Miserere PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le Miserere d’Allegri est une œuvre musicale chantée a cappella, composée en miserere PDF, durant le règne du pape Urbain VIII.


Forme, couleur harmonie Oasis ou mirage. Pour les yeux, le cœur ou l’esprit Vers l’Océan mouvant de l’Appel pictural  » Demain sera beau  » disait le naufragé Avant de disparaître à l’horizon maussade La paix ne semble guère régner. Sur ce monde angoissé D’Ombres et de semblants. Jésus en Croix mieux que moi vous le dira Jeanne en ses brèves et sublimes réponses à son procès Aussi bien les martyrs et les saints
Obscurs ou consacrés. Paris, 1918, Georges Rouault.

Le Miserere d’Allegri est écrit sur le texte du 50e psaume attribué au roi David. On est donc en présence d’une mise en forme post-tridentine basée sur une rhétorique baroque parfaitement maîtrisée. Miserere mei, Deus : secundum magnam misericordiam tuam. Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dēlē iniquitatem meam. Amplius lavā me ab iniquitate mea : et peccato meo mundā me. Quoniam iniquitatem meam ego cognōscō : et peccatum meum contra me est semper.

Tibi soli peccāvī, et malum coram te fēcī : ut justificeris in sermonibus tuis, et vincās cum judicaris. Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum : et in peccatis concepit me mater mea. Ecce enim veritatem dilexisti: incerta et occulta sapientiæ tuæ manifestasti mihi. Asperges me, Domine, hyssopo, et mundābor : lavābis me, et super nivem dēalbābor. Auditui meo dabis gaudium et lætitiam : et exsultabunt ossa humiliata. Averte faciem tuam a peccatis meis : et omnes iniquitates meas dele.

Cor mundum crea in me, Deus : et spiritum rectum innova in visceribus meis. Ne projicias me a facie tua : et spiritum sanctum tuum ne auferas a me. Redde mihi lætitiam salutaris tui : et spiritu principali confirma me. Docebo iniquos vias tuas : et impii ad te convertentur. Libera me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meæ : et exsultabit lingua mea justitiam tuam.

Domine, labia mea aperies : et os meum annuntiabit laudem tuam. Quoniam si voluisses sacrificium, dedissem utique : holocaustis non delectaberis. Sacrificium Deo spiritus contribulatus : cor contritum, et humiliatum, Deus, non despicies. Benigne fac, Domine, in bona voluntate tua Sion : ut ædificentur muri Jerusalem. Tunc acceptabis sacrificium justitiæ, oblationes, et holocausta : tunc imponent super altare tuum vitulos.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, Tu peux parler et montrer Ta justice, être juge et montrer Ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que Tu broyais. Détourne Ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de Ta face, ne me reprends pas Ton Esprit Saint. Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera Ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera Ta louange. Si j’offre un sacrifice, Tu n’en veux pas, Tu n’acceptes pas d’holocauste. Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Il y eut malgré tout de nombreuses transcriptions supposées de ce Miserere parmi les cours royales d’Europe, mais jamais de la qualité de la partition qui était chantée à Rome. Selon de nombreuses lettres, en 1770, Mozart, âgé de quatorze ans, réussit à retranscrire l’œuvre après seulement une ou deux écoutes. Il l’écouta encore une fois le vendredi qui suivit pour pouvoir faire quelques modifications.

Le Miserere obtenu fut publié en 1771 à Londres et l’interdiction papale levée. Mais cette version n’incluait pas l’ornementation baroque qui faisait une partie du succès et de la beauté du chant. Mozart fut accusé d’avoir volé la partition car il paraissait impossible qu’un enfant de quatorze ans pût, en aussi peu d’écoutes, retranscrire la partition. La polyphonie était tout de même d’une relative simplicité et les aspects répétitifs de l’œuvre, nés de la succession des nombreux versets du psaume, avaient facilité le travail du jeune homme. Réduction de ce que chante le chœur, elle peut faciliter la lecture de l’ensemble ou soutenir un chœur déficient Elle ne figure en aucun cas dans la partition d’origine. Felix Mendelssohn fit une autre transcription en 1831 et le prêtre Pietro Alfieri transcrivit les fioritures en 1840. L’édition avec ornementation jouée actuellement est un mélange de ces deux transcriptions.