Monnaie et financement de l’économie PDF

En monnaie et financement de l’économie PDF : Quelles sources sont attendues ? Article connexe : Histoire de la monnaie.


Cet ouvrage expose et analyse le concept de monnaie (défi nitions, formes, mesures, déterminants de son offre et de sa demande) et les mécanismes de fi nancement de l’économie (par les établissements de crédit et par les marchés fi nanciers et monétaires). Intégrant de nombreux aspects historiques, ainsi que les pratiques contemporaines, ce livre présente les apports théoriques récents dans les domaines de la monnaie et de la fi nance, ainsi que les transformations structurelles et institutionnelles intervenues au sein de l’Euroland.

La monnaie fiduciaire est aussi ancienne que la monnaie : même quand le bien de référence était une quantité de grain ou une tête de bétail, il était possible de réaliser des transactions, des prêts ou des dépôts avec des objets représentatifs de ces biens réels mais peu pratiques. Puis sont apparus les lettres de changes, les billets de banque et les chèques. La valeur nominale, par exemple d’un billet de banque marqué  10 euro , ne réside manifestement pas dans le coût de la matière qui lui sert de support matériel, ici le papier-monnaie. Contrairement aux instruments monétaires matérialisés sous la forme de métaux précieux, la valeur de cette matière est nettement plus faible que la valeur nominale attribuée au billet. La  croyance  qu’un billet de dix euros vaut bien dix euros provient de sa valeur d’échange donc du constat qu’à tout moment ce billet permet bien d’acquérir un bien ou un service d’un prix équivalent. Pour que cette confiance en cet instrument soit effective, et que celui-ci devienne un moyen d’échange, il doit être garanti et imposé par un organisme centralisateur, une autorité reconnue : État, banque centrale, ville, union de commerçants, etc.

La monnaie fiduciaire fait partie d’un ensemble plus vaste, la masse monétaire qui inclut d’autres moyens et systèmes de paiement comme la monnaie scripturale, les espèces métalliques, la monnaie électronique. Le développement des instruments financiers de type fiduciaire répond depuis son origine à des aspects pratiques évidents : un billet de 100 euro — un morceau de papier — est moins encombrant que cent pièces de 1 euro — pesant près d’un kilo. Article détaillé : Histoire de la monnaie. L’histoire économique tend à démontrer un plus grand pragmatisme dans le choix des monnaies divisionnaires, lesquelles circulent très vite et restent très peu de temps dans la poche des usagers. Le risque qu’elles perdent leur valeur pendant la période où elles sont conservées est quasi nul sauf très rares exceptions, et les sommes en jeu ne sont pas telles que la perte de valeur par démonétisation porte à conséquence.

Beaucoup des objets présentés comme monnaies primitives sont en fait de la petite monnaie dont la valeur intrinsèque n’a pas grande importance pourvu que l’objet ait une certaine résistance et ne soit pas facile à dupliquer. Ces cauris se retrouvent un peu partout et servirent très longtemps de petite monnaie en Afrique. Pas de commerce de détail sans petite monnaie ! Ce qui rend les usagers peu regardants sur les substituts si la monnaie divisionnaire officielle vient à manquer. Aux péages des autoroutes ou dans les commerces italiens, on utilisait dans les années 1960 des bonbons pour le rendu de la monnaie. Le papier monnaie naît comme substitut pratique mais provisoire et remboursable des monnaies métalliques. L’origine du papier monnaie est avant tout d’ordre pratique : certes pesant, un kilo d’or est surtout plus risqué à transporter qu’un document représentant et valant pour ce même kilo.

Après une histoire tourmentée, il finira par les remplacer totalement. On passe du papier monnaie au billet de banque. Les Jiaozi étaient à l’origine des planches en bois gravées et portant une inscription à l’encre vermillon et noire émises en règlement en substitut d’argent métal par des commerçants pour leur usage propre. De nouvelles formes de papier monnaie apparaissent cette fois à Amsterdam en 1609 pour faire face à une situation de pénurie monétaire dans un contexte commercial alors en pleine expansion et tourné vers l’international. Plus de 400 pièces de monnaies métalliques différentes, plus ou moins rognées, plus ou moins trafiquées, circulent à cette époque sur la place et difficilement, compte tenu des contrôles qui s’imposent à chaque échange.