Mémoires de vie, mémoires d’éternité : La mort n’existe pas PDF

Jean COCTEAU, ayant été élu mémoires de vie, mémoires d’éternité : La mort n’existe pas PDF l’Académie française à la place laissée vacante par la mort de M. Rémy de Gourmont disait que chez Edmond Rostand la chance est une des formes du génie. Rostand fut porté sur ce siège par des fées rapides et dans un tumulte d’ailes qu’il évoque autour de la naissance d’Henri de Bornier.


Médecin psychiatre internationalement reconnue, Elisabeth KÜBLER-ROSS est une pionnière dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. Docteur honoris causa de nombreuses universités américaines, elle est la fondatrice du centre de Shanti Nilaya, consacré aux enfants atteints du sida.

La mort n’est pas une fin. Au crépuscule de sa vie, Elisabeth Kübler-Ross offre un livre testament. De ces jeunes années à ces nombreux combats humanitaires, de l’accompagnement des personnes en fin de vie à la lutte pour plus de compassion, elle a fait de sa vie de femme, de mère, de médecin, un cheminement spirituel exemplaire. Son émouvant témoignage brave les conformismes et les préjugés pour redonner à l’homme sa dimension sacrée. Et nous enseigner que la mort n’est que le commencement…

Lorsque Cyrano de Bergerac tournait toutes les têtes, j’imagine un jeune sorcier de Condorcet déclarant aux élèves de ma classe que j’occuperais un jour à l’Académie, le fauteuil de leur idole. Le vieux Collège se serait écroulé sous les rires. Oui, Messieurs, je ressemble pas mal à ces équilibristes en haut d’une pile de chaises. Rien ne manque à la ressemblance avec cet exercice périlleux et même pas le roulement de tambour traditionnel qui l’accompagne. Vous comprenez donc ma crainte d’avoir à me maintenir pendant une heure dans une position incommode, et feignant l’aisance, puisque tout effort visible manque de style et que notre travail doive toujours effacer notre travail et n’afficher jamais la grimace dénonciatrice des efforts qu’il nous coûte. Vous m’objecterez que cette gêne fut la même pour vous tous. Hélas, je crains qu’elle ne me soit pire, car je vous avouerai bientôt à quel point je dissimule une maladresse native sous un faux air désinvolte et que tout ce qui peut être pris chez moi pour une danse n’est qu’un réflexe instinctif, une manière instinctive de rendre moins risible une interminable chute dans les escaliers.