Les voleurs de bicyclettes PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Vittorio De Sica sorti en 1948. Le film retrace l’histoire d’un père de famille pauvre de l’immédiat après-les voleurs de bicyclettes PDF qui s’est fait voler l’outil de travail indispensable à la survie de sa jeune famille, sa bicyclette.


Peintre et graveur, Luigi Bartolini (1892-1963) est aussi écrivain. En 1946, il public Les Voleurs de bicyclettes, roman qui va être adapté au cinéma par Vittorio De Sica. Le film paraîtra en France sous le titre Le Voleur de bicyclette. Dans une Italie vaincue, encore soumise aux restrictions et en proie au chaos, le film, qui s’impose comme le parangon absolu de ce qu’on appellera le  » néoréalisme « , fera pleurer des millions de spectateurs et aura valeur de documentaire sur la misère à Rome dans l’immédiat après-guerre. Si le film a pris beaucoup de liberté par rapport au livre, il reste dans l’esprit de Bartolini, qui enquête dans les classes les plus pauvres, sans misérabilisme, avec humour et une certaine méfiance à l’égard de ses semblables.

Antonio Ricci, quarante ans, vit dans une banlieue populaire de Rome, à Val Melaina, avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d’affiches, à condition qu’il ait une bicyclette. Le lendemain dimanche, avec son fils, son ami Baiocco et deux autres compères, ils vont au marché aux puces de la Piazza Vittorio, où pourrait se trouver le voleur désirant vendre le vélo. Antonio demande à son fils de l’attendre près d’un pont pendant qu’il recherche le vieil homme, lorsque soudain il entend les cris de gens qui disent qu’un garçon est en train de se noyer. Se ruant sur les lieux, il se rend compte que ce n’est pas Bruno.

Désespéré, Antonio consulte une voyante qui lui dit :  Tu trouveras ton vélo aujourd’hui, ou jamais . En quittant la maison, le hasard lui fait retrouver son voleur qui se réfugie dans un bordel d’où ils sont expulsés par les femmes. Bruno va chercher un carabinier, qui inspecte l’appartement du voleur, sans résultat, et explique à Antonio que sans témoin pour lui et avec le voisinage comme alibi pour le voleur, il ne peut rien faire. Désabusé, il erre avec son fils du côté du Stadio Nazionale PNF où a lieu un match de football, tandis qu’à l’extérieur une nuée de bicyclettes attendent leurs propriétaires sur le parking. Il fait les cent pas distraitement alors que Bruno est assis sur le trottoir, son chapeau dans les mains. Il regarde de nouveau le parking et voit la foule de propriétaires récupérer leur vélo dans un flot ininterrompu.