Monts et coteaux du lyonnais le grand jardin PDF

Le théâtre antique de Lugdunum est un des principaux monuments romains visibles à Lyon. Abandonné à la fin de l’Empire romain, il est transformé en carrière et fortement endommagé puis, complètement enseveli au Moyen Âge, il tombe dans l’oubli. Carte simplifiée de Lugdunum, monts et coteaux du lyonnais le grand jardin PDF du théâtre et de l’odéon.


Monts et Coteaux, ça résonne comme Monts et Merveilles. Cerné par l’antique Lugdunum à l’est et Saint-Étienne au sud-ouest, bordé par la Loire et le Rhône, le plateau lyonnais est considéré à juste titre comme le jardin de Lyon. Face aux bruits du monde, les Monts et Coteaux du Lyonnais offrent une réponse toute simple plein air et plénitude, charme et calme, douceur et beauté. Ici, il n’y a rien à dépasser si ce n’est soi-même, rien à gravir mais à découvrir.  » Ravissement  » suffit simplement à décrire un pays où l’homme a su se fondre entre ces monts et vallons aux paysages doux et passifs, teintés ou baignés d’une multitude, de nuances. Quelle plus belle région de France peut proposer un terrain d’évasion aussi authentique, où les hommes et la nature semblent avoir trouvé l’équilibre parfait ? En voyageur curieux et émerveillé, Sergio Cozzi nous entraîne à la découverte de ce petit pays de France, avec le regard et la poésie qui le caractérisent.

Le théâtre a été construit au niveau du replat des Minimes en dessous du plateau de Fourvière. On ne dispose d’aucun document historique ou épigraphique qui permette de préciser sa date de construction. Selon les archéologues Pierre Wuilleumier et Amable Audin qui l’ont dégagé, un premier théâtre est construit contre le flanc de la colline. Lors de l’agrandissement du théâtre, le portique est démoli et ses déblais sont employés pour le soutènement des nouveaux gradins. Mais la datation de ces travaux n’est pas aussi assurée qu’elle a été affirmée par les premiers archéologues. Les murs de cette extension se caractérisent par un appareil différent, un opus mixtum, fait de petits blocs de schiste alternant dans les parties hautes avec des arases de briques en double lit.

Saône et du Rhône, cathédrale Saint-Jean. Cléberg au flanc de la colline, dégage le haut de trois murs incurvés coupés par d’autres murs rayonnants soutenant des restes de voutes. D’autres relevés réalisés en 1914 par l’architecte Rogatien Le Nail confirment l’avis de Steyert. Le chantier archéologique de Fourvière débute avec le soutien du maire Édouard Herriot, qui crée pour cela un service dédié, l’atelier municipal des fouilles. Le conseil municipal débloque un crédit de 135 000 francs pour un chantier de 27 chômeurs, qui commence officiellement le 25 avril 1933 à l’emplacement de l’ amphithéâtre . Le dégagement exhaustif se poursuit sous la direction de Pierre Wuilleumier assisté d’Amable Audin, qui lui succède en 1953.

Ce chantier archéologique est le plus important de Lyon, engageant jusqu’à 120 ouvriers en 1940. Le chantier du théâtre est pour l’essentiel achevé peu après la seconde guerre mondiale, tandis qu’il se poursuit sur l’odéon voisin. Les archéologues ont étudié les matériaux de construction avec des analyses chimiques et cristallographiques pour rechercher leur origine. Le matériau disponible sur place est impropre à la construction monumentale, car la colline de Fourvière est une moraine, amas de boue, de galets roulés et de gravier. Les revêtements des gradins sont en calcaire dur dite pierre de choin, vraisemblablement extraite des carrières du Bugey.

Une autre pierre de revêtement est une molasse calcaire tendre, facile à travailler et qui durcit après exposition à l’air. Dans sa plus grande configuration, elle comprenait trois niveaux. Les gradins du premier niveau sont divisés en quatre secteurs égaux par trois escaliers qui partent de l’orchestre, auxquels on accède aussi depuis la rue en haut du théâtre par trois grands escaliers qui passaient sous les gradins supérieurs et que les fouilleurs ont reconstruits. Cinq murs hémicirculaires également visibles raccordent les piédroits.

