Madame chiang kaï-shek PDF

Dans ce nom, le nom de famille, Han, précède le nom personnel. Multiple splendeur, Jusqu’au matin, Madame chiang kaï-shek PDF quatre visages et La montagne est jeune, etc.


Avant-propos d’Y . Rosso , préface de J . Loisy . Edito-Service , Les femmes célèbres , 1972 , in 8 , XVIII-242 pages . Cartonnage vert plastifié , photographies en noir et blanc et en couleurs hors-texte .

Son roman autobiographique, Multiple splendeur, paru en 1952, fut le plus grand succès de sa carrière. Il fut adapté au cinéma en 1955 par Henry King sous le titre La colline de l’adieu, film qui fut un succès hollywoodien. Han Suyin, de son nom de baptême Kuanghu Matilda Rosalie Elizabeth Chou, est née le 12 septembre 1917, d’un père chinois, d’ascendance Hakka, et d’une mère belge. Bénéficiaire d’une bourse, son père, Yentung Chou, avait quitté la province du Sichuan pour l’Europe en 1903 afin d’y étudier le génie ferroviaire.

Bruxelles en Belgique, il avait rencontré Marguerite Denis, qui, en 1908, allait devenir sa femme, malgré les préjugés de l’époque contre les mariages inter-raciaux. Yentung et Marguerite eurent huit enfants, dont quatre survécurent. Le premier, un garçon, né en Belgique, y fut renvoyé pour qu’il y accomplisse sa scolarité. Un deuxième garçon, Gabriel, aussi appelé Orchidée-de-Mer, naquit en 1914 ou 15 mais décéda dans des circonstances tragiques.

Le couple s’installe à Pékin en 1921. Elle fréquente l’école de filles du Sacré-Cœur puis le collège de filles Bridgeman. Peking Union Medical College, un hôpital chapeauté par des Américains. Elle se rend compte qu’il y a en Chine, à cette époque, trois échelles salariales : d’abord celle des  blancs , ensuite celle des Eurasiens et enfin celle des Chinois. Pendant cette période belge, ses rapports avec la famille Denis ne sont pas des plus chaleureux, d’après ce qu’elle racontera plus tard dans Une fleur mortelle. Entre-temps, les Japonais ont envahi la Chine.

Elle travaille à l’hôpital de Chungking tandis que son mari, qui est un des disciples de Sun Yat Sen, sert en tant qu’officier puis général dans l’armée nationaliste. Avec sa fille, Han Suyin gagne Hong Kong en février 1949. Elle devient assistante au service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Queen Mary. 1952 et rencontre le succès tout en scandalisant la société néo-coloniale britannique. Elle le suit à Johor Bahru, ville de Malaisie qui fait face à Singapour, de l’autre côté du détroit de Johore.

Souhaitant voir par elle-même les bouleversements intervenus dans son pays d’origine depuis la proclamation de la victoire communiste en 1949, elle finit par obtenir un visa en 1956. 1960 avec Vincent Ruthnaswany, un ingénieur d’origine indienne, de confession catholique, habitant Katmandou. Dans les années 1970 et 1980, le couple vit à Hong Kong et à Lausanne en Suisse. Han continue à se rendre en Chine dans les années 1980 et à écrire sur son pays natal. En 1986, Han Suyin crée la Fondation Han Suyin pour les échanges scientifiques et technologiques entre la Chine et l’Occident afin de permettre à de jeunes chercheurs et ingénieurs chinois d’aller étudier en Europe et d’être à la pointe de leur discipline.

2 novembre 2012, à l’âge de 95 ans. 1956, elle a été invitée régulièrement en Chine où elle a été reçue par le Premier ministre Zhou Enlai une douzaine de fois. Elle a continué ses visites pendant les années de la Révolution culturelle. Très attachée à la Chine, Han Suyin a été favorable au maoïsme mais, n’étant pas citoyenne chinoise, n’a jamais adhéré au Parti communiste chinois. Dans un entretien avec le journaliste John Gittings à Londres en 1990, Han dit qu’elle croyait toujours aux principes de la Révolution culturelle. Selon l’AFP, dans les années 1960 et 1970, Han Suyin joua un rôle diplomatique discret mais majeur comme ambassadrice en Occident de la bonne volonté de la Chine de Mao Tsé Toung.