Les protestants PDF

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Courant majeur du christianisme, le protestantisme est basé sur une lecture différente de la Bible et une conception très particulière des rapports entre l’homme et Dieu. La liberté de penser, le respect des autres comme celui de soi-même et la responsabilité personnelle sont autant de valeurs transmises par les voix protestantes, celles de Luther, de Van Gogh, de Martin Luther King ou du docteur Schweitzer. En trente-trois citations et autant d’illustrations, cet ouvrage dévoile, tel un véritable guide de vie, la pensée protestante.

Les dragonnades sont les persécutions dirigées sous Louis XIV contre les communautés protestantes de toutes les régions de France pour l’exercice de leur culte. La première dragonnade organisée en 1681 par l’intendant du Poitou, René de Marillac, permit à cet agent du pouvoir royal d’annoncer 30 000 conversions obtenues entre août et novembre. Les dragonnades qui s’étaient multipliées et étendues au cours de l’année 1685 entraînèrent des conversions en masse . Les premières dragonnades précédèrent de quelques mois l’édit de Fontainebleau de 1685 qui révoquait l’édit de Nantes, et le furent elles-mêmes par les  missions bottées  de Louvois. René de Marillac, l’intendant du Poitou, ordonna de faire le rôle des tailles et de marquer les réformés à la marge pour les grever, tant pour l’impôt que pour le logement des gens de guerre.

Les nouveaux convertis étaient, au contraire, exempts de l’un et de l’autre. L’effet de ce genre de persécution au sein de chaque famille dépassa l’espérance de Louvois. Cependant, la mort de Colbert en 1683 laissa les Le Tellier maîtres de la situation. Au début de l’année 1685, Louis XIV avait envoyé dans le Béarn une armée pour menacer l’Espagne. Pendant le séjour de ces troupes dans cette province, l’intendant Foucault déclara que le roi ne voulait plus qu’une religion dans ses États. Le duc de Noailles, qui commandait dans le Languedoc, partagea avec le marquis de Boufflers la responsabilité des premières dragonnades.

Leur succès fut prompt : à la seule vue des troupes, les conversions se faisaient par milliers. Les conversions, écrivait le duc de Noailles, à la fin de l’année 1685, ont été si générales et ont marché avec une si grande vitesse, que l’on n’en saurait assez remercier Dieu ni songer trop sérieusement aux moyens d’achever entièrement cet ouvrage, en donnant à ces peuples les instructions dont ils ont besoin et qu’ils demandent avec instance. Dans cette affaire, Louis XIV fut abusé par des courtisans vénaux ou fanatiques. Il était comblé de joie en recevant la liste des conversions, en général de 250 à 400 par jour. Persuadé que tout son royaume était catholique ou près de l’être, ce fut ce qui le détermina à révoquer l’édit de Nantes. Les exécuteurs des dragonnades employaient aussi contre leurs victimes le feu, la brûlure, l’estrapade, la suspension par les parties les plus sensibles du corps.

Le provost et un lieutenant du régiment d’infanterie du roy logera chez Monsieur de la Bouillonnière, rue et paroisse Saint-Pierre, conformément aux ordres de sa Majesté. Les dragonnades se multiplièrent durant toute la fin du règne de Louis XIV et même sous Louis XV. 1681 : premières dragonnades en Poitou, en Aunis et en Saintonge. 18 juillet 1683 : dragonnades en Vivarais. Septembre-octobre 1683 : dragonnades au Chambon-sur-Lignon, au Mazet-Saint-Voy et à Tence. Hiver 1684 : dragonnades dans le bailliage de Seltz en Alsace.

Juillet 1685 : dragonnades à Pau, en Poitou, à Castres, dans la vallée du Rhône et en Dauphiné. 11 août 1685 : dragonnades à Bergerac. 20 août 1685 : dragonnades à Montauban. 1685 : dans le Luberon, dragonnades à Lacoste, Mérindol, Lourmarin, Joucas, Cabrières, anciens fiefs vaudois. Septembre 1685 : dragonnades en Cévennes, Haut et Bas-Languedoc. Octobre 1685 : dragonnades en Normandie, dans la Brie puis en Champagne.

26 octobre 1685 : dragonnades à Rouen. 13 novembre 1685 : dragonnades à Caen. 17 novembre 1685 : dragonnades à Montivilliers. 28 novembre 1685 : dragonnades à Gruchet-Saint-Siméon. 29 novembre 1685 : dragonnades au Havre. Novembre 1685, dragonnades dans les régions du Nord et de l’Est, à Chartres, Dieppe, Nantes, puis dans le diocèse de Meaux, en Champagne et à Sedan. Décembre 1685 : dragonnades dans la Brie jusqu’à Soissons.

28 juillet 1686 : dragonnades à Metz. 20 décembre 1744 au 1er mai 1745 : dragonnades à Millau et dans le Rouergue. Seuls quelques catholiques osèrent rappeler que ces communions forcées n’étaient, pour l’Église, qu’autant de sacrilèges. De bonne foi, êtes-vous bien persuadé de la sincérité des nouveaux convertis ?

Les dragonnades ont également trouvé leurs apologistes : Traité dogmatique et historique des édits et autres moyens d’établir l’unité de l’Église catholique, par les RR. Thomassin et Bordes de l’Oratoire, 3 vol. Les exécuteurs des dragonnades n’avaient ni plus de pitié ni plus de respect pour les femmes que pour les hommes. Ils abusaient, dit un contemporain, de la tendre pudeur qui est une des propriétés de leur sexe, et ils s’en prévalaient pour leur faire de plus sensibles outrages. Les relations du temps montrent pourtant que si les officiers ne partageaient pas les excès de leurs soldats, ils les acceptaient du moins. N’est-ce pas une chose qui fait honte au nom chrétien, que pendant que votre soldatesque a été logée dans les maisons de ceux de la religion, les gouverneurs, les intendants et les évêques aient tenu table ouverte pour les officiers des troupes, où on rapportait, pour divertir la compagnie, tous les bons tours dont les soldats s’étaient avisés pour faire peur à leurs hôtes, pour leur escroquer de l’argent.