Mémoires, représentations et traitements – 2e éd. PDF

Alys Roby accompagnée par un orchestre sur la scène d’une salle de spectacle lors de la radiodiffusion d’une émission par la station C. Mémoires, représentations et traitements – 2e éd. PDF’est durant la Seconde Guerre mondiale que la chanteuse Alys Robi grimpe les échelons de la notoriété.


Les connaissances de base permettant de comprendre le fonctionnement cognitif d’un individu font appel à trois grands concepts : ce sont les notions de mémoire, de représentation et de traitement.
Dans la deuxième édition de cet ouvrage sont abordés successivement :
· la mémoire, dans toute sa pluralité et avec les caractéristiques propres à chacun des registres qui la composent ;
· la représentation, tout à fait essentielle en psychologie cognitive, puisqu’elle rend compte de nos contenus de pensée, nos connaissances et croyances ;
· le traitement qui correspond aux opérations et processus de transformation des représentations en mémoire.
Avec ses exercices et QCM corrigés, cet ouvrage est conçu comme un outil de découverte et d’approfondissement des notions fondamentales de la psychologie cognitive.

Toujours pendant la guerre, elle anime une émission en français à la radio, appelée Tambour battant, et effectue plusieurs tournées dans les bases militaires canadiennes. Adios muchachos, Brésil, Je te tiens sur mon cœur. Vers 1944, Alys accepte plusieurs contrats qui la mèneront en Europe. De plus, à Londres, elle remporte un succès en chantant à la BBC. Dans les années 1940, elle entame une tournée sud-américaine.

Elle donne des concerts au Brésil, en Argentine, au Pérou et au Mexique. Ses émissions radiophoniques sont enregistrées et distribuées à la grandeur du globe. Alys Robi est l’idole des Américains et bientôt, Hollywood la convoitera. Alys Robi durant l’enregistrement de l’émission radiophonique « Revoir Paris », 1945. Sunday Night Show , à Toronto, où elle réside alors.

La carrière d’Alys Robi s’oriente de plus en plus vers les États-Unis en 1946, lorsqu’elle s’installe à New-York. Lors de ses visites au Québec, elle est reconnue comme une vedette internationale. Québec, Montréal, Rio de Janeiro et Mexico. Après son séjour à Londres, elle retourne à Hollywood. Les studios de la MGM veulent Alys Robi comme nouvelle icône. Une brillante carrière cinématographique s’annonce pour Alys. Figurent parmi ses grands succès : Le tram, Beguine, Tico-Tico, Amour, Je te tiens sur mon cœur, Brésil, Besame mucho, Adios muchachos, Chica chica boum chic, Symphonie, Cachita et Jalousie.

Malgré ce succès, Alys porte un énorme vide dans sa vie. Alors qu’elle est à l’étranger, elle s’ennuie de sa famille. Elle lui téléphone régulièrement et n’hésite pas à revenir à Québec entre deux contrats. Elle souffre d’un trouble de l’humeur connu à l’époque sous le nom de maniaco-dépression. En 1948, s’éloignant temporairement de Hollywood pour remplir un engagement à l’hôtel Flamingo de Las Vegas, elle est victime d’un grave accident de la route.

Hospitalisée durant deux longs mois à l’hôpital de Los Angeles, on diagnostique chez-elle, un caillot de sang au cerveau. Elle passe les cinq années suivantes dans cette institution. Elle y reçoit des médicaments, des traitements à l’insuline et des électrochocs. Après quelques années d’internement, les médecins décident de pratiquer sur Alys Robi une lobotomie, intervention réservée aux maniaco-dépressifs, à l’époque. Elle tente de reprendre sa carrière, mais elle reçoit un accueil mitigé du public, qui la croit à jamais affectée par la maladie mentale. En 1989, à la suite d’une rencontre avec l’auteur-compositeur-interprète Christine Charbonneau, celle-ci lui écrit une chanson sur mesure qui traite de la souffrance que la maladie mentale peut causer chez ceux qui en sont affectés. Charbonneau l’intitule, Un long cri dans la nuit, que Lady Alys chante en concert et au Téléthon de La Paralysie Cérébrale.

C’est le cheval de bataille de la fin de sa vie. En 1989, Alain Morisod lui offre un album et une chanson sur mesure : Laissez-moi encore chanter, qui lui permettent de lancer véritablement une seconde carrière. En janvier 2005, la troupe Paris-Paris présente la revue musicale Si Alys m’était chantée qui rend hommage à la chanteuse. Robi, elle-même, remonte sur scène pour prendre part à ce spectacle qui est présenté d’abord au Casino de Montréal, puis au Casino du Lac-Leamy. Pour une quarantaine de représentations, c’est elle qui clôt le spectacle en interprétant son succès Laissez-moi encore chanter. Elle est inhumée au cimetière Notre-Dame-de-Belmont auprès des siens, dont sa mère, Albertine Dussault, et son père, Napoléon Robitaille. Alys Robi interprète : Mes blues passent pu dans porte.