Mosaïsme et société : De la tradition à la révolution PDF

Un tish de la dynastie hassidique de Boyan à Jérusalem lors de Soukkot, 2009. L’émergence et l’expansion rapide du mosaïsme et société : De la tradition à la révolution PDF au sein du judaïsme, ainsi que le sentiment d’identification qu’il suscite, l’ont aidé à résister à une hostilité persistante.


Le mosaïsme peut être considéré comme la théorie politique et sociale du judaïsme ; libération, justice, paix en constituent pour ainsi dire la colonne vertébrale, à partir de laquelle devrait pouvoir se développer une société vivable. Peut-on être délibérément et résolument athée et trouver néanmoins quelque essentialité de pensée et quelque pertinence contemporaine à cette tradition indissociable pourtant de ses racines religieuses et de ses rapports au monothéisme ? Quels sont les rapports entre les sagesses juive et grecque ? Entre l’éthique et le scientifique ? Entre le spéculatif et le politique ? Entre rationalité et tradition ? Entre singulier et universel ? Le concept de messianisme est-il dépassé ? Renvoie-t-il nécessairement à un sectarisme plus ou moins totalitaire ou au contraire constitue-t-il encore l’expression de ce mouvement de libération, de recherche de justice, de volonté de paix ? C’est pour tenter d’aborder et de discuter ces questions, qui nous paraissent non seulement théoriquement fondées, mais aussi politiquement importantes, que sont présentés ces textes, largement inspirés des enseignements de Jean Zacklad ainsi que des réflexions et débats développés à l’occasion des conférences de Claude Birman. Ces textes ne prétendent pas apporter de réponses ; ils visent simplement à nourrir un débat, parfois conflictuel, dont les enjeux nous paraissent dépasser le seul cadre intellectuel pour concerner aussi la nature de la société humaine de demain

Cette opposition, active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, se nomme le mitnagdisme. Par rapport aux autres haredim, les hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse. Ce portrait souvent considéré à tort comme celui du Baal Shem Tov, serait en réalité celui de Rabbi Falk, le Baal Shem de Londres. Baal Shem Tov ou le  Besht . Le mouvement est une réaction contre le judaïsme  académique  de son époque. Sabbataï Tsevi et Jacob Franck, les rabbins avaient réagi en se concentrant sur l’étude du Talmud, et en se méfiant de toute exaltation mystique. De plus, la situation des juifs en Europe orientale a été complètement bouleversée par les massacres ukrainiens du soulèvement de Khmelnytsky de 1648.

Outre le traumatisme lié aux dizaines de milliers de morts, les pogroms entraînèrent un désastre économique et social et un vide spirituel, la plupart des survivants étant obligés de délaisser l’étude pour se nourrir. Dans cette nouvelle situation, marquée par les difficultés de la vie quotidienne et le rejet de toute mystique, une grande partie de la population juive semble avoir trouvé la vie juive académique sans spiritualité et sans joie. Pour tous ces domaines, il y a aujourd’hui des spécificités propres aux différents courants hassidiques. Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le Hassidisme dévier vers l’hérésie, en particulier vers des pratiques extatiques ou messianiques était forte. Le hassidisme se divisa ultérieurement en de nombreux sous-ensembles, dont l’un des plus célèbres est actuellement le mouvement loubavitch.

Il ne s’agit pas de courants théologiques, mais de groupes religieux fondés autour d’un rabbin charismatique historique. Son pouvoir est total, et il n’a de compte à rendre qu’à Dieu. La fidélité de ses partisans est généralement très grande. Cette fidélité peut mener à des affrontements entre communautés lorsque des admorim s’affrontent. La Edah Haredit est une fédération de groupes haredim particulièrement radicaux et très antisionistes.