Marie, la Mère des disciples PDF

L’Évangile selon Jean, écrit au plus tôt vers 90-95, en fait la première personne à avoir vu Jésus après sa Résurrection, chargée d’avertir les apôtres. L’Église orthodoxe, depuis Jean Chrysostome, fait la distinction marie, la Mère des disciples PDF ces personnages. Toutefois, le nom Magdala n’est pas attesté à l’époque de Jésus et dans les deux premiers siècles de notre ère.


Ils sont innombrables les témoins de la spiritualité mariale apparus au cours des siècles parmi les peuples chrétiens. Jean Paul II les évoquait dans son encyclique La Mère du Rédempteur (1987). Tant il est vrai qu’il n’est de vie chrétienne authentique et plénière qu’accueillante à la Mère donnée par Jésus à ses disciples (Jn 19, 25-27) et appuyée sur son intercession. Les témoins ici présentés – de l’Evangile à nos jours, et de treize pays- sont représentatifs des différentes conditions des chrétiens dans l’Eglise : prêtres et laïcs, fondateurs de congrégations ou d’associations, missionnaires et auteurs spirituels, religieux ou encore enfants… Par-delà leur époque et leur origine, leur vocation et leur charisme, ils ont en commun d’avoir été pleinement attentifs à la présence de Marie et de s’être laissés former par elle à devenir de vrais et parfaits disciples de Jésus Christ, totalement engagés à son service. Tous en témoignent : il est une qualité de vie spirituelle et une fécondité apostolique que l’on ne peut acquérir qu’à son exemple et avec son secours.

Aucune ville portant ce nom aux alentours du lac de Tibériade n’est mentionnée dans l’Ancien Testament. Toutefois des spécialistes de ces langues sont beaucoup plus sceptiques sur le fait que Magadan renverrait au mot  tour , que ce soit en araméen ou en hébreu. On considère généralement que le village arabe d’al-Majdal, détruit en 1948 sur décision des autorités israéliennes, était l’héritier de Migdal Zab’ayya mentionné dans le Talmud dix-sept siècles plus tôt et qu’il donne une indication de la position de la ville appelée traditionnellement Magdala. Des critiques ont donc émis l’hypothèse que Marie la Magdaléenne était appelée ainsi car elle possédait des  tours , des châteaux. Il a aussi été envisagé que l’un d’entre eux ait été situé près de Magdala et que c’est ce dernier qui aurait donné naissance à l’appellation Migdal que l’on voit apparaître dans la mishna. Marie de Magdala, la femme que Jésus a délivrée de sept démons, par Paolo Veronese.

Marie de Magdala est la femme la plus présente du Nouveau Testament. Pour les quatre Évangiles, elle fut le premier témoin de la Passion du Christ et de la Résurrection de Jésus. Un texte du codex de Berlin, écrit en copte à la fin du IIe s. Dans la Pistis Sophia, texte gnostique en copte datant de 350 environ, Jésus dialogue avec Marie Madeleine et les autres disciples.

Pierre, l’Évangile de Thomas et l’Évangile de Philippe évoquent également Marie Madeleine. Dans ce dernier, elle devient la disciple préférée de Jésus. Fresque représentant différentes scènes de la vie de Marie Madeleine, à l’église de la Madeleine de Mont-de-Marsan. Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe. Selon Jean Pirot, l’identification opérée dans le christianisme découle d’une erreur d’interprétation du passage de Luc 8:2, qui précise que Marie était possédée par sept démons. En 1969, le pape Paul VI décrète qu’elle ne doit plus être fêtée comme  pénitente , mais comme  disciple , l’Église catholique ne considérant plus Marie Madeleine comme une prostituée repentie.