Mélanges François Kerlouégan PDF

Guénolé, ce qui en fait une des plus anciennes et mélanges François Kerlouégan PDF importantes de Bretagne. L’historien Arthur Le Moyne de la Borderie l’a qualifiée de  Cœur de la Bretagne . Les ruines de l’ancienne abbaye ainsi qu’un musée historique sont accessibles au public. Le site de l’abbaye de Landévennec est remarquable : une presqu’île isolée entre le dernier méandre de l’Aulne maritime et la Rade de Brest, où choisirent de s’installer quelques moines au tout début du Haut Moyen Âge.


Uinualoë et ses moines, arrivant là, avaient trouvé inculte, tout couvert de bois, le pays de Crozon, tout le littoral du fond de la Rade de Brest. Du droit du premier occupant, ils s’y étaient installés, ils avaient défriché autour d’eaux les terres les plus fertiles et se les étaient appropriées par droit de culture, avaient pris possession de la forêt. Gurdisten et le moine Clément dont le texte est repris par Gurdisten. Cette abbaye, créée si l’on en croit la tradition vers 485, suivait la règle des Scots, dans la tradition du christianisme celtique. Obéissance, pauvreté et chasteté étaient strictement pratiquées par les moines bretons. Vaquez à l’étude avec humilité, sans vous enorgueillir de votre science, soumettez-vous au travail manuel avec abaissement et contrition de cœur, sans rechercher la louange des hommes dans l’exercice de votre art, sans mépriser celui qui l’ignore, insistez sans cesse sur la prière accompagnée de jeûnes et de veilles . Telles étaient les recommandations faites par Budoc, le maître de saint Guénolé.

L’oratoire fut reconstruit et agrandi vers 700, transformé en un premier monastère construit donc à l’époque mérovingienne. L’archéologie a conservé des traces du passage des Normands à Landévennec : sur une grande partie du site, une épaisse couche de cendres témoigne de l’incendie qui détruisit l’abbaye. Un calendrier conservé à Copenhague précise à la date de 913, en latin :  Cette même année fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands . Durant le règne scandinave, les échanges économiques, intellectuels et religieux s’effectuèrent par mer. La règle de saint Colomban fait son retour et c’est désormais dans la pierre que va s’opérer un syncrétisme culturel.

De la Scandinavie à la Méditerranée, de Constantinople à la cité d’Alet, de Dublin à Brest, de Jaffa, Alexandrie, Oran, Cadix à Nantes. La pensée Grecque contournant le monde Carolingien, amena scientifiques, architectes et médecins en Bretagne continentale. Le pouvoir se déplaça vers la Haute-Bretagne, vers Rennes, puis Nantes. Le contact avec les Francs et l’apprentissage que les moines et chefs avaient fait de la langue romane durant l’exode, eurent pour conséquence de réduire le breton à une langue d’échanges, une langue non-écrite.