Les remparts de la mémoire: Poésie PDF

Blason de la maison de Châtillon. Le siège de Béziers, ayant eu lieu en les remparts de la mémoire: Poésie PDF, est une opération militaire marquante de la croisade des albigeois et de l’histoire de France. Quand la croisade arrive à Montpellier, Raimond-Roger se présente et demande une entrevue avec Arnaud Amaury, abbé de Cîteaux et légat du pape. Il promet d’envoyer rapidement une armée de secours.


Il est compréhensible que le seigneur de Béziers n’ait pas estimé nécessaire d’y rester puisque la ville était très bien défendue et qu’il lui fallait préparer la défense du reste de sa seigneurie. La croisade est forte d’environ 20 000 hommes. Alors qu’elle approche de la ville, Renaud de Montpeyroux, évêque de Béziers, tente une ultime médiation. Arnaud Amaury exige que les cathares lui soient livrés.

L’évêque fait remarquer les difficultés morales et matérielles de cette entreprise, et l’abbé de Cîteaux exige que tous les catholiques sortent de la ville pour ne pas partager le sort des cathares. Seuls l’évêque et quelques catholiques quittent la ville. La croisade atteint la ville le 22 juillet. Les fortifications paraissant trop solides pour être prises d’assaut, l’armée commence à s’installer et se prépare à un siège qui promet d’être long. La journée étant particulièrement chaude, des ribauds en profitent pour se rafraîchir et se baigner dans l’Orb. La prise-éclair et le massacre de Béziers fait l’effet d’un coup de tonnerre, et la nouvelle se répand dans toute l’Europe.

L’autre conséquence de la prise de la ville est que le vicomte Raimond-Roger Trencavel est paralysé dans son combat. Cette citation est largement sujette à caution : seul Césaire, un moine allemand de l’abbaye cistercienne de Heisterbach, l’affirme dans son recueil Dialogues des miracles écrit entre 1219 et 1223, alors que les sources locales et contemporaines n’en soufflent mot. Jacques Berlioz, dans son ouvrage consacré à cette citation, l’estime vraisemblable. Il conclut en plus qu’elle correspond tout à fait à la mentalité de l’époque. Le déroulement du siège montre qu’Arnaud Amaury n’est mis au courant de la prise de la ville qu’après le début du massacre. Il ne peut donc pas donner les directives qui lui sont attribuées.

Il faut cependant reconnaître que lorsqu’il exige au début du siège que tous les catholiques sortent de la ville pour ne pas partager le sort des cathares, il n’est pas très loin dans l’esprit de cette directive. Archives départementales de l’Hérault, 1209 : le sac de Béziers vu par ses contemporains, dossier préparé par Damien Vaisse, Montpellier, Conseil général de l’Hérault, 2009, 12 p. Césaire de Heisterbach, Loubatieres, 1996, 133 p. Les Grandes Heures de l’Histoire de France , 1991, 462 p. Anne Brenon, Petit Précis de Catharisme, Loubatières, 1996.