Les prophètes, les enfants et les fous : Etudes bibliques et talmudiques PDF

Babylonie par Anan ben David un siècle plus tôt, bien que des mouvements karaïtes moins importants aient pu le précéder. Son influence décline ensuite progressivement mais des communautés se maintiennent au Caire, en Crimée et ailleurs. Dieu du Talmud les prophètes, les enfants et les fous : Etudes bibliques et talmudiques PDF le monopole des rabbins en matière de halakha et d’exégèse des textes saints. La version de la loi religieuse écrite reconnue par les karaïtes est strictement identique à celle des rabbanites : c’est le tanakh hébraïque tel que fixé par les massorètes.


Dans d’autres domaines, comme la théologie, existent généralement de fortes similitudes, même si certains groupes européens ont développé des innovations. Enfin, des détails rituels séparent les deux groupes, mais aussi les communautés karaïtes entre elles. En effet, eu égard au principe fondamental de l’interprétation personnelle des textes saints, les principes et rituels du karaïsme peuvent varier d’un groupe à un autre, voire entre personnes, au moins dans une certaine mesure. L’affrontement entre pharisiens, précurseurs du judaïsme orthodoxe actuel, et sadducéens tourna brutalement à l’avantage des premiers à la chute du Second Temple de Jérusalem en 70 EC. Tossefta en représente un premier commentaire. Baraïta, qui demeura orale et regroupa les traditions non-compilées dans la Michna.

Cependant, si le pharisaïsme avait été établi en norme après la destruction du Second Temple de Jérusalem, le principe sur lequel il reposait, à savoir la validité de la loi orale, était loin de faire l’unanimité. Des recherches récentes, fondées sur les témoignages d’auteurs anciens non-juifs relatifs au judaïsme, en particulier Juvénal étudié par P. Ses seuls envoyés, et leurs paroles comme la seule parole de Dieu. Il conteste la Torah orale car elle se présente comme révélée, donc d’autorité équivalente.

Article détaillé : Controverses autour de la Torah orale. Je veux te donner les tables de pierre, la Torah et la Mitzva que J’ai écrites . Cependant il est ici question des tables de la loi uniquement, cet argument est donc peu pertinent. Dans le même ordre d’idées, les karaïtes considèrent que la Torah orale contredit en de nombreux endroits la Torah écrite, ce qui serait impossible si elles étaient issues de la même source divine. De façon plus indirecte, les karaïtes ne peuvent admettre qu’une tradition reçue de Dieu puisse faire l’objet de tant de variations et de disputes. Les nombreux commentaires, parfois divergents, que suscite la Torah orale ou ses rapports avec la Torah écrite leur semblent un indice d’imperfection, contradictoire avec l’origine divine de la loi orale. Enfin, la Torah orale s’enrichit continuellement de nombreux commentaires, lesquels se basent sur des commentaires plus anciens, mais pas directement sur la Torah écrite telle qu’elle a été donnée.

L’homme étant sujet à l’erreur, les commentaires des rabbins actuels pourraient se baser sur des erreurs, qui iraient alors en s’accumulant. Le karaïsme, refusant l’exégèse talmudique du judaïsme rabbinique, a développé sa propre démarche. Bible hébraïque, comme la brit mila ou la shehita. Selon ce principe, chaque Juif pieux doit se donner un rabbin, versé dans la Torah orale et ses interprétations, qui guidera sa vie, au moins religieuse. L’autorité des rabbins, et plus spécifiquement des grands  sages , en matière d’interprétation de la Torah, ne peut être remise en question que par l’un de ses pairs. Partant, l’on ne peut contester l’opinion d’un sage de la génération précédente qu’à condition de s’appuyer sur un autre sage de la génération précédente.