Médecine interne. Une approche systématique PDF

L’endocardite lupique en est un médecine interne. Une approche systématique PDF. Les malades immunodéprimés présentent toujours plus de risque. Une valve cardiaque normale est recouverte entièrement d’une couche cellulaire, l’endothelium, la protégeant des attaques bactériennes.


La forme aiguë de l’EI concerne généralement des immunodéprimés ou convalescents en réanimation, ou des toxicomanes. Les EI à streptocoques sont plutôt lentes et les EI à staphylocoques sont plutôt aigües. Elle doit être recherchée de manière systématique en cas d’endocardite. L’échocardiographie reste l’examen d’imagerie clé pour confirmer le diagnostic.

Il s’agit de la mise en culture du sang prélevé sur le patient afin d’isoler et d’identifier le germe responsable de l’infection. L’hémoculture reste l’examen de choix pour le diagnostic de l’endocardite. Le moment du prélèvement, le nombre de flacons et le volume prélevé sont des paramètres déterminants. Néanmoins, le diagnostic microbiologique de l’endocardite requiert une attention particulière de la part du microbiologiste, afin de mettre en œuvre des investigations plus poussées en cas d’échec de cette première approche. Le tableau le plus typique étant l’association d’hémocultures poussant à un germe connu comme pouvant être responsable d’une endocardite et la présence d’une lésion sur l’échocardiographie. L’émergence des streptocoques du groupe D dans les 20 dernières années est très nette, l’ensemble des trois espèces citées devenant nettement prépondérant par rapport aux entérocoques comme Enterococcus faecalis. Ces germes sont caractérisées par leur sévérité.

Ce germe tend à devenir la première cause des endocardites. Les bactéries des genres Chlamydia, Coxiella et Bartonella occupent maintenant une place importante parmi les responsables. Le diagnostic microbiologique est rarement fait par les hémocultures, la culture sur milieu acellulaire restant extrêmement longue et fastidieuse. Ainsi, au sens strict, il s’agit d’endocardites à hémocultures négatives. Les formes à Chlamydia sont exceptionnelles. Les endocardites à Tropheryma whipplei constituent une cause non exceptionnelle. L’atteinte de l’endocarde est relativement fréquente au cours de l’évolution de la maladie de Whipple, se présentant comme une valvulite ou une endocardite de la valve mitrale ou aortique.

Ce groupe est composé de petits bacilles à croissance lente, qui sont des commensaux de la cavité oropharyngée. Ils doivent être systématiquement évoqués dans les endocardites sur prothèse valvulaire, chez les toxicomanes, en cas d’hospitalisation ou de traitement antibiotique prolongés et après chirurgie cardiaque. L’abcès intra-cardiaque, se voit dans un peu moins d’une endocardite sur 6. Une chirurgie doit alors être discutée. La prise en charge de l’endocardite infectieuse a fait l’objet de la publication de recommandations. Le traitement préventif, dit prophylactique, consiste à donner chez des patients à risque de développer une endocardite un traitement par antibiotiques dans certaines situations, jugées elles-mêmes, à risque de transmission. La tendance actuelle est de restreindre cette prophylaxie aux personnes les plus à risques et de ne la proposer que lors de certaines interventions dentaires.