Mythes et légendes fang PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Elle est régulièrement évoquée le jour de la fête des bateaux-dragons, une scène cruciale de l’intrigue se déroulant ce jour-là. L’histoire a dû puiser mythes et légendes fang PDF plusieurs sources et se transmet tout d’abord oralement.


Le groupe dit « Pahouin » ou Fang se divise en trois branches principales: les Béti, les Bulu et les Fang. Ils occupent le sud du Cameroun, la Guinée Equatoriale et une région située au nord de l’Ogooué, au Gabon. La culture fang naît à Ozamboga par la création du conseil des sages et la célébration du culte des ancêtres. La condition humaine fournit les mythes de Engwang Ondo et de Evus régissant toutes les croyances fang. Les mythes et les légendes ne racontent pas l’histoire des dieux mais celle de l’Homme et des Ancêtres.

La forme primitive, assez courte, semble être la rencontre sous la dynastie Song d’un pauvre herboriste et d’une belle et riche jeune femme accompagnée de sa servante. Il l’épouse et elle l’aide à faire prospérer son commerce, mais un religieux l’avertit que sa femme est un génie serpent. Plusieurs variantes écrites, de plus en plus développées, sont apparues sous les Qing. Elles accordent une grande importance à l’héroïne, dont le portrait devient sympathique et émouvant.

Certains auteurs donnent un dénouement heureux à l’histoire. Avec un serpent vert plus petit devenu son compagnon, il médite durant un millier d’années. Les deux serpents acquièrent des pouvoirs magiques et prennent la forme de deux jeunes femmes. Il le prévient du danger pour sa santé, mais Xu Xian ne veut rien savoir. Bai Suzhen s’en va au péril de sa vie sur le mont Kunlun où résident les divinités taoïstes pour quérir auprès du dieu du Pic austral une potion magique. Elle ressuscite ainsi Xu Xian, mais le moine est décidé à débarrasser la ville du serpent.

Dans l’une des nombreuses variantes, son fils naît alors qu’elle est déjà emprisonnée sous la pagode, qui se fend pour le laisser sortir. Le conte de Feng Menglong est la version courte. Blanche et Bleue, ou Les deux couleuvres-fées, trad. Stanislas Julien, 1834 , sur chineancienne. La Tour du Pic du Tonnerre, ou La Dame Blanche, trad. Maurice Verdeille, dans Bulletin de la Société des études indochinoises, Saïgon, 1917, pages 53-170 , sur chineancienne. Contes tirés du Jing Shi Tong Yan, Éditions en langues étrangères,  Littérature classique , Beijing, 1994, 353 p.

Le Serpent blanc , dans Contes populaires du lac de l’Ouest, ill. Ye Yuzhong, Éditions en langues étrangères, Pékin, 1982, rééd. Ho Kin-chung,  Le serpent blanc, figure de la liberté féminine , Études chinoises, vol. Rechercher les pages comportant ce texte.