiétisme, qu’il laissa inachevés. Ces Dialogues ont été publiés après sa mort, en 1698, par l’abbé Elies du Pin, docteur en Sorbonne, qui compléta les sept dialogues trouvés dans les papiers de La Bruyère, par deux dialogues de sa façon.

Dialogues, qui n’était point admise par Walckenaër, paraît certaine au plus récent éditeur de La Bruyère, Gustave Servois. Il meurt à Versailles, dans la nuit du 10 au 11 mai 1696, d’une attaque d’apoplexie. Le récit de sa fin nous a été transmis par une lettre d’Antoine Bossuet, frère de l’évêque de Meaux. La Bruyère mourut célibataire et pauvre. Sa mort,  si prompte, si surprenante , suivant les expressions de son successeur à l’Académie, l’abbé Claude Fleury, fit naître le soupçon qu’il aurait été empoisonné. Les Caractères, Le Livre de Poche, 2004, 644 p. Dans Les Caractères, chapitre Du Souverain ou de la République, 9, La Bruyère apostrophe de façon émouvante le  jeune Soyecour , mort à la guerre le 3 juillet 1690.