Massoud l’Afghan PDF

Sa réputation de chef militaire, et notamment son surnom massoud l’Afghan PDF  Lion du Pandjchir , vient du fait qu’il a réussi à repousser sept attaques d’envergure des troupes soviétiques contre la vallée du Pandjchir, au nord-est de Kaboul. Son nom de naissance est Ahmed Shah. Son père, Dost Mohammed Khan, est alors colonel dans l’armée royale afghane. Les communistes prennent officiellement le pouvoir en 1978.


Notre calendrier indique la date du 9 septembre 2001. À Paris, en France, c’est un dimanche comme les autres. À New York, c’est bientôt l’heure des foules pressées qui marchent entre les blocs d’immeubles comme à travers des couloirs. De loin, les deux tours du World Trade Center se découpent dans une aube de plus en plus claire. Plus loin, beaucoup plus loin, dans un pays qui n’a pas intéressé grand monde, ce jour sera celui d’un drame qui va devenir le premier acte d’une terrible tragédie. Christophe de Ponfilly a longuement côtoyé le commandant Massoud, figure charismatique de la résistance afghane contre les Soviétiques. Depuis l’entrée en scène des taliban, Massoud avait abandonné Kaboul et s’était replié dans son fief du Panjshir. À travers la sensibilité d’un écrivain-reporter, se dessine peu à peu le portrait singulier d’un combattant que l’Occident n’a pas su écouter.

Pensant qu’une révolte armée contre les communistes recevrait le soutien du peuple, Massoud, le 6 juillet 1979, commence une insurrection dans le Pandjchir, qui d’abord échoue. Par la suite, il prend l’entier contrôle du Pandjchir et chasse les troupes communistes afghanes. Malgré de constantes attaques de la part de l’Armée rouge et de l’armée afghane, Massoud augmente sa force militaire. L’armement des moujahidines est constitué d’armement soviétique pris à l’ennemi.

Massoud forme lui-même les combattants de la liberté. Sa popularité attire des commandants d’autres régions pour former leurs troupes, auprès de Massoud. L’entraînement dure deux mois et les opérations militaires sont limitées à quinze jours, après lesquels les moujahidines peuvent retourner auprès de leur famille. Ils pensent ainsi : si nous mourons, nous gagnerons le Janat.