Messieurs de Saint-Malo PDF

Championnats de Franc en cours ! Sous l’influence des Romains, la ville de Corseul, dans les terres, se développe aux dépens de la cité d’Aleth, qui reste un port important. Rance, messieurs de Saint-Malo PDF accueillera la future ville de Saint-Malo est encore inhabité. Lors du retrait de l’armée romaine vers 420, Aleth subit de nombreuses attaques venues du Nord.


Saint-Malo jouit, on le sait, d’une aura toute particulière parmi les cités portuaires de la France atlantique. L’image d’Épinal de la course y est certes pour beaucoup, non sans d’ailleurs quelque fondement au temps de Duguay-Trouin et de la prise de Rio. Le risque est grand que la « légende corsaire » ne masque l’essentiel : la réalité historique d’un port et d’un pôle capitaliste marchand qui furent véritablement, au temps de Louis XIV, d’envergure internationale. A partir des bases solides de la pêche à Terre-Neuve et du riche « commerce de Cadix », les Malouins furent, au début du XVIIIe siècle, les créateurs de grands trafics océaniques, de Moka à Canton jusqu’au Pérou, au prix de l’invention de la route maritime du Cap Horn. Au coeur de cette aventure maritime et marchande, les vrais maîtres du jeu : les « Messieurs de Saint-Malo », une élite de grands négociants « bien hardis et bien entreprenants ». Publié une première fois en 1990, l’ouvrage d’André Lespagnol essaie de dégager les traits fortement typés et tente de suivre leur destin collectif, de l’accumulation des richesses à l’affirmation sociale.

Vers 507, saint Aaron se retire des  tentations du monde , sur un rocher de Kalnach et y construit un oratoire. Aleth continue de se développer jusqu’à la fin du millénaire où, après plusieurs attaques des Normands, la ville est durablement affaiblie. Aleth est déplacé sur le rocher de Saint-Malo, mais on ne sait si l’arrivée de l’évêque précède ou suit la première urbanisation de Saint-Malo. Cet événement marque néanmoins la fin de la grandeur d’Aleth. Désormais, la position stratégique du port est l’objet de conflits entre la Bretagne et la France.

C’est avec la découverte des Amériques et le développement des échanges avec les Indes que Saint-Malo prend son envol et s’enrichit considérablement. La ville proclamera même pendant quatre ans son indépendance. L’apogée de Saint-Malo se termine à la Révolution française qui ne l’épargne pas. Saint-Malo continue ensuite de développer la pêche, notamment pour Terre-Neuve. Saint-Malo développe le tourisme, notamment grâce à ses plages.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Malo est particulièrement touchée, la ville est dévastée par les bombardements américains en 1944. Presque entièrement reconstruite à l’original après la guerre, Saint-Malo est désormais un important centre touristique estival, port de pêche et de plaisance. Rance, était le principal centre maritime des Coriosolites. Pour les contrôler et éviter les liens transmanche avec les peuples bretons insulaires alliés aux Gaulois, les Romains imposèrent aux Coriosolites, dont la capitale Corseul se trouvait dans les terres. Un préfet militaire y commandait autour de 300 légionnaires. Saint-Malo est inhabité, sinon par quelques pêcheurs. Bretons, les Armoricains se libèrent de l’administration romaine vers 420, au départ des Martenses.

Paris, puis à Montreuil avant d’être dispersées. Ces noms, tous bretons, indiquent qu’Alet est alors en zone bretonnante. En 575, le prince domnonéen Judual aurait reconstruit Alet. Cadgualon vint y chercher assistance contre Saxons, témoignant de l’importance de la ville à cette époque. Ibrahim B’Ya’Qub parle du port de « krmalh », ce qui nous indique que le nom de Ker Malo commençait à se substituer à celui d’Alet. Fut-ce pour cette raison que le dernier évêque d’Alet Jean de Châtillon, dit  Jean de la Grille , transféra le siège du diocèse d’Alet vers l’île de Saint-Malo entre 1146 et 1152 ? En tout cas, il y trouva l’église que les moines bénédictins y avaient construite et la leur prit.

En 1161, il y fonde le collège de Saint-Malo. On ne sait si l’arrivée de l’évêque précède ou suit la première urbanisation de Saint-Malo. Alet perdit beaucoup avec ce transfert. L’évêché de Saint-Malo était l’un des  neuf évêchés  de Bretagne. Sa position stratégique en fit un objet de conflit entre les ducs de Bretagne et leur suzerain le roi de France. En 1394, le pape Clément VII cède la ville au roi de France Charles VI avec l’approbation de ses habitants.

1415 voit le retour de Saint-Malo à la Bretagne et des difficultés pour la poursuite de son essor. En 1487 le duc de Bretagne rentre conflit dans le cadre de la guerre folle avec Anne de Beaujeu, alors régente de France. Robert Surcouf, l’un des principaux corsaires malouins. Article détaillé : Compagnie française des mers orientales. Saint-Malo qui y faisaient escale avant le passage du cap Horn vers le Pacifique. Saint-Malo fut un port corsaire actif, spécialisé dans la guerre de course contre les vaisseaux anglais et hollandais qui croisaient en Manche.