Monte Hellman, sympathy for the devil: Entretien PDF

Jean-Luc Godard à Berkeley, en 1968. Comme Éric Monte Hellman, sympathy for the devil: Entretien PDF, François Truffaut, Claude Chabrol, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard commence sa carrière dans les années 1950 comme critique de cinéma. En 1959, il passe au long métrage avec la réalisation d’À bout de souffle. Le film rencontre un grand succès et devient un des films fondateurs de la Nouvelle Vague.


Sympathy for the Devil est un événement : premier livre d’entretien avec Monte Hellman en français, il célèbre le retour d’un cinéaste après vingt ans d’absence. Auteur d’une douzaine de films cultes, parmi lesquels deux westerns avec Jack Nicholson et Macadam à deux voies, chef-d’œuvre du road-movie, deux décennies se sont pourtant écoulées entre Iguana (1989) et son nouveau film Road to Nowhere, pour lequel il vient de recevoir un Lion d’Or d’honneur à la Mostra de Venise. Monte Hellman a repris la route ! Il a reçu longuement Emmanuel Burdeau dans sa maison sur les collines de Los Angeles. La série d’entretiens qui a été réalisée retrace tout son parcours, mais c’est aussi un portrait du cinéaste à son image : fragmentaire, mosaïque, éclaté. Sympathy for the Devil est un ouvrage d’un genre inédit. À la fois rétrospectif et d’actualité, publié pour la sortie française de Road to Nowhere. On y trouvera de longs propos sur The Shooting, Macadam à deux voies ou Road to Nowhere. On y écoutera Monte Hellman parler de cinéma avec ses étudiants, évoquer les grands films du passé… On l’écoutera raconter des anecdotes et des plaisanteries, genre de paroles qu’il préfère à l’exposé ou au monologue. On y verra des photos et documents rares, des extraits de projets non réalisés. On y découvrira même sa recette pour la Margharita, réputée la meilleure de la côte ouest !

Au cours des années 1960, il multiplie les projets et réalise plusieurs films par an. Godard est alors devenu un cinéaste de première importance, et un personnage de premier plan du monde artistique et de l’intelligentsia. En 1968, les événements de mai pressentis par certains de ses films antérieurs sont l’occasion de la rupture avec le système du cinéma. Godard se radicalise politiquement, et se marginalise. Il retrouve alors la place centrale qu’il avait occupée au cours des années 1960.

1998 et qui tente de faire une histoire cinématographique du cinéma. Jean Monod né à Genève en 1765 et du pasteur Adolphe Monod né en 1802. Le grand-père maternel, Julien Monod, a dirigé la Société financière d’Orient et est l’un des fondateurs de la Banque de Paris et des Pays-Bas. En 1933, il trouve une place dans une clinique en Suisse et la famille Godard s’installe au bord du lac Léman entre Nyon et Rolle avant de déménager à Nyon en 1938 au 4, rue du Prieuré. Jean-Luc Godard va à l’école primaire à Nyon à partir de 1936. En juin 1940, Jean-Luc Godard est chez ses grands-parents à Paris au moment de l’invasion allemande. On l’envoie d’abord chez sa tante Aude en Bretagne où il commence l’année scolaire 1940 avant de traverser la France pour rejoindre la Suisse.

Après la guerre, Jean-Luc Godard obtient son diplôme du collège à Nyon et est envoyé à Paris pour passer le baccalauréat au lycée Buffon. Il est alors éloigné de sa famille. Ses parents sont sur la voie de la séparation. Depuis son adolescence à Nyon, Jean-Luc Godard, qui vit pourtant dans une famille aisée, prend l’habitude de voler. Cette habitude devient une manie et Jean-Luc Godard vole aussi ses proches et ses amis. Il vole notamment des ouvrages dans la bibliothèque de Jean Schlumberger, qu’il va revendre au Pont-Neuf.

Il vole aussi dans la bibliothèque de son grand-père des ouvrages de Paul Valéry qu’il revend à la librairie Gallimard située en face du domicile de son grand-père. Il rentre en Suisse en 1948 et prépare le baccalauréat au collège Lémania à Lausanne. Après avoir échoué une seconde fois, il l’obtient à la troisième tentative, en 1949. Godard hésite encore entre la peinture, le cinéma et la littérature. 1949, il s’inscrit en anthropologie à la Sorbonne à Paris, mais il se désintéresse assez vite de cette discipline. Sorbonne, il rencontre Suzanne Klochendler qui deviendra plus tard Suzanne Schiffman et qui collaborera avec Godard sur de nombreux films, et l’écrivain Jean Parvulesco.