Nouvelles exemplaires suivi de « Persilès » : Oeuvres romanesques complètes, II PDF

Miguel de Cervantes et publié à Madrid en deux parties, nouvelles exemplaires suivi de « Persilès » : Oeuvres romanesques complètes, II PDF première en 1605 puis la seconde en 1615. Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l’Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés.


Si les premiers lecteurs de Cervantès ont ri aux exploits de Don Quichotte, leurs préférences sont allées à d’autres textes, tel que Persilès, qui sont à redécouvrir, et plus encore aux Nouvelles exemplaires, que nous continuons de lire, mais d’un autre oeil que les sujets de Philippe III. La modernité de Cervantès n’est pas la résultante d’un simple questionnement des valeurs établies, qui exprimerait les tensions d’un âge de crise. Elle tient plutôt à la vertu de cette écriture grâce à laquelle une oeuvre, inscrite au départ dans le climat culturel d’une époque aujourd’hui révolue, a débordé au fil des âges le dessein qui l’avait engendrée. Tel est le paradoxe auquel elle nous confronte. Sans doute eût-il été vain de prétendre en découvrir le secret ; du moins convenait-il de la replacer dans l’espace et le temps qui l’ont vue naître. C’est l’ambition de ce volume.

Don Quichotte voit dans la moindre auberge un château enchanté, prend les filles de paysans pour de belles princesses et les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il fait d’une paysanne de son pays, Dulcinée du Toboso, qu’il ne rencontrera jamais, la dame de ses pensées à qui il jure amour et fidélité. Sancho Panza, dont la principale préoccupation est, comme son nom l’indique, de se remplir la panse, estime que son maître souffre de visions, mais se conforme à sa conception du monde, et entreprend avec lui de briser l’envoûtement dont est victime Dulcinée. La première partie compte 52 chapitres et commence par un prologue dans lequel Cervantès se moque de l’érudition pédante et des poèmes comiques. L’auteur y fait l’éloge de son œuvre et justifie cela en disant qu’il n’a rencontré personne qui veuille faire l’éloge d’une œuvre aussi extravagante que celle-ci. Cervantes déclare que les premiers chapitres sont tirés des  Archives de La Manche  et le reste traduit depuis l’arabe de l’auteur morisque Cid Hamet Ben Engeli, l’enchanteur qui tire les ficelles de Don Quichotte tout au long du roman.

Il prend un nom suggestif : Don Quichotte de la Manche, baptise son cheval Rossinante, reconstruit les armes de ses ancêtres et choisit une dame pour en être amoureux, Dulcinée du Toboso. Sans que personne ne le voie, il se lance dans la campagne pour sa première sortie mais soudainement il se rappelle qu’il n’a pas été  armé chevalier . Finalement, lors d’une cérémonie satirique, Don Quichotte est armé chevalier par l’aubergiste et à partir de ce moment, il reprend sa chevauchée avec plus d’entrain. Toutes sortes d’aventures tragi-comiques se succèdent dans lesquelles, motivé par la bonté et l’idéalisme, il cherche à  combattre les injustices  et aider les personnes défavorisées et les malheureux. Lors de sa première aventure, Don Quichotte tente de sauver un jeune homme appelé Andrés des coups de fouet de son patron, ce qui causera finalement plus de préjudice au jeune homme.