Nouveau manuel complet d’archéologie, ou Traité sur les antiquités grecques, étrusques, Tome 2-1 PDF

Elle est au musée du Louvre depuis la Révolution française après avoir orné le château de Versailles pendant plus d’un siècle. Profil droit de la Vénus d’Arles et le bras rajouté par Girardon avec la pomme de Pâris. Profil gauche de la Vénus d’Arles et trace de mutilation sur nouveau manuel complet d’archéologie, ou Traité sur les antiquités grecques, étrusques, Tome 2-1 PDF’omoplate. Elle a le haut du corps, plutôt menu, nu jusqu’au bassin.


Nouveau manuel complet d’archéologie, ou Traité sur les antiquités grecques, étrusques, romaines, égyptiennes, indiennes, etc., etc.. T. 2, 1e partie / trad. de l’allemand, de M. O. Muller, par M. P. Nicard,…
Date de l’édition originale : 1841
Sujet de l’ouvrage : Archéologie — Manuels d’enseignement
Collection : Manuels Roret

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Un petit morceau du pli de côté manque. Le bras gauche descend le long du corps. La tête est scellée au torse par un joint qui masque que sa cassure initiale n’avait avec le torse qu’un seul point de contact. Le bras droit est élevé à la hauteur de l’épaule et la main présente une pomme. La Vénus d’Arles de dos avec ses mutilations et le trou de crampon. Vénus d’Arles la couleur de la peau et un aspect diaphane qui ont disparu au profit d’une blancheur faussement conforme à l’esthétique gréco-romaine telle que se la représente la croyance populaire.

La décoration de la Vénus ne s’arrêtait pas là. Jules Formigé, quant à lui, semble suggérer que le drapé était possiblement teinté en bleu. Arles, véritable musée à ciel ouvert après l’extraction de la Vénus d’Arles aux pieds des  deux veuves  . L’émotion de la population et des élites fut initialement alimentée par le feuilleton de la découverte qui s’éternisa et par la rareté, pour l’époque, de cette étrange statue déshabillée et sans attributs permettant de l’identifier d’emblée. Diane de Versailles côtoyait la Vénus d’Arles dans la Galerie des glaces. D’où les gravures de cette époque qui la représentent durablement sous le nom de  Diane d’Arles . Girardon, bien que la solidité de la sentence ne soit pas absolue.

En dehors de ses qualités plastiques propres, c’est aussi ce qui lui donne de l’importance puisque Praxitèle n’a pas laissé beaucoup de traces de son œuvre, sinon dans la littérature, ce qui corrélativement incite à être prudent sur cette attribution. Mais surtout, avec son buste nu, cette statue manifesterait ainsi un premier mouvement révolutionnaire vers la nudité intégrale dont on prête l’invention à Praxitèle, avec sa non moins célèbre Aphrodite de Cnide, vers 350 av. La Vénus d’Arles, prélude au nu féminin praxitèlien ? Satyre entre Dionysos et Méthé, dû également à Praxitèle. Aphrodite de Thespie nous est conservée par la Vénus d’Arles en la situant antérieurement au groupe des Aphrodites de Cos et de Cnide produit vers 350 av. L’analogie de cette statue avec l’Eiréné et le Satyre verseur pourrait effectivement attester qu’elle fut sculptée au début de la carrière de l’artiste vers 360. L’interprétation des plis apparait en tout cas plus stylisée que celle de la Vénus du Capitole.

Adolf Furtwängler qui, comme la plupart des chercheurs, rattache la Vénus d’Arles à la statuaire grecque du début des années 360 av. Cependant, la restauration qui va jusqu’à inventer une reconstruction des bras fut critiquée au-delà de son principe car on pensa — à tort — que Girardon avait atteint gravement à l’intégrité matérielle de l’œuvre originelle. En fait, la partie inférieure de l’himation, au revers, a été refaite au cours d’une seconde intervention, peut-être après le transport de l’œuvre de Versailles à Paris, entre 1789 et 1800. Girardon qui prend aussi parti sur la fonction qu’avait la statue est sujette à caution. Vénus ne demande plus aucun soin. Les hypothèses qui spéculent sur la fonction qu’avait la statue semblent admettre ce positionnement des bras qui n’est pourtant pas certain.

Selon cette auteure, qui passe en revue les différentes versions historiques de la Vénus Victrix, elle devait plutôt tenir un glaive de la main gauche, alors que le bras droit levé tenait la courroie du baudrier qu’elle est en train d’enlever, ce qui lui fait baisser la tête. Vénus et sa tête inclinée de ce côté contemplaient. Là encore le débat n’est pas totalement clos. Preuve que la notion d’ authenticité  évolue selon les époques.

C’est dans cet état qu’elle fut livrée à Girardon mais on voulut en garder la mémoire avant sa restauration. Celle-ci fut longtemps attribuée à un grand sculpteur local Jean Péru qui avait effectivement réalisé le premier moulage de l’original, avant qu’il ne parte pour Versailles. Révolution par des sans-culotte qui mutilèrent notamment la poitrine à coups de sabre. Elle semblait pourtant, par défaut, la représentation présumée fidèle de ce qu’a été la statue avant l’intervention de Girardon. La présence du tenon originel sur la hanche droite, éliminé sur le marbre du Louvre, le laissait supposer. Du coup, les différences entre la copie et l’original du Louvre ne manquèrent pas de surprendre les experts. Par exemple, la tête n’avait pas la même position, la poitrine est nettement plus volumineuse et le déhanché semble avoir plus d’ampleur.