25,50 mètres de diamètre était réservée aux notables, dont les sièges mobiles étaient disposés sur quatre marches basses en marbre blanc de Carrare étagées sur le pourtour. 25,50 mètres et large de 3,90 mètres, puis, après quatre marches, continuaient à découvert en longeant la scène sur 17 mètres. 32 m et ne conserve à l’époque moderne quelques mètres d’élévation que dans l’aile nord. La scène proprement dite, haute de 1,20 mètre, est cachée à ses extrémités par l’avancée du mur des basiliques et s’ouvre aux spectateurs sur 48 m de largeur et 10 m de profondeur. Ces niches et ces escaliers ne sont plus visibles, remplacés par un mur rectiligne.

Les acteurs évoluaient sur un plancher posé sur l’hyposcène, fosse de 56,50 mètres sur 6,50 mètres. Cette fosse est divisée en deux parties inégales par un mur transversal. Entre le pulpitum et un mur d’appui du plancher de scène, une fosse permettait la manœuvre d’un rideau montant. Cette fosse mesurait 46 m de long pour une profondeur de 5 m sous le plancher de scène, et entre 58 cm et 43 cm de largeur. Il ne subsiste que les fondations du mur du fond de scène, bâti entre les basiliques sur un massif de maçonnerie de 8,90 mètres d’épaisseur. 3,20 mètres de large et l’arrondi qui l’encadre a 18 mètres d’ouverture et 7,50 mètres de profondeur. Cette porte a conservé deux marches restaurées de son escalier qui solennisait l’entrée du personnage principal.

Base du mur de scène avec ses niches incurvées et emplacement du portique arrière. Dans les années 1960, Audin fouilla le parc à l’arrière du théâtre sur une bande de terre large de 108 m sur 15 m. La colonnade la plus ancienne mesurait 59,4 m de largeur, prolongée par deux couloirs d’environ dix mètres. D’après les marques de leur base carrée, elle comportait 18 colonnes et un pilastre à chaque extrémité. L’aménagement du théâtre dans sa dernière phase entraina la démolition du premier portique et sa reconstruction complète.

Les colonnes anciennes furent abattues, débitées et incluses dans un remblai relevant l’esplanade de 60 centimètres. Le site est protégé au titre des monuments historiques en plusieurs fois. Pierre Wuilleumier, Fouilles de Fourvière à Lyon, CNRS, Paris, 1951 . Rencontre en Gaule romaine 2005, p. Adrien Bruhl, Amable Audin,  Inscription du Lyonnais Tiberius Aquius Apollinaris , Gallia, tome 23, fascicule 2, 1965. Philippe Fabia,  Fourvière en 1493 , Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 62ᵉ année, N.

Parmi ces artefacts, des fragments de marbre et de porphyre, des fragments d’os, de verre, d’enduit peint et de céramique portant plusieurs estampilles dont OFIC, BIT, ARIV I. GIT, I CAP, ainsi qu’un fragment de marbre inscrit TAEX. André Steyert, Nouvelle histoire de Lyon, tome 1, 1895, p. Camille Germain de Montauzan,  Les fouilles archéologiques de Fourvière à Lyon depuis la guerre , Bulletin de l’Association Guillaume Budé, no 32, juillet 1931. Le chantier archéologique de Fourvière à cinquante ans, p.

Note sur l’apparition des constructions à arases de briques dans la région lyonnaise , Gallia, t. Le rideau de scène du théâtre de Lyon , Gallia, t. Fouilles en avant du théâtre de Lyon , Gallia, t. Le chantier archéologique de Fourvière à cinquante ans : 1933 à 1983, Lyon, Musée de la civilisation gallo-romaine, 1983, 35 p. Le théâtre romain et ses spectacles, Lacapelle-Marival, Archéologie Nouvelle, 2013, 154 p.