NAISSANCE DU PANTHEON. Essai sur le culte des grands hommes PDF

La religion des anciens scandinaves n’est pas révélée mais vise à participer NAISSANCE DU PANTHEON. Essai sur le culte des grands hommes PDF la vie des Dieux en ce monde et dans l’autre, la frontière entre les deux étant très floue et souvent quasiment inexistante. Le rite est l’essentiel de la religion nordique ancienne.


L’histoire du Panthéon commence avant le Panthéon. Elie trouve son origine dans le culte des grands hommes que les écrivains des Lumières ont consacré : avant le Panthéon de pierre, il y eut un Panthéon de papier composé des multiples cours fondateurs de notre légende nationale. Le livre de Jean-Claude Bonnet retrace cette longue genèse. Il en situe le moment capital, au milieu du siècle, lorsque l’Académie française propose pour son concours d’éloquence l’éloge des grands hommes de la nation. Il décrit comment ces éloges destines à rehausser l’éclat de la monarchie ont édifié peu à peu un Panthéon où le roi n’avait plus véritablement sa place. Il désigne les grandes idoles de ce culte laïc-Voltaire, Rousseau, Diderot mais aussi ses officiants plus obscurs. Il raconte la fortune croissante de cette nouvelle imagerie, depuis le salon privé jusqu’à la scène des théâtres, de l’enceinte de l’Académie aux célébrations du Paris révolutionnaire. Cet ouvrage invite à relire les grands textes des Lumières, apporte un éclairage inédit sur l’histoire de la Révolution et déchiffre la mémoire vivante de notre nation littéraire et républicaine. Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au C.N.R.S.et auteur de nombreux travaux sur le XVIIIe siècle, est le maître d’oeuvre de la première édition critique des écrits de Louis-Sébastien Mercier.

Elle a donné naissance à un ensemble de mythes relatés notamment dans les Eddas, la mythologie scandinave. Un statut particulier était accordé par ces peuples à la nature, à la femme, mais aussi à certains animaux, comme l’ours, le cheval, le sanglier et le corbeau, qui se voyaient attribuer des pouvoirs fabuleux et possédaient une place importante dans les rituels et les traditions. Les Scandinaves ne donnaient pas de nom à leur culte avant l’arrivée du christianisme. Leur langue ne dispose pas de vocable pour  religion , le mot approchant serait  seydr, sejdr ou sidr  : coutume, ensemble de pratiques, magie, médecine activités principalement féminines. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Carte montrant les différences régionales de culte en Scandinavie vers 900, déterminées par les noms de lieu et les données archéologiques. La question de l’interpretatio christiana est souvent débattue pour savoir à quel point ils ont réinventé la mentalité des Vikings deux ou trois siècles après leur disparition.

Cependant,  l’essentiel de ce que nous connaissons par les Eddas se trouve déjà gravé dans la pierre, au minimum plus d’un millénaire et demi à l’avance. François-Xavier Dillmann, à propos de l’Edda de Snorri Sturluson :  La mise en évidence d’indéniables influences bibliques dans l’un ou l’autre chapitre de la Gylfaginning n’a que trop fréquemment été utilisée pour tenter de jeter le discrédit sur toute l’entreprise de Snorri. Elle s’efforçait de dévaluer les croyances et pratiques menaçant la doctrine chrétienne, les dieux passent à l’état de diables, ou subtilement ils se retrouvent ridiculisés. Articles détaillés : Edda poétique et Edda de Snorri.

La tête de monstre sculptée sur la proue des bateaux vikings était faite à leur intention, afin d’épouvanter les Landvaettir des pays à investir. La Grande Déesse Mère constitue un point capital dans les croyances des anciens scandinaves et germains. Certains de ces godis se muèrent en prêtres officiels chrétiens, surtout en Islande. Les Vikings n’ont pas une conception du destin immuable. Ce sont avant tout des combattants et des hommes libres qui décident de leur sort au risque de déplaire aux dieux. Henrik Ljungberg en particulier, ont établi qu’une telle interprétation ne reposait sur rien.

Elle soulignait au contraire la participation au sacré qui justifiait qu’un homme se sentît fondé à dépasser les dieux anecdotiques, si l’on peut dire, et à ne croire qu’en lui-même, c’est-à-dire en sa propre capacité de chance et de réussite puisque celles-ci lui venaient des puissances divines. En conséquence, la formule dont nous sommes partis, loin d’être une profession de scepticisme, était un acte d’adoration implicite ! Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. La plupart des dieux et déesses ont leurs animaux, et ces derniers possèdent un statut particulier dans les croyances.